‹ Traité d'harmonieChapitre 87 sur 137 · BASSONS · texte numérisé non relu

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S 312. Mais on ne peut doubler une partie en octaves que lorsqu'il n'en résulte aucune faute i'harmonie. Ainsi dans l'exemple suivant :

la partie intermédiaire ne peut pas être reproduite simultanément à l'octave supérieure parce qu'il en résulterait une suite de quintes:

Exemples.

etc. etc.

etc. etc.,

Il est également défectueux de doubler une partie en octaves lorsqu'il en résulte des neuviètnes au-dessous ou à côté de leur fondamentale (§ 242), des tierces au-dessus de la neuvième majeure (§ 242), des tierces diminuées (§ 276), des quartes non préparées ou non résolues dans le cas où la partie doublée croiserait avec la Basse (S 301 ).

ARTICLE IV

SB L'HARUONIB a plus de quatre parties Ri^BLLBS.

S 313. Les règles concernant la réalisation deviennent d'autant moins rigoureuses que le nombre de parties réelles est plus considérable; les deux parties extrêmes seules doivent toujours conserver entre elles des rapports harmoniques qui satisfassent le plus possible à la pu reté de la réalisation; mais les rapports des parties intermédiaires entre elles, ainsi que ceux d'une partie extrême avec une partie intermédiaire, sont beaucoup plus libres que dans l'harmonie à trois et à quatre parties. Le mouvement direct peut aboutir à une quinte juste ou à une octave, même à une seconde ou à une septième. Deux quintes justes consécutives ainsi que deux unissons ou deux octaves sont toujours défendus lorsqu'ils ont lieu par mouvement semblable; mais deux quintes justes ou deux octaves sont permises par mouvement contraire.

S 3l4. Le croisement des parties intermédiaires peut être fréquent

§315. Les règles concernant les notes à doubler restent relativement les mômes que dans l'harmonie à quatre parties; la tierce de l'accord est toujours la noie qui se double le moins; ainsi une tierce unique peut suffire à la fondamentale triplée et à la quinte doublée; toutefoi.<( ces règles deviennent moins absolues en raison du nombre des parties et en raison, soit des exigences mélodiques de ces parties, soit de l'espace que laissent entre elles les deux parties extrêmes; ces mômes causes nécessitent souvent l'unisson. — Il faut toujours éviter de doubler les notes à résolution contrainte; cependant quelques auteurs oITrentdes exemples dans lesquels une note dissonante ou une note sensible se trouve doublée; mais, dansées cas, l'une des parties qui double elTectue une résolution irrégulière.

§ 316. Quanta la supression de certaines notes dans les accords, il est évident que plus

il 7 a de parties, moins cette suppression est motlTée, et qu'elle n'est applicable que dans des

cir<K)n8tances exceptionnelles.

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Dtven exempUi de marches harmoniques réalisées à plus de quatre partie$.

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