‹ Traité d'électrothérapieChapitre 256 sur 290 · DURETÉ NERVEUSE DE L OUÏE · texte numérisé non relu

DURETÉ NERVEUSE DE L OUÏE

brane da tympan légèrement ternie, avec cône lumineux normal ; marteau fortement proéminent; conduits libres, etc. — Un traitement otiatrique Jonc et persistant a fait disparaître les sifflements et amélioré le champ d'audition de l'oreille droite de manière que la montre est entendue à 46 pouces adroite, à 2 1/2 pouces seulement à gauche. — Galvaniquement, le nerf acoustique droit indique la formule quasi normale, le gauche en revanche tous/es signes de la réaction torpide (p. 220). L'oreille gauche est traitée galvaniquement et l'on s'efforce d'y accroître, par des commutation, de l'An et la Ka, l'excitabilité du nerf acoustique. Le résultat fut :

lra séance: Amplitude auditive 2 1/2 pouces

2° id id 3 1/2 »

6e id id 6 1/2 »

9e id id lf »

10e id id 15 »

Les indices de l'excitabilité abaissée diminuèrent, KaD et AnO-réaction s'établirent. — Le traitement fut interrompu.

Même dans des cas semblables et analogues, il y a lieu d'essayer le courant galvanique. La méthode de traitement se règle tout d'abord sur la formule que l'on a constatée et ses anomalies, et elle consiste en tentatives appropriées faites pour éliminer ces anomalies et ramener la formule à la normale, éventuellement pour diminuer l'inertie du nerf acoustique et augmenter graduellement, par une excitation répétée et par les actions modifiantes du courant, l'excitabilité du nerf acoustique. S'il n'existe point d'anomalies de la formule de réaction, le traitement doit être conduit et pratiqué strictement d'après les principes généraux.

Les essais tentés pour porter remède par l'électricité à la surdité congénitale et par suite à la surdi-mutité, n'ont jusqu'ici conduit qu'à des résultats très peu satisfaisants ; pourtant il existe à ce sujet quelques observations particulières. Il ne me semble pas nécessaire de m'occuper spécialement de la méthode à employer.

En revanche il faut encore mentionner ici brièvement la maladie dite de Menière, car on peut aussi la rattacher à une maladie de l'appareil nerveux acoustique : la surdité subite, les sifflements d'oreille qui ne sont pas rares, joints à un vertige violent, la tète semblant se briser, en outre l'absence de tout changement dans l'oreille externe ou moyenne, ainsi que les résultats de l'exploration lors de l'examen du nerf acoustique lui-même, le démontrent d'une façon suffisante. S'agil-il ici d'un épanchement sanguin dans le limaçon ou d'une inflammation de cet organe ou des autres, c'est là une question qui n'est pas encore bien établie.

En tout cas, on peut aussi essayer le courant galvanique contre cette affection très décourageante, en l'instituant soit sur la base de la formule de réaction qui peut exister, soit d'après les règles généralement

en vigueur pour le traitement des processus anatomiques intracraniens.

Il vous paraîtra indubitable. Messieurs, d'après ces données, que l'on peut obtenir du courant électrique appliqué aux affections nerveuses de l'ouïe, des résultats assez nombreux et assez importants. Nous n'en serons que plus surpris de reconnaître que beaucoup de médecins au reste éminents, n'apprécient que médiocrement l'importance diagnostique et thérapeutique de ce moyen curatif, qu'ils se sont efforcés de l'oublier et qu'ils lui ont à peine accordé une courte mention dans leurs traités et manuels. Ces médecins devraient bien se débarrasser de leurs scrupules et ne pas priver leurs malades, durement éprouvés, de l'emploi d'une médication dont la valeur est mise hors de doute par des observations authentiques nombreuses; mais la science passera à l'ordre du jour sur le vote exprimé par ces savants, vote fondé sur l'ignorance de la question et elle ne se laissera pas enlever la satisfaction de constater des faits dûment acquis et intéressants, ainsi que les résultats pratiques qui en dérivent.

Les névroses des nerfs du goût

Ne sont que très rarement l'objet d'un traitement électrique spécial. L'unique trouble de ces nerfs, dont il soit question de temps à autre, est la paralysie du goût, ageusis. On ne Fa jamais observée isolément ; par contre on la remarque souvent comme symptôme des affections nerveuses les plus diverses, par exemple dans les lésions du trijumeau, de la base du crâne, lurs des lésions de la corde du tympan dans l'oreille moyenne, dans les paralysies faciales rhumatismales et traumatiques,dans les lésions tout à fait périphériques du lingual, ou lors des maladies du glosso-pharyngien, de plus dans certaines affections du cerveau, dans l'hémianesthésie avec participation des autres organes des sens ; elle est fréquente surtout dans l'hémianesthésie hystérique.

Toutes ces lésions ou la plupart d'entre elles peuvent aussi être traitées par l'électricité, comme vous le savez déjà; mais avant tout, il faut instituer le traitement de l'affection fondamentale, d'après les méthodes de vous connues, lesquelles peuvent être très différentes pour chaque cas en particulier. (Galvanisation transversale et longitudinale à travers le crâne, le traitement de la paralysie du facial et du trijumeau, etc. 'voir les lerons antérieures).

Avec ce traitement, le trouble du goût disparait d'ordinaire promptement et aisément, comme dans la paralysie faciale rhumatismale, ;i supposer naturellement qu'il s'agisse précisément d'une lésion curable en soi. En règle générale, vous n'aurez pas lieu d'entreprendre

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