REPRÉSENTATION GRAPHIQUE DE LA DR COMPLÈTE
nérescence da nerf; dans la deuxième semaine, l'extinction de l'excitabilité du nerf et de l'excitabilité du muscle ; en même temps, l'augmentation commençante et la modification qualitative de l'excitabilité galvanique du muscle, marquée par l'atrophie et l'hypertrophie des noyaux des fibres musculaires ; à la sixième semaine, sur le schéma, le retour de la motilité ; aux septième et huitième semaines, le retour de l'excitabilité galvanique et faradique du nerf et de l'excitabilité faradique du muscle, marqué histologiquement par le commencement de la régénération.
Dans le schéma 2, vous voyez dès la vingt-cinquième semaine déjà un abaissement notable de l'excitabilité galvanique, avec modification qualitative persistante, correspondant à l'atrophie et à la cirrhose des muscles, etc. Ainsi vous pouvez lire sur chaque coordonnée pour les différentes formes de la paralysie et pour les différentes phases de son processus, comment apparaissent, dans un temps déterminé, la motilité. l'excitabilité électrique et la manière dont elles se comportent histologiquement parlant. Vous voyez d'un seul coup d'œil que, suivant la plus ou moins grande rapidité de la régénération, l'ensemble des modifications électriques et histologiques, qui constitue la réaction de la dégénérescence, peut changer, dans un moment donné, de la manière la plus variable.
Cela serait l'image de la complète DR, telle qu'elle se présente à nous, souvent avec une semblable régularité, mais seulement dans des cas typiques. Vous ne devez naturellement pas vous attendre. Messieurs, à trouver, dans tous les cas pathologiques, une aussi grandi' régularité du cours des modifications que, dans l'expérimentation ou dans une simple lésion traumatique des nerfs. Cela ne se rencontre pas facilement en pathologie, et il se manifeste ici de nombreuses déviations, qui peuvent être déterminées par le genre de la lésion, par les diverses perturbations des influences trophiques, paroles améliorations passagères, par de nouvelles perturbations se succédant les unes aux autres, etc., et l'on ne doit pas conclure, d'une irrégularité quelconque, comme on en trouve toujours dans les cas anciens, que le schéma donné ci-dessus ne soit pas exact ou que l'on ait découvert une nouvelle et importante anomalie. Déjà le moment, où s'effectue la régénération du nerf, détermine de grandes différences dans l'ensemble de l'image de la DR ; si la régénération se manifeste de bonne heure, le nerf pourra de nouveau être excitable faradiquement et galvaniquement, tandis que la modification dans le muscle est encore à son point culminant; celui-ci ne peut pas rétrograder aussi vite, et a besoin, pour cela, d'un certain laps de temps. Il peut donc se faire que le muscle, à la suite de l'excitation du nerf, réponde, d'une manière normale, par des secousses, mais qu'il présente encore la réaction de la
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dégénérescence, lors de l'excitation directe. Mais, si la régénération se manifeste très tard, il se peut que la modification musculaire soit déjà arrivée à une phase d'excitabilité galvanique fort amoindrie, alors que l'excitabilité électrique du nerf commence à se développer lentement. Il y a ainsi d'innombrables cas particuliers, où l'on s'oriente cependant en examinant et en appréciant avec soin les circonstances de temps et autres. A cet effet, les schémas, figurés plus haut, pourraient bien avoir leur utilité.
Mais il existe toute une série de cas, dans lesquels le processus ne répond pas tout à l'ait au schéma précédent ; il ne s'y développe, d'une manière strictement typique, qu'une partie des modifications; les autres ne se produisent guère ou pas du tout. Dans ces cas, l'excitabilité des nerfs ne s'éteint pas, mais elle baisse jusqu'à un degré presque insignifiant ; malgré cela, on retrouve dans le muscle, sous une forme parfaitement typique, les modifications de l'excitabilité galvanique. J'ai trouvé ce phénomène d'abord sur une série de six paralysies faciales, de nature rhumatismale: et je les ai utilisées pour établir une catégorie spéciale de ces paralysies et une espèce secondaire de la-DR ».
Plus tard Bernbard aussi a étudié un cas semblable. Depuis ce temps, j'ai moi-même observé fréquemment ce phénomène dans certaines formes de paralysie spinale atrophique el dans les paralysies périphériques des nerfs les plus différents. J'ai introduit, en conséquence, le terme de réaction partielle de dégénérescence.
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\. Dès mon premier grand travail sur la DR (1868), j'ai trouvé la DR' (partielle) chez un enfant, probablement atteint d'une paralysie faciale de la base et je l'ai décrite en détail (1. c. exemplaire imprime à part), mais sans lui accorder l'imporance qu'elle mérite.