Athalie, i
DaDE lee coins d'ane rocbe dure Ou dans les trous d'une masure, Je ne sais pas lequel des deux, De petits monstres Tort hideuii, etc.
Jupin en a bientâl la cervelle rompue.
Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue. Le monarque des dieux lenr envoie une grue Qui les croque, qui les lue, Qui Us gotw à son plaisir'.
dans certains genres de poésie, comme le sonnet ou le rondeau, et etifin dans certaines stances où le poËte a cherché un effet musical évident :
Je consens, on plnlAt j'aspire à ma ruine;
Monde, pour moi lu n'as plus rien;
Je porte en un cœur tout clirélien
Une flamme toute divine.
Et je ne regarde Pauline
Que comme un obstacle i mon bicn^.
{Tou! le cliaiiT.) Tout l'univers est plein de sa maguilicence; Qu'on l'adore, ce Dieu, qu'on l'invoque à jamais; Son empire a des temps précédé la naissance,
Chaotons, publions ses bienraits. (Une voix ifulf.)
En Tain l'injuste violence Au peuple qui le loue Imposerait silence;
Son nom ne périra jamais.
Le jour annonce au jour sa gloiie et sa puissance; Tout l'univeis est plein de sa maguiGcence;
Cbantons, publions ses bienfaits.
(Toi/I U ckœar.) ToutTunivera est plein de sa magnificence;
au leur âme se plonge,
reproché h Lu Fanlaioa eelte «ccumiilalloi)
LBCTORB DU TEXTE. If
One leur reslera-l-il? — Ce qui reste d'un songe Dont on a reconnu Terreur.
A leur réveil, ô réveil plein d'horreur!
Pendant que le pauvre à ta table Goûtera de ta paix la douceur inefTable, Us boiront dans la coupe affreuse, inépuisable, Que tu présenteras au jour de ta fureur A toute la race coupable.
[Tout le chœur.) réveil plein d'horreur!
songe peu durable !
dangereuse erreur *?
Le Nil a vu sur ses rivages Les noirs habitants du désert Insulter par leurs cris sauvages L'astre éclatant de l'univers.
Cris impuissants! fureurs bizarres!
Tandis que ces monstres barbares Poussaient d'insolentes clameurs, Le dieu, poursuivant sa carrière Versait des torrents de lumière Sur ses obscurs blasphémateurs*.
Enfln il est une dernière observation dont on doit tenir le plus grand compte si Ton veut lire avec intelligence des vers ou de la prose. Tous les mots d'une phrase n'ont pas la même importance, il s'en faut de beaucoup; la langue française est plus chargée que les langues anciennes de petits mots parasites tels que les articles, les prépositions et les conjonctions; il sera nécessaire, en lisant, de glisser légèrement sur les termes de cette espèce. On devra même faire un choix parmi les autres mots de la phrase, et laisser pour ainsi dire les uns dans une demi-obscurité tandis que Ton mettra les autres en pleine lumière. Qu'on lise de la prose ou des vers, il faut appuyer fortement sur un certain nombre de mots, et baisser le ton en prononçant les autres; on parvient de la sorte à donner à ses paroles une grande harmonie, et à bien faire comprendre ce que l'auteur a voulu dire. Là encore, c'est l'intelligence et l'habitude qui permettront
i. Athalie, ii, 9.
i. Le Franc de Pompignao
d'appliquer le précepte, et les exemples que Ton pourrait donner ne prouveraient pas suffisamment ce qu'il faut démontrer. Il y a pourtant un procédé assez simple pour reconnaître quels sont les mots qui doivent être prononcés plus fortement que les autres ; on n'a qu'à se demander quels mots on conserverait s'il était nécessaire de traduire en style de dépêche télégraphique la phrase qu'on doit lire.
Voici deux extraits, l'un de Molière, et l'autre de Bossuet ; on a mis en italique les mots sur lesquels il faut élever la voix :
CHRTSALE.
Vous êtes satisfaite, et la voilà partie; Mais jô n'approuve point une telle sortie; C'est une jiUe propre aux choses qu'elle fait. Et vous me la chassez pour un maigre sujet.