PolyeuetCf i
LECTDRB DU TEXTE. 7
versité qui fait le plus grand charme des poésies grecque et latine. Les exemples en sont innombrables ; contentonsnous de quelques-uns que nous prendrons au hasard :
Quoi! — lorsque vous voyez périr votre patrie, Pour quelque chose, — Esther, — vous comptez votre vieï Dieu parle, — et d'un mortel vous craignez le courroux! Que dis-je? — Votre vie, — Esther, — est-elle à vous? N'est- elle pas — au sang dont vous êtes issue? NIest-elle pas — à Dieu — dont vous l'avez reçue *t
Vous régnez; — vous savez combien — votre naissance Entre l'empire et vous — avait mis de distance... Il mourut. — Mille bruits en courent à ma honte... On vit Claude, — et le peuple, — étonné de son sort Apprit en même temps — votre règne — et sa mort'.
— n est un autre moyen d'éviter la monotonie en lisant des vers français à haute voix, c'est de tenir le plus grand compte de ce qu'on nomme Tacent tonique. En français, comme dans toutes les langues du. monde, les différentes syllabes d'un mot n'ont pas la même valeur; quand nous prononçons le mot Défense j il est évident que nous accentuons la syllabe /i?n, et que nous glissons rapidement sur les deux autres, tandis que dans le mot DéfenseurV3.cceni est reporté sur la dernière syllabe seur. Voici la règle, qui est absolue : l'accent tonique n'occupe jamais en français que deux places; il est sur la dernière syllabe de tous les mots à- terminaison masculine : Soldat, Aimer, Secourir, Transport, Azur. Il est sur la pénultienne, ou avant-dernière, quand la terminaison est féminine : Avare, Ouvrière, Délire, Aurore, Nature,
En observant exactement cette loi, on appuiera plus ou moins sur les différentes syllabes d'un vers, et l'on aura delà sorte une prononciation véritablement harmonieuse ; nous n'en voulons pour preuve que ces vers d'Athalie :
Des prêtres, des enfants, 6 sagesse étemelle !... deux, écoutez ma voix; terre, prête Voreilïe; Ne dis plus, ô Jacob! que ton Seigneur sommet71e;