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ACTION EXCITANTE SUR LES NERFS .MOTEURS

même avec des forces de courant intenses et qu'enfin, même de simples fluctuations de densité dans un courant fermé d'une façon permanente, peuvent agir par excitation, en supposant que ces fluctuations aient lieu avec l'amplitude nécessaire et une certaine rapidité.

D'un autre côté, résulte de là l'action excitante particulièrement énergique des courants faradiques sur les nerfs moteurs, parce que ces courants ayant un écoulement temporaire et abrupt produisent ainsi des fluctuations de densité notables et soudaines. Si vous faites agir certains courants d'induction sur le nerf moteur chacun de ces courants sera suivi d'une courte commotion musculaire, répondant à la force du courant d'induction ; par conséquent plus énergique que lors de la fermeture du courant de la seconde spirale. Faites agir sur les nerfs une série de ces courants, il en résultera une série identique de secousses distinctes du muscle; si la succession de ces excitations acquiert une grande rapidité, l'ensemble des secousses se réunissent en une contraction durable, unique, que l'on appelle tétanique ; c'est ce que vous pouvez voir en tout temps, quant le ressort de l'appareil d'induction se meut librement ; alors le nombre des courants distincts devient habituellement très grand. dans une seule seconde. Je n'ai pas besoin de donner des détails plus précis sur l'action excitante des courants faradiques, qui du reste n'a encore été étudiée par les physiologistes que d'une façon très insuffisante ; il suffit de dire ici qu'en général les courants distincts d'induction n'agissent que comme des fermetures de courants et que, par conséquent, leur fluctuation d'ouverture ne produit pas d'excitation notable.

L action excitante du courant galvanique sur les nerfs moteurs est bien plus intelligible dans ses particularités, parce qu'elle est plus facile à étudier et qu'elle a déjà été soigneusement étudiée. Toute fluctuation de densité, suffisamment grande, d'un courant galvanique introduit dans le nerf, provoque une excitation du nerf et, par suite., une secousse musculaire, c'est surtout le cas des fluctuations de densité qui se relient à la fermeture et à l'ouverture de la chaîne. On a reconnu de bonne heure que les excitations qui ont lieu à la fermeture et à l'ouverture de courants de forces différentes, ainsi que lors d'un changement de direction du courant dans le nerf, se comportent d'une manière très différente, et l'on a employé beaucoup de temps et de peine pour trouver les rapports réguliers de ces différences. Pflûger le premier a réussi à établir une formule exacte et scientifique de ces rapports ; c'est ce que l'on appelle la loi de secousse de Pfliiger. On entend par là la combinaison régulière des secousses musculaires qui se produisent lors delà fermeture et de l'ouverture d'un courant galvanique traversant le nerf moteur avec des forces différentes et uni1 direction

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qui varie souvent, ascendante ou descendante, centripète ou centrifuge. La formule de celte loi, donnée par Pfliiger, est assez généralement admise bien entendu quand il s'agit seulement du nerf mis à nu et suffisamment isolé ! — Cette formule est ainsi conçue :

Pour les courants faibles, il ne se manifeste, dans les deux directions du courant, rien qu'une secousse de fermeture, pas de secousse d'ouverture et la secousse de fermeture, quand le courant esl ascendant, est un peu plus forte que lorsque le courant est descendant.

Pour les courants de force moyenne, il se manifeste, dans les deux directions du courant, aussi bien des secousses de fermeture que des secousses d'ouverture ; mais ces dernières sont toujours plus faibles que les premières.

Enfin dans les courants très forts et tels que l'on ne peut jamais les appliquer à l'homme, il ne se manifeste, dans le courant ascendant, qu'une secousse d'ouverture et pas de secousse de fermeture; au contraire, si le courant est descendant, il ne se manifeste qu'une secousse de fermeture et pas de secousse d'ouverture.

Par une série d'expériences très ingénieuses, qui furent confirmées et étendues par Von Bezold et d'autres, Pfluger a réussi à ramener tous ces phénomènes distincts, tontes ces pbases de la loi de secousse, à des faits bien établis scientifiquement et très importants pour nous. Le plus important de ces faits, c'est que Faction excitante du courant galvanique ne se produit qu'aux pôles eux-mêmes et en émane ; et de telle sorte que l'excitation, lors de la fermeture, n'a lieu qu'à la kathode, et, lors de l'ouverture, seulement à l'anode. Pfluger trouva en outre que l'excitation rie la kathode est plus forte que celle de l'anode, que par conséquent l'excitation de fermeture d'un seul ei même courant esl, plus forte que l'excitation d'ouverture. De plus, mu trouvequela portion d'un nerf moteur, placée plus au centre, est plus excitable que la portion périphérique et en fin que lorsque les courants-uni très forts, nu voit apparaître aux deux pôles, des résistances notables a la prolongation du processus d'excitation, résistances qui grandissent avec la force H la durée de fermeture du courant.

C'est d'après ces précédents que s'explique de la manière la plus simple la loi des secousses de Pfluger : dans les courants faibles il ne se manifeste dan- les deux directions de courant, qu'une secousse de fermeture, parée que cette dernière est la plus forte des deux et apparaît par suite la première; la secousse de fermeture du courant ascendanl se manifeste un peu plus tôt, parer que la portion la plus centrale du nerf, sur Laquelle se trouve la kathode excitante, est un peu plus excitable. Dans les courants de force moyenne, là secousse de fermeture, par l'effet de l'excitation prépondérante de lakathode dans

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