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I. Le un' évident

l'AnFo et earactè

Cette manière d'être, élévation et modification qualitative de l'excitabilité électrique, persiste dès lors sans changement, plus ou moins longtemps, 3, 6, 8 semaines.

Mais alors apparaît un affaiblissement graduel de V excitabilité galvanique, tandis que les variations qualitatives, surtout la lenteur des secousses, continuent à persister; mais des forces de courant de plus en plus fortes deviennent nécessaires pour développer ces contractions lentes.

Dans les cas incurables, celle diminution progresse toujours davantage et on arrive peu à peu à rendre l'excitation des muscles on ne

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peut plus difficile; la KaFS s'éteint enfin la première complètement et il ne reste plus finalement qu'une AnFS très faible comme dernière manifestation vitale des fibres musculaires qui existent encore ; ce qui fait opposition avec l'extinction simple de l'excitabilité galvanique, dans laquelle la KaFS est la dernière réaction persistante. Des années peuvent s'écouler avant que l'excitabilité galvanique disparaisse complètement du muscle dégénéré.

Dans les cas curables toutefois, avec le retour de la motilité. et de l'excitabilité électrique des nerfs, les phénomènes normaux se rétablissent aussi peu à peu dans le muscle, plus ou moins rapidement il est vrai, suivant que le régénération se produit plus tôt ou plus tard. Mais vous ne devez jamais vous attendre, avoir aussitôt après le retour de la conductibilité et de l'excitabilité des nerfs, les muscles revenir également à leur état normal; les transformations survenues dans les muscles ont besoin d'un certain temps pour redisparaître et ainsi vous devez vous attendre, en toutes circonstances, à ce que les signes de la réaction de dégénérescence dans les muscles durent encore un certain temps, plus ou moins long, après le retour de l'excitabilité dans les nerfs ; et il peut arriver ainsi que des secousses qualitatives normales soient de nouveau développées par les nerfs, tandis qu'en excitant directement les muscles, les secousses qualitatives anormales de la DR apparaissent encore. Mais c'est très graduellement — peutêtre encore durant l'accroissement d'excitabilité, mais plus souvent alors que celle-ci a déjà commencé à s'affaiblir, — que la réaction normale se rétablit, que la AnFS se réduit plus, que la lenteur des secousses cesse et qu'ainsi tout peut redevenir normal ; mais, dans la règle, l'excitabilité est, à ce moment, parvenue à un degré quantitatif essentiellement inférieur et il se passe encore longtemps avant que la motilité se rétablisse conformément à la normale.

En ce qui touche la différence excessivement surprenante entre l'excitabilité faradique et galvanique du muscle, différence qui a donné l'impulsion initiale aux explorations les plus rigoureuses sur la DR, la cause en a été placée par Neumann dans la différence physique des deux genres de courant. Neumann a fait remarquer que, dans de semblables cas pathologiques, des courants d'une certaine durée sont seuls en état d'exciter les muscles transformés ; comme les courants faradiques, pendant leur passage, sont d'une durée tout à fait momentanée, d'une grande rapidité d'égalisation, ils restent sans effet sur le muscle affecté. Quand, à l'aide d'une disposition quelconque, on transforme le courant galvanique actif en un courant de très courte durée, ce dernier reste également complètement sans effet ; et tel est encore le cas, même avec des courants galvaniques très forts, tandis que des actions très intenses sont déjà développées par de très faibles courants

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de longue durée. Ainsi s'explique ce fait que l'on réussit souvent, à une époque déterminée de la paralysie, à l'aide des courants, durant un peu plus longtemps, de l'appareil de rotation magnéto-électrique (et même à l'aide du courant faradique des spirales primaires), à développer encore des contractions, tandis que les courants faradiques secondaires sont déjà complètement sans effets.

De cette façon sans doute on établirait une cause physique pour la divergence de l'excitabilité faradique et galvanique de ces muscles; mais la raison pour laquelle les muscles dégénérés perdent la faculté de réagir contre des courants de courte durée, tandis qu'ils répondent d'une façon plus accentuée aux courants de longue durée, reste encore tout d'abord à déterminer et constitue un problème pour la physiologie pathologique. Mais, certainement, ce sont les modifications chimiques et moléculaires liées à la dégénérescence de la substance contractile, qui doivent être invoquées, en première ligne, comme éclaircissement.

Mais une autre manifestation, qui surgit durant la disparition graduelle de la DR et que nous ne pouvons que brièvement mentionner ici, a certainement les rapports les plus étroits avec ces variations ; c'est l augmentation d excitabilité mécanique des muscles. Je l'ai décrite en premier lieu ; Hitzig d'autre part l'a découverte tout à fait en dehors de moi, mais il l'a, par erreur, attribuée aux nerfs. Elle peut, dans tous les cas en question, être observée d'une façon plus ou moins évidente et elle se prouve par ce fait que les muscles répondent par une contraction très nette mais lente, à une excitation mécanique quelconque, même très faible (de préférence à un coup léger et de courte durée porté avec un marteau de percussion, ou plus simplement, avec le doigt, ou une simple pression ou même l'éloignement rapide d'un corps déprimant). Cette manifestation se relie, on ne peut plus étroitement, avec l'augmentation de l'excitabilité galvanique, mais elle se produit d'ordinaire plus tardivement et, dans la règle, s'évanouit aussi un peu plus tût que celle-là, mais dans des cas favorables, elle peut être observée durant des semaines et des mois.

Ici se termine la description, si je puis m'exprimer ainsi, des manifestations capitales et typiques de la réaction complète de dégénérescence ; si, dans tous les cas, elles ne présentent pas exactement la même marche, cela s'explique de soi par les circonstances propres qui existent dans la réalité ; c'est ce qui ressortira d'une façon encore plus positive des particularités de l'exposition ultérieure. Nous avons affaire, en pathologie, non à des expériences simples et nettes mais à une multiplicité extraordinaire de phénomènes qui sont susceptibles de la gradation et de la complication la plus diverse. C'est là ce que vous ne devez jamais perdre de vue.

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