ÉLECTRICITÉ DE CONTACT. CHAINE GALVANIQUE
Cette propriété de conserver une certaine différence de tension élec. trique et de la renouveler toujours, s'appelle la force électromotrice de cette combinaison. Sa puissance dépend seulement de la qualité des métaux et des fluides employés pour la combinaison. Plus est grande, dans chaque cas, la différence des tensions entre les deux métaux plus aussi est considérable la quantité d'électricité dégagée par la combinaison et en même temps la force du courant, produit in ceterts partibus.
Si maintenant vous disposez l'une près de l'autre plusieurs chaînes simples semblables, un métal de l'une étant toujours joint par un con-
Figure 3.
chaine raccordée. Trois éléments disposés à la suite l'un de l'autre — La direction du eourant répond
aux flèches.
ducteur au métal hétéronyme de l'autre (fig. 3), les tensions produites dans tous les éléments isolés s'accumulent et aux deux points terminaux d'une telle chaîne de raccordement apparaît la somme de ces tensions ; elle développe, dans l'arc de fermeture qui relie le métal libre du dernier élément devenu positif avec celui du premier devenu négatif, un accroissement proportionnel de la force du courant.
Ce mode de raccordement des éléments sera désigné sous le nom de « piles à couronne». Dans 1 electrothérapie des maladies internes, nous nous servons exclusivement de tels éléments rangés l'un derrière l'autre, qui, en vertu de principes que nous démontrerons ultérieurement, peuvent être rassemblés en nombre illimité sous forme de batteries ; il est bien entendu, une fois pour toutes, que nous ne parlerons que de tels éléments ou batteries.
Dans une chaine ainsi raccordée, l'arc de fermeture va. donc du premier au dernier élément ; le courant qui s'y meut circulairement possède une force et une direction déterminée et suit naturellement dans la chaine elle-même une route opposée à celle qu'il suit dans
PREAMBULE hE PHYSIQUE
l'arc de fermeture ; ainsi, dans l'arc de fermeture, il va du charbon au zinc, à l'intérieur de la chaîne elle-même, du zinc au charbon. On est convenu d'appeler l'extrémité de la chaîne, dont s'écoule le courant positif clans l'arc-de-fermeture, pôle positif ou anode, l'extrémité opposée, où le courant positif rentre de nouveau dans la chaîne, et quitte par conséquent l'arc de fermeture, pôle négatif ou kathode.
Vous pouvez maintenant diviser l'arc de fermeture considéré dans sa forme la plus simple comme un simple Jil conducteur, et introduire
entre ses deux extrémités un autre corps conducteur quelconque (fig. 4). Le courant traversera aussi ce corps conducteur d'après les lois qui le régissent. Tel est précisément le cas, lorsque nous introduirons le corps humain ou quelques-unes de ses parties dans -r- cet arc de fermeture . Le point d'entrée et de sortie du courant et sa répartition dans le corps dépendent alors des endroits où nous appliquons les deux moitiés de l'arc de fermeture, de la résistance du corps etc. Tout cela est réglé par des lois que je vais vous expliquer. Ici encore nous appelons la partie de l'arc de fermeture, qui amène au corps humain le courant positif, le pôle positif ou t anode (an) ; improprement aussi le pôle du cuivre ou le pôle du charbon ; l'autre partie par laquelle le pôle positif s'écoule hors du corps, le pôle négatif ou la kathode (ka), mais improprement, pôle du zinc. Vous m'entendrez employer exclusivement ces expressions, anode et kathode.
Les parties de l'arc de fermeture, qui, dans un but pratique et pour pouvoir se mettre en contact avec le corps humain, ont reçu des formes diverses s'appellent électrodes.
L'essence de l'électrothérapie consiste simplement à intercaler le corps humain en entier ou ordinairement quelques-unes de ses parties, d'une façon ou d'une autre dans l'arc de fermeture d'un courant galvanique (ou d'un autre courant électrique quelconque), en d'autres termes a amener dans le corps ou dans une de ses parties, le courant à 1 aide des électrodes et à le faire fonctionner avec une certaine force,
Figure i.
Schéma de l'intercalation dn corps humain (aj dans l'arc •le rennetnre d'une chaîne galvanique A- = anode, — =
kathode.