‹ Traité d'électrothérapieChapitre 37 sur 290 · DENSITÉ DU COURANT OO · texte numérisé non relu

DENSITÉ DU COURANT OO

fille, chevelure qui ressemble à une crinière en désordre ; on peut tresser cette chevelure de manière à la convertir en une mince corde ou en une tresse peu touffue, sans que le nombre des cheveux soit modifié.

Il nous semble que les actions physiologiques et thérapeutiques notables pour nous (et peut-être pas toutes), ne commencent que lorsque le nombre des fils du courant qui sont en contact avec la coupe transversale d'une partie animale, dépasse une certaine limite. Voilà pourquoi il importe de bien comprendre ces conditions et de se procurer les moyens de soumettre à Faction d'une densité de courant déterminée une partie quelconque du corps, pour peu qu'on puisse F atteindre.

A cet effet, il faut vous figurer ce qu'il advient du courant et des fils du courant, quand nous les introduisons dans le corps de la façon ordinaire, c'est-àdire à partir de deux points de la superficie du corps, au moyen d'électrodes qui y sont fixées. Ici le nombre de fils de courant correspondant à sa force entre dans le corps pour s'y répandre immédiatement dans toutes les directions, d'après les lois d'Ohm. Tous les fils de courant pénètrent ensemble par la coupe transversale des électrodes, pour se répandre, aussitôt après, sur la coupe transversale, bien plus grande, du corps ou d'une partie du corps. La plus grande densité doit donc toujours se trouver dans le voisinage immédiat des électrodes. Quand celles-ci sont d'une grandeur égale, la densité du courant sera aussi la même dans les deux électrodes (voir la figure 10). Mais, si les électrodes sont de grandeurs différentes, la plus grande densité devra toujours se trouver sur la plus petite électrode, parce qu'ici le même nombre de fils de courant se trouve resserré sur un espace plus petit (Voir figure 11).

Dans l'intérieur du corps, la plus grande force.de courant se trouvera sur la ligne droite de communication entre les deux électrodes (parce que, d'après le théorème 3, celle-ci présente les plus faibles résistances). C'est donc là que la plupart des fils de courant se trouveront les uns à côté des autres ; c'est, par conséquent, encore là que se trouvera relativement la plus grande densité de courant. Assurément, vous ne 'levez pas vous la figurer comme très grande, attendu que la densité 1 1« lit diminuer d'une manière notable, déjà très près des électrodes, à cause de la grande coupe transversale du corps et de la conductibilité

Schéma des variations de la densité du courant, la fdree du eourant restant la même. Le même nombre de lils de courant dans l'étendue du conducteur n c|ue h, mais resserrés île moitié dans l'espace b : par eonsé- ([U.'tit. dans l'espace b.

la densité du courant est double de ce qu'elle est dans l'espace a.

l'HÉAMBL'LE DE PHYSIQUE

assez grande de ses parties. Quoiqu'il en soit, sur des points particulièrement favorables, par exemple dans le courant transversal de la

Pieure 10. Figure il.

Schéma de la distribution do courant Schéma de la densité d« courant avec

... iè i den-dté .1.1 rant. v, leus des électrodes de grandeurs différentes,

..i..,-i.r.i'i<>- d'éeales dimensions; leurs l'anod i double de la kataode a

fian-îS, ?so..t les mêmes densité de la katlu si double de

celle de 1 .-mode.

tête, avec d'assez grandes électrodes, ou dans le courant transversal d'une extrémité, on trouvera, même dans la profondeur, une densité

de courant encore assez considérable. Cette zone des plus grandes densités relatives de courant comprise entre les deux électrodes, se comportera un peu différemment, sui- /^r-ry<Xj^\ __ vaut la position relative des électro- ^{d^-Pn^iÈ£ÈÉÊ\^ des. Lorsque le courant traversera ^JZffïtfllÈU obliquement le corps ou quelques-

Jj^fwff i unes de ses parties, la zone aura la

forme d'un cylindre ventru, qui s'étend d'une électrode à l'autre, à peu près comme l'indique la figure 12.

Mais si les <\r\\x électrodes sont placées l'une à côté de l'autre sur la sur- Figure M face du corps, la zone prendra plu-

. de 1 1 densité du courant quand le i »»

eonranl esl dirigé transversalemenl n travers \,\{ \;\ forme d'une boule OU d Une le corna. Les lil- de courant mei tes sont ponc-

deMitéesst)Snibïe>eroxiI1 ' Ia plns """ section c ylind rique, dont la base répond à la surface du corps, à peu près comme l'indique la figure 13. Dans les deux figures, les hachures indiquent la zone de densité de courant relativemenl la plus grande ; leur étroitesse la plus grande répond à peu près à l'accroissemenl de la densité.

