D1MINUT. DE L EXCITABILITÉ ÉLECT. DES NERFS MOTEURS ET DES MUSCLES
Voilà comment les choses se passent d'ordinaire dans la diminution de l'excitabilité galvanique. Il ne faut pas qu'il intervienne des modifications qualitatives de la loi de secousse ni de la forme des secousses ; cette dernière reste toujours courte et rapide comme i éclair ; elle ne doit jamais être lente et paresseuse. Il en est de même du muscle, mais seulement dans une portion des cas ; dans une autre portion, on ne va pas aussi loin, sans modifications qualitatives préalables ; ensuite la série des extinctions des secousses devient tout autre, à la fin, il ne reste plus que la AnFS et les secousses s'attardent et s'allongent. Cela rentre déjà dans la réaction de la dégénérescence, qui va nous occuper à l'instant.
Ici encore, pour toutes les modifications plus délicates et pour toutes les maladies bilatérales, on ne peut employer que les méthodes exactes de l'examen de l'irritabilité quantitative. Mais naturellement on reconnaît sans peine les perturbations profondes et les degrés supérieurs de la diminution de l'excitabilité galvanique ; dans celles-ci il faut particulièrement tenir compte de l'absence des modifications qualitatives.
Ici encore, je commence par donner quelques exemples de la maladie hémilatérale des nerfs et des muscles.
\° Faiblesse de la région du péroné, après une affection articulaire.
Nerf péronier côté sain côté malade
première KaFS iii0 33°
» KaDS 40° manque
2° Paralysie par compression du n. radial droit (forme moyenne). Première KaFS d. à 22° g. à 10° de déclin, de l'aig. Première KaDS d. à 34° g. à 31° »
3° Atrophie du quadriceps gauche par suite d'une inflammation de l'articulation du genou (Rumpf).
Nerf crural KaFS d. 4° g. 7°
AnFS d. 5° g. 12° AnOS d. 31° g. 37"
4° Faiblesse et atrophie dans la région du péroné droit, à la suite d'une inflammation de l'articulation du genou (Rumpf).
Nerf péron. KaFS d. 22° g. 8° »
AnFS d. 32° g.
AnOS d. 32<> g<
5° Encéphalopathie. Hémiparésie gauche.
Nerf cubital KaFS d. 8 El. 60°
KaDS d. 14 El. 28J
Nerf péron. KaFS d. 4 El. 3°
KaDS d. 10 El. 26°
El.
lo°
El.
El.
El.
164 ÉLECTRODIAGNOSTIC
Quand la maladie est bilatérale, une exploration complète fournit pareillement une réponse satisfaisante.
1° Tabès dorsalis.
Nerf cubital droit
KaFS
KaDS
Nerf cubital gauche
Nerf péron. droit
» gauche
2° Tabès dorsalis.
Nerf cubit.
KaFS
KaDS
Nerf péron.
3° Cas d'une paralysie sp
nale spasmodique
homme
de 35 ans
Nerf frontal droit
KaFS
Nerf accessoire droit
KaDS
Nerf cubital droit
Nerf cub. gauche
Nerf péronier droit
» s-auche
Il y a donc dans tous ces trois exemples une diminution de l'excitabilité galvanique, rien que dans les péroniers.
Mode d'apparition. La simple diminution de l'excitabilité électrique n'a lieu que très rarement dans les paralysies cérébrales, encore n'estce qu'à des degrés toutàfait légers. En tout cas elle n'advient généralement que lorsque ces maladies durent depuis plusieurs années (surtout quand elles ont commencé dès l'enfance et c'est à bon droit que l'on regarde la conservation de l'excitabilité électrique comme ayant une grande importance pour caractériser et diagnostiquer les paralysies cérébrales.
Les paralysies bulbaires (notamment la paralysie bulbaire chronique et progressive) présentent souvent la diminution, dans les nerfs aussi bien que dans les muscles ; mais, chez ces derniers il y a souvent une réaction de dégénérescence.
Dans certaines maladies de la moelle épinière, on peut remarquer assez fréquemment une simple diminution de l'excitabilité électrique ; c'est ce qui advient par exemple, à un degré peu élevé, pour d'anciens cas de tabès dorsalis (Erb.), dans la paralysie spinale spasmodique (Erb), dans des cas de myélite chronique et de sclérose multiple, dans les affections de la moelle épinière des paralytiques (Fischer), dans les lésions latérales sur le coté paralysé (W. Muller, JofTroy et Salmon). On ' voit môme souvent des degrés élevés de diminution, accompagnés d'une simple atrophie des muscles, qui paraît toutefois être plus alors qu'une atrophie d'inactivité et d'une absence complète de modifications qualitatives (cas de Striimpell).