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PALPITATIONS NERVEUSES DU CŒUR

bord une fois l'action de l'électricité sur les battements nerveux du cœur si fréquents. Flies seul parait, dans une grande série de cas, avoir fait cette tentative ; dans 2i cas de palpitations du cœur, parmi lesquels o seulement provenaient d'une maladie organique du cœur, il a constaté d'ordinaire une atténuation de l'affection, dans des cas nombreux (sans affection du cœur), et même, au bout de o à 0 séances, il a obtenu une guérison complète. Sa méthode consistait dans l'emploi de courants galvaniques d'une intensité modérée, sur chaque vague, tous les jours, pendant 1 ou 2 minutes ; le courant descendant aurait un meilleur effet que le courant ascendant. L'effet ne fut d'abord que subjectif; mais on reconnut bientôt après qu'il était devenu objectivement perceptible par la diminution de la fréquence et de l'intensité de l'action du cœur.

Moi-même j'ai traité une fois un cas de fortes palpitations du cœur, avec irrégularité du cœur et asthme cardiaque porté à un haut degré (résultant sans doute d'une affection organique), avec un résultat palliatif relativement très favorable, en galvanisant (le vague, au cou, à la nuque, à la région du cœur). Je n'ai pas jusqu'ici eu connaissance d'autres observations analogues.

Il est naturellement tout à fait logique d'invoquer, dans des cas semblables, en premier lieu, l'action d'arrêt du vague et d'exciter ce nerf à l'aide du courant. Mais n'existe-t-il pas aussi des cas où, par une action déprimante sur le sympathique du cou, c'est-à-dire sur les centres excito-moteurs de la moelle cervicale (l'An stable sur la moelle cervicale) l'on puisse obtenir quelque chose d'analogue ? Des expériences ultérieure-» répondront à celle question.

Il faudrait en outre étudier l'action directe du courant galvanique sur les nerfs intracardiaques, d'après le procédé de V. Ziemssen : courants très forts dirigés transversalement, de la colonne vertébrale à la région du cœur, avec de très grandes électrodes et des commutations de courant exécutées avec mesure, à des intervalles déterminés, pour régulariser les pulsations du cœur. On peut ainsi obtenir aisément une augmentation de la fréquence des mouvements du cœur ; mais pour diminuer cette fréquence, il faut, du moins sur un cœur normal, des courants d'une grande énergie ; cependant, en pathologie, la chose se présentera sous un autre jour. Qu'il faille beaucoup de circonspection dans ces expériences, cela se conçoit aisément ; mais uoi qu'il arrive, elles promettent toujours certains résultats.

Il semble également justilié de procéder à des expériences semblables, dans la débilité et f irrégularité du cœur. Ici encore, il faudrait employer d'abord la méthode de V. Ziemssen, faire passer surtout de forts courants galvaniques stables à travers le cœur (même sans commutations de courants), courants qui partiraient de certains points dé-

terminés, sillon auriculo-ventriculaire et voisinage, et détermineraient une accélération des battements du cœur suivant un rythme régulier (vraisemblablement par l'excitation directe des ganglions du cœur . De pins on peut effectuer aussi la galvanisation de la moelle cervicale et du vague-sympathique ; la méthode nécessaire à cela, devrait être déterminée empiriquement, d'après les principes physiologiques.

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