I. Place du moroean dans l'ensemble
Les remarques littéraires ne sauraient être les mêmes pour un morceau détaché que pour une œuvre complète, et c'est la première chose à quoi l'on devra songer en expliquant. S'agit-il d'un fragment de discours, d'une scène comique ou tragique, d'un épisode emprunté à tel ou tel poème, d'un récit détaché, d'une page de philosophie ou de morale, on commencera par indiquer la place du morceau dans l'ouvrage auquel il est emprunté. Ainsi l'on ne manquera pas de faire observer que ces trois fragments si connus :
Celui qui règne dans les cieux et de qui relèvent tous les empires, à qui seul appartient la gloire, la majesté et l'indépendance, est aussi le seul qui se glorifie de faire la loi aux rois, et de leur donner, quand il lui plaît, de grandes et terribles leçons, etc.^
J'étais donc encore destiné à rendre ce devoir funèbre à très haute et très puissante princesse Henriette-Anne d'Angleterre, duchesse d'Orléans, etc.>.
Dieu seul est grand, mes frères, et dans ces derniers moments surtout où il préside à la mort des rois de la terre,... etc.'.
sont des exordes ou commencements d'oraisons funèbres ; on dira que le fameux passage de Bossuet sur la mort de Madame :