‹ Traité d'hématologie dynamique pour servir de fondement a un systeme de pathologie vitalisteChapitre 6 sur 33 · CHAPITRE XIY · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIY

Accidents qui compliquent la fièvre et la phlegmasie, et qui, liés intimement à leur origine affective, achèvent de la confirmer. Gastricité; putridité ; adynamie ; malignité; contagiosité'; intermittence.

272. Après avoir longuement étudié la fièvre et la phlegmasie , nous ne les avons guère considérées que dans leur état de simplicité. Mais elles ne vont pas toujours ainsi: divers accidents viennent tour à tour les compliquer et les aggraver, lesquels, entièrement identiques pour les deux, sont, avons-nous dit, une dernière et suprême confirmamation de l'identité d'origine et de nature que nous leur assignons. Si toutes les maladies ne constituaient qu'autant de faits individuels, isolés, contingents, sans aucun lien entre eux, hors de la domination d'une cause supérieure, générale, comme le répètent encore tous les jours d'impuissants pathologistes qui n'ont pas su s'élever jusqu'à cette cause, on ne verrait pas ainsi les maladies affecter une marche et subir des fortunes absolument conformes. 11 s'agit de rechercher en quoi consistent les accidents qui les compliquent.

Dans certaines fièvres ou phlegmasies, on voit les phénomènes gastriques se révéler avec une abondance et une ténacité inusitées. Tant qu'un pareil état ne se lie à aucune altération des forces capable d'aggraver le danger, c'est

1 Le mot contagiosité n'est pas français, mais il mérite de l'être : contagion exprime le fait d'une maladie propagée par le contact, non la propriété de le faire. Quand Trousseau a voulu indiquer le caractère d'une fièvre pernicieuse, il n'a pas hésité à créer le mot perniciosité, trôsanalogue au nôtre. La langue n'a qu'à gagner à l'usage de certains mots qui résultent tout naturellement d'autres mots, et qui épargnent la confusion ou la périphrase nécessaire pour l'éviter.

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