INFLAMMATIONS ARTICULAIRES CHRONIQUES
cette forme, mais tout au plus un moyen passager d'amélioration. Moimême, j'ai traité tout une série de cas, presque toujours sans succès, parfois j'ai obtenu l'arrêt et l'amélioration de l'affection, avec soulagement subjectif des malades et amélioration de leur état général. Naturellement, c'est l'affection sénile qui se montrera la moins favorable ; vous ne pourrez guère obtenir sur ce terrain que des adoucissements éphémères.
Comme méthode d'application, parallèlement au traitement local des articulations, lequel doit s'effectuer tout à fait de la même manière que pour les autres formes du rhumatisme chronique, se recommande avant toutes choses, la galvanisation régulière du sympathique du cou et du plexus nerveux correspondant et, peut-être même, encore plus, le traitement de la moelle épinière elle-même, particulièrement du renflement cervical (quand ce sont principalement les extrémités supérieures qui sont atteintes) et du renflement lombaire (pour les extrémités inférieures).
La suppression delà faiblesse générale et de l'atrophie musculaire, l'amélioration de la nutrition de la peau ainsi que des anomalies fréquentes de la sécrétion de la sueur, etc., pourront être produites principalement par une galvanisation labile et corrélative des plexus, des troncs nerveux principaux et des muscles des extrémités. En outre on est certainement justifié de faire des tentatives avec la faradisation générale et avec le bain électrique.
Que le traitement électrique institué de la sorte devienne très complexe et très lent, cela s'explique de soi, vu la diffusion ordinaire de l'affection. La durée des séances pourra être, suivant les circonstances, de 10, 15 minutes et davantage.
En outre, d'après toutes les expériences faites jusqu'ici, la durée du traitement complet devra être considérable, si l'on veut avoir de bons résultats ; un traitements durant des mois entiers et répété souvent pendant des années entières, voilà ce qui est ordinairement nécessaire. L'essentiel est donc ici de ne pas perdre patience.
4. Les ankyloses, la roideur des articulations, les gonflements périarthritiques, etc., tels qu'on les observe souvent après des lésions traumatiques, des blessures par armes à feu, des bandages chirurgicaux trop longtemps portés, etc., ont aussi été souvent l'objet d'un traitement électrique efficace. Mor Meyer vit de pareilles affections disparaître sous l'influence du courant galvanique, particulièrement avec l'An; par contre Chéron a trouvé, dans des cas analogues, que l'action stable et labile de la Ka avait été particulièrement avantageuse. Il sera d'ailleurs à peu près indifférent d'employer tel ou tel pôle ; il est probable que le mieux sera de s'en servir alternativement et successivement pour amener une action catalytique aussi intense que possible.
Si donc vous désirez occasionnellement faire un essai dans ce sens, vous emploierez des courants stables et labiles, dans une direction alternante sur les parties malades. Au reste, sur ce terrain, le massage fera probablement une dangereuse concurrence à l'électrothérapie.
J'ai parlé plus haut, à l'occasion des névralgies (27e Leçon, p. 468) du traitement des névroses articulaires.
Maladies des organes glandulaires.
Remak raconte dans sa Galvanothérapie (p. 293), à propos de la description du traitement catalytique d'un cas de gonflement musculaire idiopathique à Favant-bras, qu'il a réussi, chez la même malade, à faire disparaître une série de glandes lymphatiques du cou hypertrophiées et douloureuses et à diminuer des tumeurs goitreuses douloureuses existant depuis longtemps. Depuis cette époque, les tumeurs lymphatiques, ainsi que les goitres ont été, à différentes reprises, traités électriquement par d'autres observateurs, quelquefois avec de brillants succès.
Seeger, Ghvostek, Onimus et Legros, Picot se sont servis, de même que Remak, du courant galvanique, pour combattre les tumeurs lympho-glandulaires et ils ont trouvé, dans le passage stable et labile d'un courant à travers elles et les canaux lymphatiques avoisinants, la meilleure méthode de traitement. Au dire d'Onimus et de Legros, il semblerait que, dans ce but, il faut recommander de préférence l'action du pûle positif; mais ici comme partout, quand on veut obtenir des effets catalytiques, le mieux serait peut-être de faire agir le courant alternativement dans une direction ou dans l'autre et d'utiliser les deux pôles successivement ; il est vrai que parfois, dans un cas, c'est le pùle positif et, dans un autre cas, le pûle négatif, dont l'action doit être prolongée. Quand les glandes s'y prêtent, par leur position, on pourrait aussi essayer l'introduction cataphorique de l'iode (d'après le procédé amélioré par Munk, 7° leçon, page 121).
Le courant faradique a aussi été employé dans certains cas avec succès pour faire disparaître des tumeurs glandulaires. Duchenne adissipé des tumeurs glandulaires du cou au moyen du courant faradique ; Boulu a diminué, avec l'appareil de rotation, des gonflements de la parotide et Mor Meyer parle d'une tumeur glandulaire du cou, ayant la grosseur d'un œuf de poule, qu'il réduisit, en 60 séances, à la petitesse d'un noyau de prune ; enfin d'une tumeur (observation remarquable) de la grosseur d'une tête et plus encore, tumeur dure comme la pierre, logée entre la tête et l'omoplate et qui fut réduite à un minimum persistant, au bout de 273 séances, chacune d'une heure à une heure et demie.
Tout récemment, Mor Meyer a publié un procédé, au moyen du-