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TUMEURS GLANDULAIRES. — GOITRE

quel, dans certains cas, cette durée si longue pourrait être raccourcie ; il trouva que de nombreuses interruptions d'un courant faradique très fort, dirigé à travers les tumeurs glandulaires pendant 5 à 10 minutes, amène un véritable fractionnement des masses glandulaires en glandes plus petites et plus nombreuses et accélère de la sorte leur réduction et leur résorption. Ce procédé, qui jusqu'ici a été employé dans deux cas seulement, réclame une confirmation ultérieure.

Chvostek a publié une plus grande série d'observations sur le traitement galvanique du goitre, et dans certains cas, il en a obtenu la disparition avec une promptitude merveilleuse; mais le plus souvent, il n'a abouti qu'à une diminution partielle du goitre et rarement, il est vrai, il n'a obtenu aucun succès. Sa méthode consiste à faire entrer et passer un courant stable, tous les jours pendant 5 à 10 minutes, la durée du traitement varie suivant les cas.

Il faut aussi mentionner ici les expériences faites de différents côtés pour diminuer et ramener à son état normal au moyen de courants électriques, la rate grossie par des causes pathologiques. Chvostek poussé, paraît-il, par une courte notice de Fieber, aurait fait le premier d'une manière systématique et avec des observations exactes, cette expérience qui lui a donné le résultat suivant : au moyen du courant électrique, il aurait pu déterminer une réduction de la rate, notable, démontrable par la percussion et cela par voie réflexe, en faradisant énergiquement avec deux pinceaux la peau de la région de la rate, à chaque séance pendant 3 minutes. Grâce à ce procédé, on détermine d'abord une diminution passagère, mais durable, si l'on continue régulièrement le traitement, et surtout dans les tumeurs de la rate qui se rencontrent dans la cachexie malarienne et intermittente. Chvostek, qui nous à fait connaître un plus grand nombre de résultats tout à fait frappants, même dans des cas où la quinine s'était montrée impuissante, quoique administrée à fortes doses, explique ce résultat par "les contractions, excitées d'une manière réflexe, des fibres musculaires lisses dans le tissu de la rate elle-même et plus encore par la contraction des vaisseaux sanguins dans ce même tissu.

Botkin aussi s'est convaincu de l'action réductive du courant faradique sur les tumeurs diverses de la rate ; mais il emploie ce courant directement, avec des électrodes humides, sur la rate tuméfiée. Il constata aussi le même effet sur des tumeurs leucémiques de la rate ; Berger (d'après Mosler) a aussi réduit notablement une tumeur leucémique de la rate, par la faradisation de la peau de cette région, ce en quoi Elias et Mosler n'ont pas réussi. Popow a vu un cas où la faradisadisation a exercé une influence favorable sur la tumeur malarienne de la rate et Skorczewsky a, dans une plus grande série de recherches, vu se manifester presque constamment, au moyen de la faradisation

de la rate elle-même (électrodes humides, courant énergique) une diminution du volume de ces tumeurs ; dans la première séance, il obtint le maximum de résultat ; il en eut moins dans les séances suivantes. Mader parle semblablement de résultats très favorables dans deux cas différents.

Il est donc hors de doute que la faradisation cutanée et percutanée de la région de la rate et des gonflements pathologiques de la rate, surtout de ceux produits par la malaria, mais moins des leucémiques, peut déterminer leur diminution et leur rétrogradation ; jusqu'ici on n'a pas encore obtenu d'action notable du courant galvanique. On pourrait donc recommander peut-être d'associer ce moyen curatif à d'autres médications de la rate, la quinine, l'eucalyptus, etc., dans tous les cas où ces tumeurs présentent une certaine opiniâtreté et résistance aux actions ordinaires, particulièrement dans la cachexie malarienne, dans les tumeurs chroniques de la rate, après le typhus, etc.

Je n'oublierai pas défaire remarquer que les expériences ayant pour but d'agir sur les paroxysmes de la fièvre intermittente elle-même, par le courant galvanique ou farad i que, ont été assez infructueuses et, en tout cas, ne nous engagent pas à des tentatives semblables.

Affections des organes de la poitrine.

Jusqu'ici on n'a encore essayé que dans un très petit nombre de formes morbides, un traitement électrique des maladies des poumons et du cœur; aussi y a-t-il très peu de choses à dire sur ce point. Si je fais abstraction de la tentative de Bastings, ayant pour but d'améliorer et de guérir la phtisie pulmonaire, en fortifiant les muscles de l'inspiration au moyen d'une gymnastique faradique, procédé qui a été plus tard vanté par Schwalbe, je constate que ce sont principalement des troubles nerveux ou du moins considérés comme tels, des organes de la respiration et de la circulation, qui ont provoqué des expériences électrothérapeutiques.

En première ligne, Yasthme nerveux. 11 est vrai que nous rencontrons ici, à cause de notre ignorance persistante sur l'essence et le siège de l'asthme, de sérieuses difficultés en ce qui concerne le choix du siège et du mode d'application des courants électriques. Qu'il s'agisse d'une crampe des muscles des bronches ou même du diaphragme, ou bien d'un gonflement vaso-moteur de la membrane muqueuse des bronches, ou bien d'un trouble dans la zone d'innervation du vague ou du sympathique, ou d'une excitation directe de ses rameaux, ou d'une provocation réflexe des phénomènes asthmatiques, et enfin de l'endroit où il faut réellement commencer le siège de cette irritation directe ou réflexe, tout cela est encore plus ou moins obscur et peut

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