DENSITE DU COURANT

Les parties du corps situées en dehors de cette zone, quoique naturellement elles reçoivent, toujours une certaine quantité de traînées de courant (en vertu des lois d'Ohm), se trouvent cependant sous une densité de courant si faible, qu'on peut les considérer comme n'étant pas ou presque pas traversées, et que, en tout cas, elles sont hors de cause dans l'appréciation des effets du courant.

Gravez, Messieurs, soigneusement, tous ces détails dans votre mémoire et tachez de bien les comprendre en y réfléchissant, et en faisant les dessins schématiques de différents cas, car c'est en cela que consiste la quintessence de la technique éleetrothérapeu tique. Quand nous nous occupons d' électrothérapie, nous avons presque toujours l'intention de localiser le courant, avec une certaine densité, sur telle ou telle partie du corps bien déterminée et vous ne pourrez le faire qu'en ayant toujours sous les yeux les faits que je viens d'élucider en ce qui concerne la force des courants et leurs densités. De tout cela dépend exclusivement le choix des électrodes ainsi que celui des parties du corps où elles doivent être appliquées pour les fins diverses que nous avons en vue. Permettez-moi de corroborer mes paroles par le récit d'exemples importants.

Si vous désirez (a) localiser sur un point déterminé pas trop éloigné de la surface, un courant d'une certaine force et d'une certaine densité, prenez deux électrodes de proportions différentes, rapprochez autant que possible, la plus petite du point eu question et mettez la plus grande (que voue choisirez aussi grande que possible) à une distance convenable et vous atteindrez certainement votre but, et cela d'autant plus certainement que la différence de grandeur des deux électrodes sera plus considérable. (Si l'une d'elles est très petite, il faut naturellement augmenter le nombre des éléments pour obtenir la force de courant nécessaire, parce que la surface rétrécie de l'électrode déterminera une résistance bien plus grande.) C'est là la méthode que vous employez journellement pour l'analyse électrique de quelques nerfs et ramifications nerveuses, pour l'irritation locale de ces nerfs, ou de groupes de muscles moteurs, que vous faites dans un but thérapeutique.

Mais si vous désirez (b) localiser le courant sur de plus grands espaces, ilans le voisinage de la surface, choisissez des électrodes égales, d une grandeur médiocre et rapprochez-les l'une de l'autre, autant

Figure [3.

Schéma de la densité du courant, quand od applique les électrodes sur la même surface, l'une prés de l'autre. Les lils de courant inertes sont ponctués. La zone de la plus grande densité est ombrée par des lignes obliques.

que possible, sur l'espace en question, de telle sorte que cette partie du corps tombe, autant que possible, dans le domaine du segment de la boule représentée figure 13, de la densité relativement la plus grande. De la sorte, si vous voulez électriser fortement, par exemple, le muscle deltoïde ou biceps, levaste interneouune tumeur blanche, etc. m ms emploierez cette méthode de préférence à toute autre.

Mais si vous voulez (c) localiser le courant sur des parties situées dans la profondeur, choisissez alors ou bien deux électrodes aussi grandes que possible et posez-les sur la partiejdont il s'agit, en les éloignant, le plus possible, l'une de l'autre ; alors un nombre, relative-

Figure 14.

i de la distribution et de la densité des til? du conrant relativement a leur pénétration dans la profondeui ici <h<n< la moelle èpioère). n. i|tmuil les électrodes sonl rapprochées l'une île l'autre ; b, i|u.irnl elles sonl très éloignées l'u le l'autre.

ment considérable, de traînées du courant pénétrera dans la profondeur. Car. plus les électrodes seront rapprochées l'une de l'autre, plus les longueurs des traînées de courant delà surface et de la profondeur, allant d'une électrode à l'autre, différeront les unes des autres et plus il en restera dans le voisinage de la surface. Quand les électrodes seronl bien éloignées l'une de l'autre, cette différence s'amoindrira, et un nombre, relativemenl plus grand, de traînées du courant pénétrera dans la profondeur,; la figure 14 ci-jointe le démontre de la façon la plus simple. Cette méthode a surtoul son importance quand il s'agit de l.i moelle épinière, qui est relativement fort éloignée de la surface ; ainsi de grandes électrodes et fort éloignées l'une de l'autre, telle est la règle.

Vous pouvez aussi choisis deux électrodes d'une grandeur égale et les disposer de telle sorte que la partie en question soit située, aussi exactement que possible, sur la ligne' droite qui relie les deux éleetro-

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