PARALYSIES AUX EXTRÉM. SUR. ; OBSERVATIONS
10 mars 1881, fracture du bras et de l'avant-bras. Après l'enlèvement du bandage, on constate la paralysie radiale; formation d'un volumineux calus au bras.
Au commencement de mai: mise à découverte du calus et du nerf radial, qui est compris dans le calus et est aminci au-dessous, épaissi audessus. État présent : mi-septembre: paralysie complète de toute la région radiale, à l'avant-bras. DR complète. Diminution de la sensibilité sur la surface dorsale de l'avant-bras. Légère contracture des flécbisseurs. Traitement galvanique du siège de la lésion et des muscles, depuis la fin de septembre. Le 13 octobre : possibilité de mouvements très manifeste, bien qu'avec de faibles forces, mais dans un champ assez considérable. Sensibilité améliorée. L'excitabilité tant faradique que galvanique du radial d'au-dessus du siège de la lésion est rétablie ; dans les muscles encore DR. L'amélioration fait dès lors des progrès plus rapides.
71° Obs. personnelle. — Paralysie combinée de V épaule et du bras (Erb) par suite de traumatisme. — Boulanger, 38 ans, est tombé, dix jours avant, du haut d'un escalier, sur le bras gauche étendu en avant et l'épaule gauche. Dès lors impossible de bien se servir du bras, sensation d'engourdissement dans le voisinage de l'épaule et de la moitié supérieure de l'arrière-bras. État le 20 juillet 1867 : paralysie complète des deltoïdes, biceps et brachial interne gauche. Triceps et muscles de l'avant-bras normaux. Pas de perturbation objective de la sensibilité. DR complète, se manifeste les jours suivants, dans les muscles paralysés, spécialement dans le deltoïde. Traitement galvanique: An sur le plexus et la moelle cervicale, Ka labile sur les nerfs et muscles paralysés. Au bout de quelques jours, il se produisit une amélioration dans les fléchisseurs de l'avant-bras et elle progresse lentement. Le deltoïde en revanche reste paralysé et s'atrophie rapidement. Après vingtdeux séances, le patient dut être renvoyé ; motilité du biceps et brachial interne très améliorée; deltoïde encore complètement paralysé (Six semaines plus tard, une amélioration spontanée commença aussi dans ce muscle, finalement guérison).
72° Obs. personnelle. — Paralysie combinée de l'épaule et du bras, par suite de névrite du plexus brachial. — Cloutier, 17 ans, atteint depuis deux mois de paresthésies dans le pouce et l'index gauche; diminution de la sensibilité et faiblesse de mouvement dans ces doigts; au bout de quatorze jours, paralysie de l'épaule et du bras. Statu quo depuis. État, 1er décembre 1866: le bras gauche seul est malade ; paralysie complète du deltoïde, biceps, brachial interne et long supinateur, vraisemblablement aussi du court supinateur; en outre paralysie de la région du médian, à l'avant-bras et à la main ; tous les autres muscles normaux. Dans la région du médian, trouble subjectif mais non objectif de la sensibilité. L'exploration électrique indique dans les muscles paralysés (d'après la description exacte, datant de l'année I86G) la DR partielle, à divers degrés de développement; le deltoïde est atteint à un haut degré.
Iraibment g aie unique : An stable sur le plexus brachial, Ka labile et KaFF dans l'ensemble des nerfs et des muscles, trois fois par semaine. Déjà après la quatrième séance, amélioration manifeste dans les fléchisseurs de
l'avant-bras. Après la sixième séance, l'amélioration augmente, mouvements aussi très nets dans le long supinateur et la région du médian. Après la dixième séance, flexion de l'avant-bras très bonne, la motilité des fléchisseurs des doigts et des muscles thénar, ainsi que la supination, est très améliorée; le deltoïde entre déjà aussi en action. L'amélioration, sauf de légères défaillances, continue à progresser régulièrement et après trente séances, la guérison peut être considérée comme complète.
73° 06s. personnelle. — Paralysie traumatique des nerfs radial, médian et cubital. — Soldat français, 38 ans; blessé le 4 août 1870; fracture par arme à feu de l'arrière-bras droit, tiers supérieur. Après entière guérison de la blessure et de la fracture, le patient vient le 4 novembre 1 870, dans mon service. Il existe une paralysie complète, motrice et sensible de l'avant-bras et de la main, le muscle indicateur restant seul actif à un faible degré. Dans le nerf radial et dans sa zone musculaire, DR complète ; en revanche l'excitabilité faradico-galvanique est assez bien conservée dans les zones du médian et du cubital. De là résulte un pronostic plus favorable pour les deux derniers nerfs, pronostic aussitôt après confirmé par ce fait qu'immédiatement après le premier traitement galvanique (An au cou, Ka labile à la périphérie, etc.), la sensibilité, dans les parties de la peau innervées par le médian et le cubital, est revenue jusqu'à un certain point, tandis que de petits mouvements (auparavant impossibles), peuvent aussi être exécutés par les muscles fléchisseurs. Les jours suivants, cette amélioration fait des progrès très rapides, et, à dater du 7 novembre, de faibles mouvements se produisent aussi dans la région radiale. La raideur des articulations entrave un peu les mouvements ; pourtant l'amélioration fait ultérieurement des progrès tout à fait réguliers.
La méthode de traitement électrique pour ces paralysies se fonde naturellement, en première ligne, sur un diagnostic aussi exact que possible du siège et de la nature de la lésion paralysante et après cela vient avant toutes choses le choix de l'application, qui soit la plus rapprochée du siège de la lésion; en conséquence, dans les paralysies cérébrales, il faut faire l'application sur la tète et sur le sympathique (voir les leçons 1G et 17) ; dans les paralysies spinales, on doit employer le traitement de la moelle cervicale et du sympathique (voir les leçons 19 et 20) ; dans les paralysies périphériques (voir la 21e Jeçon) on fait le traitement de la névrite, de la lésion traumatique, des affections articulaires des épaules, des cicatrices et des lieux de compression, etc., à l'aide des méthodes connues. Pour les paralysies pur compression, si nombreuses, du nerf radial, qui entravent si fort l'usage de la main, je rappellerai ici l'opinion de E. Remak, d'après laquelle, dans beaucoup de cas, par une action stable du pôle négatif, en choisissant avec soin une force modérée de courant, on obtient le résultat le plus favorable, qui se manifeste souvent par une élévation de la motilité, se montrant pendant la durée du courant. Je puis affirmer cela pour certains cas tout à fait légers ou qui sont entrés en voie