MÉTHODES SPÉCIALES DE TRAITEMENT
provoquera de nouveau des sensations, ou, pour mieux dire, des bourdonnements. Un affaiblissement combiné, par diminution du nombre des éléments alternant avec la diminution des résistances rhéostatiques (dans la fermeture latérale), un long arrêt dans les degrés inférieurs du courant, avant qu'ils ne soient encore affaiblis davantage, parfois même une augmentation passagère de la force du courant, et enfin l'écartement de l'électrode de l'oreille en la faisant glisser sur le cuir chevelu, tels sont les moyens à l'aide desquel-, en général, vous pourrez atteindre votre but. Des personnes très sensibles, chez lesquelles les manifestation collatérales sont très développées doivent être d'à-bord habituées à l'action de courants très faibles, avant qu'on puisse passer aux courants plus forts et, à proprement dire, seuls actifs.
Les séances doivent durer assez longtemps et être fréquentes, si l'on veut confirmer le résultat: 5, 15, 20 minutes: leur répétition se règle chaque fois d'après les circonstances.
Les résultais du traitement galvanique, du sifflement des oreilles, sont très différents entre eux, bien des fois très brillants ettrès prompts, d'autres fois lents et presque insensibles; souvent même ils font complètement défaut. Quelles sont les proportions numériques des succès et des insuccès ? C'est là une question à laquelle on ne peut pas encore donner de réponse décisive, d'autant plus que les cas sont si inégaux entre eux. Dans les formes les plus favorables (simple hyperesthésie avec certitude de calmer le sifflement par l'AnD), le processus s'effectue ordinairement de telle sorte qu'après la séance, le bruissement ait d'abord disparu pour \ ou | heure ou même pour quelques heures, parfois même jusqu'au lendemain. Rarement il disparait d'une manière durable, après une seule séance ; cependant on en a vu (par exemple voir obs. 157). Généralement il revient au temps indiqué ci-dessus, avec une force croissant peu à peu, pour être de nouveau dissipé par la séance galvanique suivante et cette fois-ci pour un temps plus Ions. C'est ainsi que peu à peu l'on produit la guérison. Plus le bruissement revient avec vitesse après la première séance, plus il se rapproche de nouveau de sa force antérieure, plus il conserve exactement le caractère qu'il avait auparavant, plus la guérison sera lente et vice versa. Mais je considère comme guérissables, d'après les expériences susmentionnées, toutes les espèces de bruissement qui sont complètement réduites à néant par l'AnD. Dans les cas moins favorables, on est é souvent d'attendre longtemps jusqu'à ce qu'il se produise un restât et, plus d'une fois, vous devrez essayer différentes méthodes de traitement, des modifications variées des procédés à employer, pour arriver au but ; mais ces cas sont d'autant plus intéressants que le résultat extérieur parait moins brillant.
En tout cas, vous pourrez, même chez des malades qui paraissent
incurable», après que chez eux tous les autres expédients de la thérapeutique ont été épuisés, ne pas reculer devant une tentative ultérieure avec le courant électrique, pour provoquer la guérison.
J'ai vu souvent un bruissement d'oreilles qui, au début, n'avait pas été modifié par le courant, s'améliorer et disparaître après une interruption de 6 ou 12 mois, au moyen du traitement galvanique.
Il résulte des observations qui viennent d'être mentionnées que, même la dureté nerveuse de l'ouïe disparait souvent sous l'influence du courant galvanique et que les mêmes opérations qui amènent la disparition du bourdonnement provoquent souvent aussi une notable amélioration dans le fonctionnement des oreilles (voir les obs. 152, 155 et 160). Mais il y a aussi des cas de semi-surdité, dans lesquels il n'existe pas de bourdonnement, mais où l'origine nerveuse du mal est très vraisemblable, soit par l'absence de toute affection palpable de l'oreille elle-même, soit par la présence de formules de réaction galvaniques anormales, soit par suite de l'existence de toute sorte d'autres troubles nerveux concomitants. Je vaisdoncen citer quelques exemples.
161° Observation de Brenner. — Dureté de C ouïe sans modifications anatomiques palpables. Réaction galvanique. Étudiant âgé de 23 ans, souffrant depuis deux ans d'une dureté de l'ouïe. L'investigation otiatrique ne décèle pas de modifications anatomiques. Une montre à droite à 5 pouces, à gauche à 3 pouces. Parole à 3 pieds, voix basse à grande proximité seulement. Formule de réaction galvanique.
KaFT
KaDT >
KaOT \
AnFT >> Sensations de tintement d'un timbre différent.
AnOT ^ AnOT
Le traitement a pour but d'éviter, au moyen de l'introduction par traînées, l'AnF-réaction, d'augmenter par une longue durée de courant l'AnO réaction, d'accroître la KaF-réaction par commutation de l'An à la Ka, d'éluder la KaO-réaction à l'aide de la sortie par traînées.
Au bout de 2 mois: montre à droite à 12 pouces, à gauche à 7. — Amélioration plus notable pour la voix : voix moyennement forte à 7 pieds, murmurante à 2 pieds. — Les réactions pathologiques ont besoin, pour être provoquées, de forces de courant plus grandes, les réactions normales sont devenues plus intenses.
162° Obs. de Brenner. — Dureté de l'ouic avec modifications anatomiques . — Torpeur du nerf acoustique. — Amélioration considérable. — Veuve, HO ans, affectée depuis 17 ans d'une durcir de ïouie croissante, avec sifflements d'oreille violents et par suite mauvaise humeur. Une montre ordinaire n'est entendue ni au moyen de l'oreille ni par l'intermédiaire des os céphaliques. Meni-