‹ Traité d'explication française: ou, Méthode pour expliquer littéralement les auteurs françaisChapitre 67 sur 79 · La Haye, 1714, ua vol. in · texte numérisé non relu

La Haye, 1714, ua vol. in

122 IHAITÉ D^EXPLICATION FRANÇAISE.

— Malade (ici nous citons) : « C'est-à-dire qui ne se porte pas bien, ou comme Messieurs de l'Académie française le remarquent, qui sent quelque dérèglement, quelque altération dans sa santé. Ainsi Colin était malade, non pas toutefois que sa santé fût dérangée par la fièvre ou quelque autre maladie qui eût besoin d'un docteur en médecine. Il était proprement ce qu'on appelle dans le style familier êtj'e tout je ne sais comment, être tout chose, ))

— Dedans son lit, « 11 n'était pas seulement dessus, il éfait dedans. Voilà pourquoi le poète s'est servi du composé dedans au lieu du simple dans,,, » Suivent trois pages de discussion insensée, avec beaucoup d'exemples, sans compter une page de supplément à la fin du volume.

— Son lit, « Le lit est naturellement la place d'un malade, témoin ce vers des Œuvres en vers de M, D,

Iris, ce chef-d'œuvre des cieux Est' au lit toute languissante.

Et témoin encore ce que nous apprend Quinie-Curce d'Alexandre le Grand : « Ce prince, dans la maladie dont il mourut, dit de son lit adieu à tous les soldats de son armée qui vinrent jusqu'au dernier lui faire la révérence. »

— D'une grosse maladie, « Ce grosse est bien choisi; si cette maladie était petite, on ne s'en embarrasserait pas. Mais ce mot g7^osse intéresse tout à fait.

— Malade d'une grosse maladie, « Ce pléonasme relevé par le mot grosse émeut la compassion du lecteur, le touche. Cependant j'ose avancer que ce g7'osse ne me paraît point original [c'est-à-dire conforme au manuscril de l'auleur inconnu], et je crois qu'on l'a substitué h grande, j> Suit une page de démonstration.

— Pensant mourir, « Notre poète aurait bien pu mettre croyant mourir. Mais croyant n'aurait signifié que la simple croyance, et l'on sait que cette croyance est si peu de chose qu'elle ressemble Iput à fait à une opinion légère qui n'a nul fondement; auîieu que pensant marque une

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