‹ Traité d'électrothérapieChapitre 181 sur 290 · AR. FACIALE ; FORME RHUM AT. ; MÉTHODES DE TRAIT · texte numérisé non relu

AR. FACIALE ; FORME RHUM AT. ; MÉTHODES DE TRAIT

la lésion comme centre. Le trijumeau est complètement intact ; entre lui et le facial existe une relation réflexe tout à fait directe qui, par l'effet d'innombrables phénomènes physiologiques, est constamment employée et est souvent enjeu. Toute excitation énergique des branches faciales du trijumeau doit donc produire une vive excitation centrifuge dans le tronc du facial et c'est de cela que nous avons besoin. La déclaration, peu motivée d'ailleurs de Russel Reynolds « dans une paralysie faciale rhumatismale, l'emploi du pinceau faradique est la meilleure méthode de traitement », me parait moins fausse qu'elle ne me semblait de prime abord. Et quoique je sois fort loin de plaider en faveur de ce remède si cruel pour le visage, je crois cependant que la faradisation et la galvanisation périphérique (du visage) peuvent être d'une utilité très notable et que le résultat indubitable de ce procédé qui n'atteint seulement, à ce qu'on présume, que les faisceaux nerveux de la face et les muscles, doit être attribuée principalement à l'excitation du trijumeau.

Ce procédé se confond avec celui que nous employons pour remplir la dernière indication, pour faire disparaître des troubles nutritifs délicats cl grossiers dans les nerfs et muscles paralysés, en même temps que pour rétablir en eux la conductibilité. En tout cas, ce procédé est d'une utilité positive dans les formes légères et moyennes ; que dans les formes graves il n'arrête en rien la marche de l'atrophie dégénérative et qu'il ne serve vraisemblablement pas beaucoup à abréger la durée générale de la maladie, c'est ce que mes recherches et, depuis, des expériences confirmatrices multiples, ont démontré ; mais il peut être utile, dans ces cas, pour hâter la reconstitution, rétablir plus rapidement et plus complètement les muscles, et on ne doit conséquemment pas le négliger. Et comme il sert simultanément à combattre la paralysie (par la voie des réflexes) je dois retirer le conseil que j'ai donné ici antérieurement, de n'employer que rarement (environ une fois par semaine), à l'origine, la galvanisation ou faradisation périphérique, dans les paralysies faciales graves, et je tiens maintenant un traitement périphérique comme aussi fréquemment utilisable ; par conséquent tous les jours à l'occasion.

Ce traitement périphérique consiste en ce que vous appliquez — galvaniquement /'An moyenne derrière l'oreille, du coté paralysé et, qu'avec la Ka petite, mais labile, vous traitez d'une manière suffisamment énergique les branches nerveuses et les muscles. Passez doucement tout d'abord sur le plexus zygomatique et ses principales branches ; occupez-vous ensuite des muscles isolés qui, d'ordinaire, donnent, en ce cas, des secousses labiles très intenses ; il est très utile de traiter directement l'orbiculaire des paupières pour relever sa tonicité et préparer, à courte échéance, la fermeture de l'œil ; vous passez là, circu-

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lairement sur le? paupières, les fermant, à l'aide de l'électrode ellemême, et par une légère pression ; naturellement avec les plus grandes précautions, afin de ne pas tomber avec l'électrode dans l'œil ouvert ! Des forces de courant telles que des secousses vives en résultent et qu'une cuisson franche, vive sur les paupières, apparaisse (6-10 élém. sont le plus souvent suffisants ; déviât, de l'aig. 20°-3o°). Durée, une à trois minutes.

Faradiquement, le traitement est tout à fait analogue ; dans les formes légères et moyennes on excite directement les ramifications nerveuses et les muscles, en même temps naturellement que les branches du trijumeau ; dans les formes graves, nulles contractions ne se produisant, vous vous laissez guider, pour le choix des forces de courant, parles sensations du malade, qui tout au moins doivent être alors bien vives et vous pouvez ainsi passer sur tout le visage avec la petite électrode.

Les résultats de ce traitement sont certes très différents, suivant la gravité des cas ; jamais vous ne pourrez espérer transformer par un traitement hâtif, une forme grave en une moyenne ou une légère ; les affirmations en ce sens, données par quelques auteurs, sont absolument fausses. La gravité et la durée moyenne de la paralysie sont des données auxquelles, du moins parle traitement, vous ne pourrez pas beaucoup changer. Toutefois je crois que, dans les formes légères et moyennes, on peut hâter la guérison à l'aide du traitement et, dans les formes graves, prévenir l'incurabilité de l'affection, favoriser la complète reconstitution et s'opposer à l'apparition des contractures secondaires et états spasmodiques. En fait, dans les formes légères, vous pouvez constater, après chaque séance, une amélioration manifeste et cela même dans les formes moyennes, qui alors arrivent en peu de temps à la guérison ; dans les formes graves, en revanche, il faut électriser souvent durant des semaines et des mois avant que l'amélioration ne se produise et encore toujours pendant très longtemps, jusqu'à ce que la guérison survienne. En vérité on peut ordinairement constater que les premières traces de motilité se manifestent immédiatement après la galvanisation ou en général deviennent plus nettes après elle, et cela surtout dans l'orbiculaire des paupières et dans le frontal.

L'électrothérapie est habituellement assez impuissante contre les contractures secondaires du visage, surtout quand elles sont très invétérées ; j'ai d'ordinaire vainement essayé contre elles la galvanisation stable et labile, la faradisation des antagonistes, etc. ; le plus souvent, vous devrez, outre cela, recourir à d'autres moyens (extension mécanique, massage, etc.).

Le traitement électrique des autres formes de la paralysie faciale ne

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