‹ Traité d'harmonieChapitre 22 sur 137 · IS · texte numérisé non relu

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ARTICLE V

DU MOUVEMKNT MÉLODIQUE DK3 PAKTIE3 BT DU LBUB IMUOBILIfS

$ 39. Deux sons difTérenls qui se succèdent immédiatement dans une mémo partie déter minent un mouvement mélodiqi;k -, en d'autres termes, tout intervalle mélodique implique un mouvetnenl.

$ iO. lorsqu'une même note, commune à deux ou à plusieurs accords, est maintenue à la même pince et dans une môme partie, cette partie reste immobile, soit qu'elle soutienne la note, soit qu'elle la répète suivant un rhythme quelconque :

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Ri^^I.KS ET OBSERVATIONS CONCERNANT LB MOUVEMENT Mél,ODIQUB.

§ i\. (llluque partie, envisagée isolément, ne doit contenir que des inlervalles mélodiques faciles d'intonation. A cet efTet on se conformera aux règles suivantes :

§ 4-2. — PREU 1ÈRE RÈGLE. Toul intervalle mélodique soit diminué, soit augmenté, est proscrit, ainsi que tout intervalle plus grand que la sixte mineure , l'octave exceptée (*).

§ 4-2 6(s. L'effet mélodique de quelques-uns de ces intervalles reste même défectueux lors que les deux notes qui les forment ne sont séparées que par une seule note intermédiaire

•iH(i".tais.-

Quatlcaugr.ic.Tt'e ( V.iinle r.iisniinîci: .'^i~i'l!É:Tic m.ijeure Sci'liéme majeure Quarle augraialéc

Ex.

de pareils mouvemenis mélodiques ne .^ont bons que dans les condition.s suivantes:

l°si l'intervalle défectueux est a«cen<ia«/, la ,^-^ bon ~ — ~~~-

note interposée doit être et supérieure et con- Quarte »iigmcntfe Scpiitoc majeure

jointe à la deruicrc note de l'intervalle : Kx. -^ t ^j ' . ^j —

-tr-

2° si l'intcrvaiie défectueux est descendant, lu noie interposée iluil élro el i:,fcricttrc et conjointe à la dernière note de l'intervalle : Ex. ^^ b^ -^

Sepli<i:iT m.ijoure. Q;iarl« anginenti'p.

SI

$ n - KiCKPTio.\A u RÈGLE VU % il. lorsque, des deux notes formant un intervalle mélodique défendu, la deuxième note est note senstfc/e allant sur to<ontçu«, ces sortes d'intervalles, et prmcipalement la quarte diminuée ainsi que \siquinte diminuée, sont tolérés ; Ex.

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toU'ré

I/t mïicur

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In mineur.

% 4i.— DLUXIÈUE RÈGLE. I,a nnt- sensible, dans le mode mincir, ■'.■y.l huijour.s mouler à la tonique. Cette règle n'est pas toujours applicable au mode majeur où elle n'est de rigueui que dans les conclusions de phrases.

(*)Le«i«r i'ocfave, généralement facile d'intonation, si fréijiicmraonl p.nliqiK! dons in Basse ; !c!è-.-o s'^ij-iiienira ic « >n servir dnns les parties intermédiaires.

c 45 — TROisiÈii^ RÈGLE. Dans les exercices d'école et dans le slyle rigoureux on évitera de faire sauter k^ parties (*) et on procédera le plus possible par degrés conjoints. Celte 3 • règte ne coiueriic pas la Basse dont les lois seront enseignées dans les chapitres et les paragraphes relatifs à rïuchalnement des accords.

ARTICLE VI

DES RAPPORTS HABMONIQOKS PKOVBNANT DU MOUVBMBNT BB3PR0TIF DES P4BTIB8

^ 46. Dcu^c ou plusieurs parties peuvent se mouvoir, les unes à l'égard des autres, de trois

manières différentes :

r lorsque deux ou plusieurs parties font simultanément soit un mouvement ascendant, soit un mouvement descendant, elles procèdent entre elles par mouvement semblable ou direct :

Exemple.

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Quand le mouvement semblalile produit une suite d'intervalles semblables il est aussi appelé mouvement parallèle :

2» Si une partie monte tandis qu'une autre des- J ^-

cend, il en résulte le mouvement contraire; lix. ^

3» De deux parties dont l'une est immobile tandis que l'autre se meut, il résulte le mouvement oblique : Ex.

Dans la réalisation àquaire parties ces trois mouvements peuvent avoir lieu à la fois; mais il importe d'apprécier l'effet harmonique, soit bon, soit mauvais, résultant de chacun de ces trois mouvements :

§47. Le mouvement semblable (ou direct), dans certains cas, est défectueux et exige les précautions suivantes:

§48. — niGiE. Los intervalles de qumte]u<>te et d'octave ainsi que l'unmon, provenant d'un mouvement semblable, produisent en général mauvais effet, quelles que soient d'ailleurs les parties qui concourent à la formation de ces intervalles -, par conséquent : i7 est défendu f aboutir, far le mnuvement semblable, sait à une quinte juste (Kx. A), soit à une octave (Ex. B) toit d un unisson (Ex. C) :

Ex.

n C'es> la lucuUoB eonuerée pour dénigrer lei mourtaiMt* inOodiiiues très-diijoiBtt.

S 19. l: effet, de DEiA QuirsTios justes COîiSÉcrTivEs, ex, I), ainn que de deux octaves cx. E iOn t DEiix UNISSONS cONSÉciiTiFS), cst plus mauvais encore que celui des exemples précédentt :

Ex,

§ 50. Les infractions à la règle précédente produisent ce qu'on nomme gériéralciiienl des quintes et des octaves défendues. (Il est bien entendu que, dans tout ce qui concerne celte règle, ce terme oclave comprend aussi l'unisson.)

§ 51. Une seu/e quinte juste, ouuneseu/e octave, provenant d'un inouvemciil direct, est appelée quinte ou octave directe (*).

§ 52. t)anslescas de rfeux quintes justes ou de deux octaves consécutives on dit simplement qu'il y a deux quintes ou deux octaves.

S 53. — EÎCEPTIOSA u RÈGLE PRÉCÉDENTE. —Dans les exemples suivants:

jCS quinti'S justes et l.'s octaves (ainsi que i'unis-oa), quoique provenant d'un mouvemen'i direc», sont d'un bon eU'et : donc, dans des cas analogues, c'est-à dire toutes les fois que, pour aboutir à l'un ou à l'autre de ces intervalles, la partie scpéuieuiie procède par degrés conjoints (**) et que ta partie inférieure jorocè/f par degrés disjoints ("*), les intervalles de Quinte juste cl d'octave (ou l'unisson), provenant d'un mouvement semblable, sont permis.

§54. OBSERVATION IMPORTANTE. A l'égard de Voclave (ou de l'unisson) l'exception précédente

elle-même esta modifier dnns certaines dispositions des accords: en général, quand l'octave

provenant d'un mouvement direct et ascendant est [ilacée dans les deux parties extrêmes,

celte octave n'est absolument bonne que si la partie supérieure procède par seconde tnibnn

Mais quand la partie supérieure extrême |)rocède par secojide mor

à éviter jeure ascendante , il en résulte le plus souvent un effet peu satisfaisant: Ex.

toutefois cet effet malsonnant disparaît dès que l'octave n'est pas placée dans les deux parties bon

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neuxe : Ex.

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