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DOULEUR DE TÈTE ; MIGRAINE

du courant faradique, à l'aide d'électrodes humides, enfin le badigeonnage faradique ou moxa en haut à la nuque. — Les succès sont pour la plupart très remarquables ; pourtant il y a aussi ici des cas qui résistent au traitement. — La névralgie phrénique, rare, sera traitée absolument d'après les mêmes principes.

3° Je dois consacrer une courte notice au traitement électrique du mal de tète et de la migraine, parce qu'on pourra souvent grâce à lui. être très utile aux malades.

Je ne veux naturellement parler ici que de ce qu'on appelle le mal de tète nerveux, tel qu'il apparaît, en diverses circonstances, avec ou sans lésions grossières au crâne ou dans le crâne, le plus souvent dans les névrosthénies, hystéries, anémies, comme douleur de tête rhumatismale, d'intoxication, etc; d'autres formes de mal de tête (dans la fièvre, la syphilis, les inflammations, les tumeurs crâniennes, le rhume de cerveau, la méningite, etc.), ne pourront guère être jamais l'objet de tentatives électrothérapeutiques.

A mon avis, dans des cas semblables, la connaissance de la cause de la douleur nerveuse sera un guide pour le traitement et fréquemment une autre indication, que celle du traitement électrique, donnera de bons résultats ; ce n'est que dans la névrosthénie, l'hystérie, etc., que l'on peu maintes fois remplir l'indication causale par la faradisation générale ou d'autres procédés électriques. Mais à côté de cela, et toutefois dans tous les cas où il n'existe pas d'indication causale à trouver et à remplir, vous pouvez tenter le traitement direct de la céphalalgie. Cela peut se faire d'après diverses méthodes auxquelles manque encore une base positive. — Dans la douleur plus diffuse (douleur de tête), le mieux sera de commencer en faisant passer des courants faibles galvaniques à travers le crâne, dans le sens de sa longueur ; si des troubles vaso-moteurs existent d'une façon notable, vous pouvez d'après les indications de Lôwenfeld, et il faut dire d'après les circonstances, placer sur le front l'An ou la Ka ; dans un cas semblable, on pourra appliquer la galvanisation du sympathique ou celle de la moelle épinière. — L'influence stable de l'An (grande électrode à tête) sur le crâne, Ka au sternum, à la cuisse ou à la main, — avec un courant modérément fort, grossissant, diminuant à volonté, opère souvent bien. — J'ai parfois obtenu un très bon résultat en faisant passer un courant faradique faible du front à la nuque, de préférence avec la main électrique, pendant 2-3 minutes ; le badigeonnage faradique de la peau de la nuque, de la poitrine, du dos et des extrémités supérieures (suivant Rumpf, voir p. 241) peut aussi être utile dans bien des cas, surtout quand des troubles vaso-moteurs sont en jeu. — S'il existe des douleurs de tète plus locales, quelques points douloureux, etc.,

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alors le traitement par l'An stable des points en question, ou leur faradisation avec des électrodes humectées, se montrent utiles. Les résultats de tous ces modes de procéder sont innombrables; de même que d'autres moyens, l'électricité, dans ces formes de maladie excessivement obscures et difficiles à combaltre, donne des résultats tantôt très brillants, tantôt absolument négatifs.

Cette forme de céphalalgie nerveuse qui se présente avec des accès revenant périodiquement, des accès typiques d'une douleur très vive, le plus souvent hémilatérale, jointe à un malaise, des vomissements, une prostration générale, des troubles vaso-moteurs de tout genre, etc. et qu'on désigne sous les noms à'hémicranie ou de migraine et de laquelle soutirent un nombre incalculable d'hommes nerveux, a naturellement sans cesse nécessité des tentatives électrothérapeutiques. Je dois dire que ces essais sont en général suivis d'un honteux insuccès ; les résultats prétendus brillants, que des auteurs entrés petit nombre (par exemple Frommhold), affirment avoir obtenus du traitement électrique de la migraine, n'ont pas été confirmés par d'autres, et par là déjà la migraine se distingue très essentiellement des autres névralgies, à propos desquelles l'électrothérapie célèbre ses plus beaux triomphes.

La migraine est dans le plus grand nombre des cas, l'expression d'une disposition nerveuse congénitale ou acquise et ne repose que dans de rares circonstances, sur des influences fâcheuses, occasionnelles. Ce qui, chez les individus nerveux provoque la migraine même après une action légère, ou bien augmente la violence et le nombre des accès, peut aussi, chez ceux qui ont moins de prédispositions, amener la prolongation de cet état douloureux ; toutefois elle ne se manifeste le plus souvent que par des accès isolés et bénins. Ce sont aussi ces dernières formes qui offrent de beaucoup, au traitement électrique, les chances les plus favorables et j'ai bien des fois guéri très vite des cas semblables. En revanche la migraine pure, régulière, telle qu'elle apparaît chez tant de femmes affectées de névropathies, chez les hommes névrosthéniques, surtout chez ceux qui travaillent du cerveau, et qui persiste le plus souvent jusqu'à l'âge le plus avancé, est une affection très difficile à combattre, et que l'on ne peut soulager que très rarement par le traitement électrique le plus méticuleux ; il n'est presque jamais question dune guérison réelle et même un notable soulagement n'est que rarement possible. Mon expérience personnelle concorde tout à fait sous ce point de vue avec celle acquise par 0. Berger, bien que je ne puisse m'associer absolument à l'opinion manifestée par cet auteur, au sujet de l'inutilité absolue de tout traitement électrique, quel qu'il soit, de la migraine.

L'essence propre de la migraine nous est encore complètement inconnue, et c'est de là que résulte aussi en partie, la difficulté de son trai-

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