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ATROPHIE DU NERF OPTIQUE ; OBSERVATIONS

quentes céphalalgies. Sans cela, bien portant. Le professeur 0. Becker me l'envoie pour un traitement galvanique, avec le diagnostic oculaire suivant : Œil droit : vue == 6/60 (avec 1,0 vue plus nette). — Œil gauche : vue = 6/60 (avec l,o, vue plus nette). Binoculairement, J n° 13, à 7 pieds. Tension normale des bulbes ; réaction normale pupillaire ; les milieux réfringents sont clairs. — Les papilles des deux côtés plus claires qu'à l'état normal, sans contours nettement définis ; vaisseaux encore assez bien remplis. Champ visuel et couleur bons. — Traitement galvanique : 8-10 éléments, transversalement, par les tempes et les processus mastoïdes ; 8-10 éléments, nuque, paupières, avec commutation du courant. — Au bout de peu de jours déjà, le patient accuse une amélioration considérable ; la tète est plus libre,- la douleur a disparu, la faculté visuelle est notablement améliorée. — Après un traitement de quatorze jours, l'exploration indique: œil droit: vue = 6/18; — œil gauche : vue = 6/18 ; binoculairement, J n° 6. — Des indications ultérieures me font malheureusement défaut.

147° 065. de Dor. Atrophie blanche des optiques. Dame du midi de la France. La patiente ne peut plus sortir seule ; elle aperçoit de tout près avec la plus grande difficulté quelques lettres alphabétiques du n° LXX ; depuis deux ans elle a été affectée d'abord à droite, ensuite à gauche. Des deux côtés atrophie blanche du nerf optique. Céphalalgies fréquentes. Des ventouses et de l'iodure de potassium amenèrent une amélioration telle que la patiente pouvait lire avec le n° 20 ; mais ultérieurement, en dépit du mercure et de l'iodure susdit, plus de résultat. — Alors, application du courant faradique: au bout de huit jours, n° 15; après quatorze jours, un alphabet de 8 ; de trois semaines, de 6 ; l'amélioration n'alla pas plus loin. — Sept ans plus tard, la patiente se représenta ; l'acuité de la vue a derechef un peu diminué, mais seulement jusqu'à I/XX. Alors, application du courant galvanique (6 octobre 1871) ; le 14 octobre, vue = I/XV ; le 17 octobre, I/XI1 ; le 21, I/X, et le 24, I/VIII ; la patiente ne put rester plus longtemps, mais le résultat resta acquis.

148° 06s. de Dor. Atrophie blanche du nerf optique droit. Homme de 46 ans, œil droit, malade depuis six semaines, montre l'image de l'atrophie blanche. Vue = 20/C ; champ visuel très rétréci. — Traitement galvanique : au bout de huit jours, vue = 20/C, mais champ visuel notablement agrandi ; quatorze jours après, vue = 17 /LXX ; le champ visuel a encore augmenté. Le patient se retire mais continue le traitement à domicile et il annonce par lettre que son œil continue à s'améliorer, de manière que, finalement, il cesse le traitement.

Après la lecture de ces cas. et particulièrement celle des observations très méticuleuses et nombreuses de Dor, on ne saurait douter le moins du monde qu'une vertu curative très notable doive ôtre attribuée au courant galvanique, dans ces affections si désespérantes du nerf optique, qui se présentent sous la forme de l'atrophie dite blanche. Dor, s'appuyant sur une série d'observations déjà fort imposantes, a-sure que le nombre des améliorations réelles et sérieuses s'élève au moins à 10-50 0 0 du nombre des cas, et c'est là, en vérité, un résultat très satisfaisant. A vrai dire, souvent vous n'obtiendrez qu'une

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guérison partielle, une amélioration de la vue, une extension du champ visuel ; mais si vous songez à l'importance qu'ont souvent des progrès, même modérés, pour ces infortunés malades, vous ne regretterez ni le temps ni la peine que vous emploierez à une tentative de traitement galvanique.

Comme méthode de traitement, c'est exactement le procédé que je vous ai ci-dessus décrit pour l'atrophie secondaire, qui se recommande cà vous. On pourrait aussi recommander ici, lors d'une affection augmentant progressivement à mesure qu'elle vieillit, une action, sur l'œil, de la Ka augmentant progressivement d'intensité. •

Dans les amblyopies et les amauroses sans substratum anatomique, le courant électrique semble aussi pouvoir être d'un effet favorable ; pourtant les savants s'expriment à ce sujet, en particulier, d'une façon très divergente ; Driver prétend n'avoir obtenu presque aucun résultat, tandis que Boucheron, Secoudi, Arcoleo, Seely, etc. signalaient beaucoup de faits favorables. On manque encore ici évidemment, et sous beaucoup de rapports, d'observations et d'expériences, et le traitement par la strychnine, qui a été rapidement en faveur, a fait obstacle à l'utilisation des courants galvaniques.

Il s'agit ici d'amblyopies consécutives à l'intoxication de la nicotine, l'alcool et le plomb, de l'anesthésie spontanée et traumatique de la rétine, d'une partie des amauroses et amblyopies hystériques, de l'amblyopie par anopsie et de l'héméralopie. Quelques essais favorables se présentent à nous :

149° Obs. de Boucheron. Scotome central. Un bijoutier remarque, un matin, à son réveil, un trouble de la vision de l'œil droit, trouble qui a augmenté de jour en jour. Il existe un scotome central ; le patient ne lit que le J, n° 19. — Rien à l'ophtalmoscope (Siebel jeune). — Au bout de huit jours, application de courants galvaniques permanents faibles, deux éléments Trouvé, six heures durant ; le patient déchiffre le J, n° 8. — Reprise quotidienne de l'application ; au bout de quatre jours, lecture du J, n° 1, à lo centimètres. — Guérison complète.

150° Obs. de Boucheron. Strabisme convergent ; amblyopie à haut degré d'un œil. Homme, 17 ans, a été atteint, en janvier 187o, de strabisme convergent à haut degré et de nystagmus, il a été opéré avec un bon résultat des deux côtés. En février 1875, il existe encore une amblyopie à haut degré de l'œil gauche ; le patient lit avec peine SnL à 10 centimètres. — Application de courants faibles continus de deux éléments Trouvé, An au front, Ka à la nuque ; et cela durant toute la nuit, et maintes fois aussi le jour pendant quelques heures. Au bout de dix jours, le patient lit Sn n°*30 ; de huit jours encore, le n° 20 ; quatre jours après, le n° l.'J. — Arrêt du traitement jusqu'au 2 mars; lit encore le n° 15. — Reprise du traitement: le 8 mars, n° 12 et même n° 10. Il est renvoyé.

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