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PARALYSIE FACIALE ; SA RÉACTION ÉLECTRIQUE

d'une manière anormale, avec une secousse lente et avec une prépondérance de l'An F S). Cette forme présente aussi encore un pronostic relativement favorable. La maladie guérit dans l'espace de quatre à six semaines, rarement au bout de huit ou dix semaines. Souvent la motilité est presque entièrement rétablie avant que les changements de l'excitabilité galvanique aient disparu des muscles. La guérison est complète, sans être suivie de contractures ni de secousses spasmodiques spontanées, dans les muscles de la face. (Forme moyenne de la paral}rsie faciale rhumatismale.)

Enfin un grand nombre de cas appartiennent au troisième groupe; ce sont ceux, dans lesquels se manifestent aussitôt et d'une manière éclatante tous les phénomènes de la réaction complète de dégénérescence, dans lesquels l'excitabilité des branches nerveuses baisse très rapidement et s'éteint, tandis que les muscles subissent les modifications caractéristiques de l'excitabilité faradique, galvanique et mécanique. Ici le pronostic est réellement peu favorable, car ces cas ont besoin chaque fois de beaucoup de temps pour guérir ; c'est seulement au bout du deuxième et du troisième mois que les premiers signes avant-coureurs du retour de la motilité commencent le plus souvent à se montrer et il peut se passer plusieurs mois jusqu'à ce que la guérison soit à peu près complète. Généralement cela n'arrive que lorsque pendant un temps assez long, il s'est manifesté une certaine raideur qui a duré pendant quelque temps et que des contractures et des secousses musculaires ont eu lieu. Gela peut durer six, dix, quinze mois et souvent un œil bien exercé peut discerner les traces indélébiles d'une paralysie antérieure. [Forme grave de la paralysie faciale rhumatismale.)

Il n'est guère nécessaire d'affirmer que toutes les transitions possibles peuvent exister entre la forme légère et la forme grave de ladite paralysie, que la forme moyenne se rattache, d'un côté, étroitement à la forme légère et peut, d'un autre côté, se transformer imperceptiblement en la forme grave.

Nous sommes donc ici dans la situation agréable de pouvoir, dès la fin de la première semaine (plus tôt même, dans les cas les plus graves) énoncer, grâce à l'exploration électrique, un pronostic presque absolument certain, relativement à la durée de la maladie et cela est très souvent excessivement utile, par rapport au public et une maladie qui défigure beaucoup le patient. Si nous trouvons à la fin de la première semaine qu'il n'existe pas la moindre trace de diminution d'excitabilité dans le nerf (mais seulement après une exploration très minutieuse), alors la maladie dure de deux à trois semaines ; si au contraire nous trouvons une légère diminution de l'excitabilité : nous en avons alors pour quatre ou huit semaines ; si enfin nous trouvons une diminution élevée de l'excitabilité, dès ce moment, alors le mal dure au moins

quatre, huit, douze mois. Naturellement on rencontre quelques exceptions et cas transitoires. Ces différents degrés de gravité de la maladie ne dépendent ni de l'âge des sujets, ni du début plus ou moins tardif du traitement électrique.

Il est indubitable que cette marche très diverse d'un seule et même maladie est déterminée purement et simplement parla différence d'intensité de la lésion, par le degré plus ou moins élevé de la compression et de la destruction que le nerf a éprouvées par l'affection rhumatismale. En outre, il me parait absolument indubitable ou du moins très vraisemblable queces différences dans la gravité de la lésion proviennent, en grande partie, sinon d'une manière exclusive, de la localisation de la maladie. Si cette localisation affecte tout le tronc nerveux situé en dehors de la trompe de Fallope, dans un tissu lâche, une compression énergique de la maladie est impossible, la lésion reste légère et momentanée ; mais, si le mal s'étend (gonflement neurotique, etc.), jusqu'à l'entrée en forme d'entonnoir de la trompe de Fallope et qu'il s'y introduise même, la pression sur les fibres nerveuses, par suite de l'étroitesse de l'espace, devient de plus en plus intense, l'arrêt de conductibilité de plus en plus complet ; alors ce n'est pas seulement la conductibilité motrice, mais c'est encore la conductibilité trophique qui est complètement interrompue et on arrive par là aux différents degrés de la DR et par suite naturellement à une prolongation de la maladie. A cela répond aussi complètement le tableau symptomatique de ces cas (sauf des exceptions très rares) ; une participation des rameaux qui en émanent plus haut (corde, muscle de l'étrier, etc.) n'a jamais lieu que dans les formes graves. Naturellement il peut aussi se faire que de prime abord une intensité plus ou moins forte de la maladie puisse, jusqu'à un certain point, être décisive pour la durée et la gravité de la maladie.

Les autres anomalies de l'excitabilité électrique rares, et observées par-ci par-là dans les paralysies faciales rhumatismales (simple augmentation et simple diminution de l'excitabilité fnradique et galvanique), n'ont pas d'importance au point de vue du diagnostic.

Voyons maintenant quelques exemples typiques de cette maladie, que l'on peut étudier tous les jours.

55° Obs. personnelle. — Paralysie faciale rhumatismale, forme légère. — Femme, 24 ans, atteinte depuis six jours d'une paralysie rhumatismale du facial droit. La luette et le voile du palais ne sont pas déviés ; pas de trouble du goût ni de l'ouïe. Excitabilité électrique des branches nerveuses et des muscles complètement normale. Traitement galvanique : le dixième jour de la maladie, premières traces du retour de la motilité ; au dix-huitième jour, guérison. L'excitabilité électrique n'a jamais présenté d'anomalies.

56° Obs. personnelle. — Paralysie rhumatismale du facial, forme légère. -

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