‹ Traité d'électrothérapieChapitre 226 sur 290 · TRAITEMENT CAUSAL ET DIRECT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT CAUSAL ET DIRECT

tranx) ou un rétablissement de la conductibilité des voies de conductibilité centripètes. Le premier but est, à vrai dire, d'une importance secondaire et il n'eu est question que rarement ; en outre, il concorde le plus souvent avec la réalisation de l'indication causale ; le dernier but, le rétablissement de la conductibilité, est assurément la chose principale et ce à quoi l'on doit aspirer, dans la plupart des cas.

Quant aux moyens d'atteindre l'un et l'autre but, ils sont presque identiques; ils consistent principalement en une excitation assez forte et souvent répétée des appareils sensibles terminaux et des voies de conductibilité, pour écarter par une excitation intense les obstacles qui se trouvent dans la voie sensible de conductibilité, forcer ainsi le rétablissement de cette conductibilité, et finalement rendre, de nouveau et à peu près, la voie praticable par un usage plus fréquent de cette conductibilité au moyen de procédés artificiels d'excitation, praticables même pour des excitants plus faibles, pour les phénomènes naturels d'excitation.

Pour réaliser ce but, nous nous trouvons, en face des anesthésies, dans une situation bien plus favorable que vis-à-vis des paralysies. Relativemenl à celles-ci, nous établissons comme principe que l'excitant électrique parte du centre par rapport au siège de la lésion, pour obtenir l'effet désiré, Vous avez vu que cela ne nous est pas toujours possible, loin de là, et que nous ne pouvons atteindre ce but, très souvent, que par des détours et par des détours très incertains (par l'excitation réflexe). Cet inconvénient n'existe pas pour les anesthésies; dans cellesci, il faut faire agir l'excitant à la périphérie par rapport au siège de la lésion, et les appareils périphériques des extrémités, ainsi que les voies de conductibilité périphériques sensibles, sont toujours à notre disposition pour atteindre ce but. D'où découle très simplement la méthode pour le traitement direct del'anesthésie : excitation périphérique de la peau, des troncs nerveux sensibles et, en cas de besoin, aussi de parties plus profondément situées, autant que possible avec des courants assez élevés pour qu'il en résulte au moins une sensation faible. Si cela ne réussit pas immédiatement, on peut espérer que le succès viendra plus tard, peut-être insensiblement, alors que les vagues de l'excitation venant souvent se briser contre l'obstacle l'auront peu à peu fait disparaître et rendu la voie libre, d'abord pour de fortes excitations et peu à peu pour des excitations de plus en plus faibles. Voilà pourquoi il faut, au commencement, l'excitation la plus forte, après quoi l'on peut choisir, avec les progrès de la conductibilité, des excitations déplus en plus faibles.

Dans le courant galvanique, c'est l'emploi de la Ka stable et labile sur la peau et sur les troncs nerveux, qui convient le mieux ici. Il faut de même pratiquer des fermetures réitérées de la Ka et pour exciter Erb. — Électrothérapie. 33

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