PARALYSIES AUX EXTRÉM. SUP. ; TRAIT. ÉLECTRIQUE
d'amélioration (voir la 68e observation); mais le plus souvent, je n'ai pas pu constater une action aussi immédiate et je pense que, pour le cas de Remak, la principale cause du succès doit être cherchée plutôt dans l'heureux choix du cas que dans la méthode d'application et dans la force du courant.
En deuxième ligne, il faut faire le traitement directement antiparaly tique que l'on voit appliquer souvent avec succès à l'extrémité supérieure, surtout dans les paralysies périphériques. Vous serez assurément bien des fois à même de faire agir le courant électrique à partir du point de la lésion comme centre, et d'amener ainsi une rupture efficace de la paralysie qui entrave la conductibilité. On recommande donc d'essayer cela dans tous les cas qui s'y prêtent, c'est-à-dire de soumettre les troncs nerveux dans la creux de l'aisselle, ou encore mieux dans la fosse sus-claviculaire, à une excitation énergique, du moins dans toutes les paralysies périphériques. Assurément pour satisfaire à toutes les indications dont il est ici question (pour l'action directe antiparalytique, pour faire disparaître des troubles plus ou moins fins, plus ou moins grossiers de la nutrition dans les nerfs et muscles), il faut soumettre les troncs nerveux et les muscles dans toute leur étendue, d'une façon prolongée, à l'excitation électrique, d'après les méthodes connues de faradisation locale (voir les fig. 30 et 31); cela s'applique aux paralysies centrales tout aussi bien qu'aux paralysies périphériques. Si, dans tout cela, des actions réflexes se manifestent, c'est là un point difficile à déterminer ; mais certainement cela n'est pas invraisemblable ; quoi qu'il en soit, dans les paralysies de nerfs mixtes, on pourra par l'excitation périphérique des ramifications nerveuses et de la peau, contribuer à supprimer l'arrêt de conductibilité sensible et produire aussi une action réflexe sur les voies motrices de conductibilité et sur les obstacles y existants.
Il est inutile d'énumérer avec plus de détails les différentes formes de paralysies; les modifications d'application, nécessaires chaque fois d'après la localisation de la paralysie, s'indiquent d'elles-mêmes.
Je veux encore faire remarquer que, si parfois, il existe simultanément des contractures des antagonistes (comme par exemple dans les hémiplégies cérébrales, dans la paralysie infantile spinale, etc.) qui s'opposent à la contraction des muscles paralysés il est utile de supprimer d'abord ces contractures, par voie électrique ou mécanique ; ensuite seulement, on procédera à l'excitation des muscles paralysés ; par suite du rapprochement de leurs points d'insertion que l'on produit ainsi, ils peuvent mieux se contracter et d'une façon plus complète, ce qui ne peut qu'être avantageux au rétablissement des malades.
Les résultats de ce traitement se comportent cela va sans dire, en
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première ligne, d'après les causes de la paralysie ; ils peuvent donc varier considérablement; quelquefois ils seront prompts et complets ; d'autres fois, ils seront lents et défectueux ; bien des fois aussi, ils ne se produiront pas du tout. Ils sont favorables surtout dans les paralysies simples par pression et compression, pas défavorables non plus, dans les grandes paralysies traumatiques, très satisfaisants dans les paralysies névritiques, mais bien moins satisfaisants dans les paralysies spinales et cérébrales ; il n'est pas nécessaire d'entrer à ce sujet dans des détails. Vous verrez, en peu de temps, si le résultat doit être prompt ou lent et il faut assurément, dans un très grand nombre de cas, que le traitement soit continué avec une grande persévérance.
8° Paralysies de l'extrémité inférieure.
Aux extrémités inférieures, les conditions des paralysies sont relativement plus simples qu'aux supérieures, bien qu'elles soient aussi très fréquentes ici et se manifestent de manières très diverses et dans de nombreuses combinaisons. Ce sont des paralysies isolées de certains muscles et de certains nerfs, des paralysies multiples et combinées jusqu'à une paralysie totale, d'une et même très souvent des deux extrémités inférieures (paraplégie). Aux extrémités inférieures, les paralysies d'origine centrale sont d'une importance prépondérante, particulièrement les spinales, tandis que les paralysies cérébrales, malgré leur grande fréquence (dans les hémiplégies, etc.), ont cependant l'habitude de rétrocéder davantage parce qu'on les guérit souvent avec promptitude et que les fonctions du membre reviennent passablement; aussi sont-elles mieux supportées par les malades.
Presque toutes les maladies de la moelle épinière déterminent de la faiblesse motrice, et même jusqu'à de la paralysie bien accentuée des extrémités inférieures : les différentes formes de la myélite, particulièrement la polyomyélite aiguë et chronique, la sclérose, la paralysie ascendante aiguë, l'atrophie musculaire progressive (particulièrement dans la région crurale), la compression et la commotion, la méningite etc. : presque toutes ces formes sont fréquemment l'objet d'expériences électrothérapeutiques.
Le trajet périphérique si étendu des nerfs en question ici, à l'intérieur du canal vertébral, dans le bassin et finalement aussi aux extrémité mêmes, détermine aussi la possibilité d'un grand nombre de paralysies périphériques : les fractures, Luxations, inflammations et caries des vertèbres, lésions du bassin et des organes du bassin, les actions mécaniques, dans les accouchements difficiles, peuvent aussi donner naissance à ces paralysies; en mitre toutes les actions possibles, mécaniques et traumatiques, qui atteignent les troncs nerveux à leurs extrémités même, de même tous les processus d'inflammation, d'exsudation, et autres provenant des grandes articulations, peuvent être les