DB L'ÉCHAPPÉE
§ 457. On nomme Échappée toute note essentiellement mélodique qui succède km nottt principale et qui n'a point de résolution régulière, c'est-à-dire aui est suivie par une note autre que celle de son degré conjoint inférieur ou snnérieur.
(*) Il est à remarquer que, mSme arec l'appoggiature expressire, deux quintes produites dans des conditions analogues i «elles de l'Ei. 70 ne sont pas aussi dures ^ ^ «1 j .
que si elles étaient réelles:
Exemple.
Ce fait explique pourquoi les quintes occasionnées par les accords de neuvième qu'on fait résoudre dans le sens de la réalisation suivante :
ne Boni pa« fort cdoquantes. la neuTième donnant très-souvent la sensation de l'appoggiature. (Au sujet de quintes analigaea, ooycz § 285, Ex. 17, 21, 24 et 26). Toutefois ces licences ne sont généralement pas d'un bon effet, p.'pst p^ ur. eit«l Mn'a pu jugé à propos de le? consigner dans l'article Appoggiature.
L'éehappie, dans la plupart des cas, n'est donc, pour ainsi dire, qu'une broderie où la dernière fraction de la note principale (*) se trouve supprimée; ainsi l'Ex 1 n'est, de faii. oue ]a figure tronquée de l'Ex. 1 5i.5; en d'autres termes Véchappée est une broderie tronqué».
1 bis.
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s 458. Lorsque la note qui constitue Véchappée peut faire partie intégrante de l'accord qui la suit (Ex. 2, 3 et 8) elle est souvent analysée comme anticipation indirecteC*), surtout quand sa valeur est longue (Ex. 2 6t.s); dans ce cas on la fait quelquefois coïncider avec un changement d'accord (Ex. 4); elle peut même être anticipée relativement au changement d'accord,
ce qui est très rare (Ex. 5).
5 459 Quand Véchappée ne peut pas être envisagée comme anticipation indirecte, on ne l'emploie qu'avec des valeurs brèves ("*) et sur les temps faibles ou, plus souvent encore, sur la partie faiblt- des temps (Ex. 1. 6, 9 et 10).
LA;Aa/>/>^e peut quelquefois être ornée par la broderie (Ex. 6 6is), ou par l'appoggiature (Ex. 6 fer et 14) ; on la rencontre fréquemment suivie d'une appoggiature(Ex. 13, 14 et 15).
La double échappée (Ex. 1 1) est extrêmement rare ; il en est de jtlênie des échappées «tmuitoniei (Ex. 13).
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r**) LTix. 1 pHmdU u des eai t»rts, où la valeur de Vechappe* peut avoir ^uekiiM
s 460. De toutes les notes mélodiques Véchappée est celle qu'on rencontre le plus rarement, même dans la musique moderne; la plupart des traités d'harmonie n'en font pas même mention. Son emploi est très délicat et très restreint; elle ne se prête d'ailleurs qu'aux mélodies prédominantes; jamais on ne la place dans une partie d'accompagnement. On ne l'altère que dans les conditions des Ex. 6, 6bis, 6 ter et 7, ou bien dans les cas très rares où elle peut servira moduler (Ex. 12). Enfin, on n'a guère fait usage, jusqu'aujourd'hui, qut d& Véchappée supirieure se Tésolvani SUT une note inférieure ; la plupart des exemples précédents sont dans ce cas. L'échappée inférieure se résolvant sur une note supérieure (Ex. 8, 8 bis, 9 et 13) ne se rencontre presque jamais.
N. B. L'échappée est interdite i l'école, et complètement exclue du contrepoint.