‹ Traité d'électrothérapieChapitre 98 sur 290 · ÉLECTR0DIÀGN0ST1C · texte numérisé non relu

ÉLECTR0DIÀGN0ST1C

l'exemple le plus concluant est la paralysie faciale rhumatismale ordinaire : on y distingue trois formes, d'après la durée et la gravité de la maladie, et on les reconnaît d'après les résultats de l'exploration électrique . Si l'excitabilité électrique se trouve être tout à fait normale (forme légère) le pronostic est très favorable ; la maladie durera 2 ou 3 semaines ; s'il existe de la DR partielle (forme moyenne), la maladie durera un ou deux mois ; mais si l'on trouve la DR complète (forme grave), le pronostic sera relativement défavorable et la paralysie durera 3,6,9 mois et plus encore. Les nombreuses paralysies par compression du nerf radial peuvent également être jugées, quant à leur pronostic, au moyen de l'exploration électrique. De même, dans une forme de maladie spinale, la poliomyélite antérieure chronique, •m a constaté l'exactitude des déductions prognostiques, tirées de l'état et du degré de la DR, aussi bien au point de vue des différents groupes de muscles chez un seul et même individu que par rapport à la forme grave ou légère de la maladie. (Erb.)

Mais, à ce propos, il ne faut pas oublier que ce signe prognostique n'est pas du tout applicable à toutes les paralysies possible-, sans différences, mais seulement à celles dont l'étiologie est déterminée et la localisation identique. Elle n'est donc applicable qu'aux paralysies faciales d'origine rhumatismale ou aux paralysies par compression du nerf radial, entre elles: mais il n'est jamais permis de comparer, par exemple, à l'aide de l'électricité une paralysie faciale cérébrale à une paralysie provenant d'une carie du rocher ou celle-ci à une paralysie rhumatismale, ou, par exemple, le processus d'une paralysie par compression du nerf radial à celui d'une paralysie radiale consécutive à la formation d'un cal, à l'atrophie' musculaire progressive dans la région radiale; c'est, je le répèle, impossible.

L'exposé, que je vieus de faire de la DR, n'implique nullement chez moi la prétention d'avoir épuisé la question dans tous les sens et dans tous les détails. Je ne voulais que vous montrer une image typique et représenter le rôle qu'elle joue dans les cas simples et non compliqués. Je vais cependant ajouter quelques remarques éclaircissantes et spéciales.

Il est de l'essence de la chose de présenter toute sorte de déviations de l'état typique. La pathologie n'a pas affaire seulement à des expériences simples et faciles, mais à des processus de maladies hétérogènes, compliqués, vagues et ilottants. Leur développement, plus ou moins lent, plus ou moins rapide, les améliorations, les rechutes, qui peuvent se présenter, si bien (jue les symptômes de dégénération et de régénération, se confondent pêlemêle au lieu de se sutfre et se classer régulièrement ; des lésions circonscrites ou disséminées, avec variétés, qui n'atteignent, dans leurs combinaisons alternantes que certaines parties des nerfs et des muscles ; apparitions réitérées de l'atrophie dégénérative, dans les mêmes régions nerveuses et musculaires comme par exemple, dans le cas de paralysie saturnine récidivante; comhi-

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