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NÉVRALGIES BRACHIALES ET INTERCOSTALES

fois contre une ténacité inattendue ; mais ici comme partout les névralgies symptomatiques graves sont naturellement très défavorables.

Le choix des méthodes de traitement s'effectue absolument suivant nos principes généraux. Tout d'abord, quand c'est possible, traitement causal ; ensuite, à votre idée, courant faradique, dirigé le long et au travers des troncs nerveux principalement atteints, ou badigeonnage faradique dans la région nerveuse affectée elle-même ou à la colonne vertébrale, dans le voisinage des points d'émergence des nerfs spinaux en question.

Avec le courant galvanique il faut, avant toutes choses, traiter les points douloureux, s'il en existe, de la colonne vertébrale, du plexus ou des nerfs affectés eux-mêmes, à l'aide de l'An stable (Ka au sternum ou au dos) ; en outre, il importe, dans beaucoup de cas de ce genre, de traiter le plexus brachial dans la cavité sus-claviculaire à l'aide de l'An (entrée et sortie de traînées de courant). Ultérieurement il faut essayer des courants stables descendants, An sur le plexus, Ka sur les troncs nerveux périphériques, surtout sur les points de pression possibles. — Si, par suite de ce traitement une amélioration est obtenue, on peut faire disparaître les manifestations encore peut-être persistantes de raideur et de faiblesse dans les muscles brachiaux, au moyen de quelques fermetures Ka ou un traitement labile. — Dans le cas d'une complicatien paralytique, vous devrez combattre tout d'abord les névralgies et ensuite seulement la paralysie.

5° Les névralgies intercostales, parmi lesquelles il s'en présente de très rebelles, sont en général moins favorables.

La plupart des formes rhumatismales, névritiques et traumatiques sont relativement guérissables; par contre on considère comme très rebelles et souvent incurables les névralgies intercostales provenant d'une affection vertébrale (carie, carcinome, tumeurs méningitiques, phtisie pulmonaire, tabès, etc.) et nous voyons souvent persister d'une façon étonnante les formes qui se présentent, chez les vieillards, en même temps que l'herpès zoster.

A côté du traitement causal, la névralgie intercostale peut être traitée de la manière accoutumée par le courant faradique ; le courant galvanique a souvent une action plus favorable, soit que l'An soit successivement appliquée sur les différents points douloureux (Ka indifférente, courant plus puissant!) ou bien soit que l'An repose sur la colonne vertébrale ou tout près ; la Ka, latéralement et antérieurement sur les points douleureux isolés. — On traite exactement de la même façon la mastodynie qui n'est qu'une sous-variété de la névralgie intercostale.

6° La névralgie du plexus lombaire, avec ses diverses sous-variétés (névralgie crurale, lombo-abdominale, d'obstruction et cutanée-fémorale) doit être traitée exactement d'après les mêmes principes que la sciatique dont nous allons parler de suite. Dans le cas où elle ne provient pas de maladies graves de la colonne vertébrale ou du psoas, des organes du bassin, etc., elle cède en général promptement au traitement électrique. — Une condition préalable pour instituer le traitement est de constater aussi exactement que possible la zone nerveuse atteinte. En fait de méthode, celle qui se recommande tout d'abord, c'est un courant stable descendant de la colonne vertébrale (An) vers les troncs nerveux atteints, ou bien l'influence stable de l'An sur la colonne vertébrale et ensuite sur les troncs nerveux et leurs points douloureux principaux (Ka sur la surface postérieure de la cuisse ou au genou), ou bien l'emploi du courant faradique de la manière habituelle. Si le nerf saphène est aussi malade, il réclame maintes fois encore un traitement spécial à la jambe. — Quelques fermetures de Ka ou une excitation labile à la fin du traitement ne semblent pas inutiles.

7° La névralgie sciatique, la sciatique en général, une des névralgies les plus fréquentes, est, en beaucoup de cas, accessible au traitement électrique et occupe l'électrothérapeute d'une manière multiple, principalement dans les salles de consultations polycliniques fréquentées par les classes travailleuses ; la sciatique appartient aux affections journalières ; pourtant elle ne manque point non plus dans les classes plus élevées. Aux points de vue de l'étiologie, de la localisation dans les différentes voies nerveuses, de l'intensité et de la curabilité de l'affection, les cas isolés diffèrent beaucoup entre eux ; par suite aussi les 7%ésultats sont très divers ; ils sont assez favorables dans les formes rhumatismales et névritiques de la sciatique, surtout dans les cas récents et légers, ainsi que dans les névralgies produites par des inflammations articulaires et le traumatisme ; ils sont beaucoup plus incertains et souvent absolument négatifs dans les formes symptomatiques provenant d'affections du bassin, des vertèbres ou d'affections spinales ; quand vous obtenez ici aussi, chez quelques malades, du soulagement, ce n'est guère qu'une exception et vous devrez bientôt cesser le traitement électrique comme étant inutile.

Les méthodes de traitement sont les méthodes ordinaires, modifiées par suite de la profondeur et de la grande étendue du nerf, éventuellement aussi, par suite du siège variable de la lésion. — Pour les formes rhumatismales si fréquentes, le courant galvaniqne est en tout cas à essayer en première ligne, et à la vérité, à cause de la grande longueur du nerf, il faut, en première ligne, essayer tout

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