‹ Traité d'hématologieChapitre 104 sur 236 · CHIFFRE MOYEN · texte numérisé non relu

CHIFFRE MOYEN

d'hématies

Christiana . . .

Gôttingen . . .

Tiibingen

Zurich

Auorbaoh. . . .

Reiboldsgriin

Davos

Arosa

Cordilières.. .

m ooo

L'hémoglobine n'augmente pas dans les mêmes proportions que le nombre des hématies. Kûndig a vu la quantité d'hémoglobine s'élever lentement et n'être proportionnelle au nombre des hématies qu'au bout de trois semaines.

Zuntz et Schumburg', sur le mont Rosa à 2800 m., ont vu la densité diminuer ; de 1062-65 à Berlin, elle s'est abaissée à 1052-56 au mont Rosa.

Suivant Viault, le sujet qui s'acclimate aux grandes altitudes a un grand nombre de petits globules dans le sang; le sujet déjà acclimaté a des globules de dimensions normales.

Dans ces derniers temps, on a étudié l'hyperglobulie qui se produit chez des sujets portés très rapidement à une grande altitude au cours d'une ascension en ballon. Dans ces conditions, le chiffre des globules s'élève progressivement et rapidement, atteint un maximum qui se produit au moment ou l'altitude est le plus considérable, puis redescend progressivement pour revenir à la normale lorsque

1 ScjiUMBURG et Zuntz. Arcli, f. d. r/es. l'/ii/siolof/ie. Bd. LXllI, 1890.

NO.MBIili DKS GLOBULES ROUGES.

les aéronautes sont redescendus à terre. L'hémoglobine s'élève puis s'abaisse proportionnellement au nombre des globules rouges. Les chiffres traduisant l'augmentation du nombre des globules sont très variables suivant les auteurs : Gaule aurait vu les hématies augmenter de 63 p. 100 au cours d'une ascension à 4500 mètres. Ce chiffre nous paraît sujet à caution quand on le met en regard des observations très précises qui ont été faites récemment : au cours d'ascension à 4000-5000 mètres, Bensaude ' n'a vu les hématies augmenter que dans la proportion de 4 à 6 p. 100 ; Jolly de 12 p. K)0.

Mécanisme de l'hyperglobulie. — Différentes hypothèses ont été émises pour expliquer cette hyperglobulie.

1" Gottstein ' a prétendu que l'hyperglobulie des hauteurs résultait d'une erreur de technique ; les dimensions de la chambre du compteglobules de Thoma-Zeiss augmenterait parce que la lamelle ne serait plus aussi fortement appliquée par la pression atmosphérique ; et il en résulterait une erreur dans la numération qui ferait croire à une hyperglobulie.

2° Concentration par évaporation. — Certains auteurs (Grawitz, Bunge, Malassez, Abderhalden pensent qu'il n'y a pas d'augmentation réelle du nombre des globules rouges, mais seulement une augmentation apparente due à la concentration du sang, conséquence de l'évaporation plus considérable à laquelle est soumis l'organisme dans les hauteurs où l'air est raréfié. Grawitz a noté en effet la même hyperglobulie chez des animaux qu'il faisait vivre dans un air raréfié. Il a constaté, à la suite de plusieurs expériences sur lui-même et d'observations chez des sujets atteints de tachypnée hystérique, que l'accélération de la respiration augmentait l'exhalation de vapeur d'eau par les voies respiratoires et concentrait le sang ; il pense qu'il en est de même chez les sujets transportés dans les hauteurs dont la respiration s'accélère.

Les expériences ont montré que les animaux transportés à une grande hauteur en ballon perdent du poids par évaporation ; mais

1 Bensaude. Soc. de biologie, nov. 1901.

2 Jolly. Soc. de biologie, nov. 1901.

3 GoTTSTEiN et. ScRODEH. Berlin, klin. IVoch, 1900, N° 21.

4 Abderhalden. Zeit. f. Hygiène, XLIII,-p. 443, 1902. • ■

CONDITIONS PHYSIOLOGIQUES

la variation du poids n'est pas proportionnelle à la variation du nombre des globules, puisque redescendus à terre, les animaux ne retrouvent pas complètement leur poids primitif, tandis que le chiffre de globules rouges redevient ce qu'il était avant l'ascension.

Schumburg et Zuntz font remarquer que si l'hyperglobulie était due uniquement à une concentration du sang par évaporation, l'individu dont le chiffre de globules s'élève de 5 millions à 7 millions, à cause de l'altitude, devrait subir par évaporation une perte de sérum et corrélativement une perte de poids extrêmement considérable, de plusieurs kilogrammes, ce que les pesées ne constatent pas. Linossier pense aussi que la concentration du sang par évaporation est insuffisante à expliquer une augmentation d'hémoglobine de 30 °/o q"i ^ été constatée au cours d'une ascension en ballon ; car il faudrait admettre que le sang a perdu en peu de temps plus d'un litre d'eau, ce qui n'est guère vraisemblable.

3" Répartition inégale dans les vaisseaux sanguins. — Schumburg et Zuntz croient aussi que l'hyperglobulie n'est que relative, mais ils l'expliquent par une répartition inégale des globules rouges dans les vaisseaux sanguins. Déjà Cohnstein et Zuntz avaient montré que le nombre des globules contenus dans les capillaires se modifie avec l'état de dilatation ou de resserrement du vaisseau et avec la rapidité du cours du sang; or, dans les hauteurs, Jjeaucoup de conditions telles que l'éclairage intense, l'abaissement de température, les efforts musculaires, l'activité de la respiration, se réunissent pour agir sur les vaisseaux et sur le cours du sang. Lowy admet la même théorie.

Les expériences d'Armand Delille et Mayer faites sur des cobayes transportés à des grandes altitudes ont montré, en effet, que lorsque l'hyperglobulie se produit, elle ne s'observe que dans le sang des vaisseaux périphériques et jamais dans les vaisseaux centraux.

Par contre, Egger avait constaté, chez des animaux, que l'hyperglobulie produite par l'altitude, existait aussi bien dans les gros vaisseaux que dans les capillaires.

4° Répartition différente, puis hypergénèse et augmentation réelle. — Ehrlich et Lazarus admettent un double processus : il se pro-

1 Ar.maxd-Delille et A, Mayeh. .Soc. de biologie, i'-i oct. 1902.

NOMBRE DES GLOBULES ROUGES

duirail d'abord une hyperglobulie, due à des différences dans la répartition globulaire ; plus tard seulement, se produirait une augmentation réelle et persistante du nombre des globules.

La plupart des auteurs admettent en effet l'augmentation réelle du nombre des globules rouges par l'altitude, mais ils ne s'entendent pas sur le mécanisme de cette hyperglobulie.

Kôppe pense que, dans le phénomène de l'hyperglobulie qui accompagne l'acclimatement aux altitudes, deux processus distincts se manifestent successivement dans le sang.

L'augmentation première du nombre des globules rouges dans les vaisseaux est dû à la division directe des hématies dans la circulation. Déjà, quelques heures après l'arrivée à Reiboldsgriin, il voyait en effet le nombre des globules rouges s'élever et trouvait dans le sang des poïkilocytes et des microcytes en assez grand nombre. Mais il n'y a pas, suivant lui, accroissement du volume total des globules, ni de la quantité d'hémoglobine à cette période.

A ce premier processus d'adaptation rapide aux nouvelles conditions physiologiques, par division directe des globules, succède un second processus, qui consiste dans une hypergénèse véritable de globules rouges. Il y a alors, en même temps, augmentation du volume total des globules et de la quantité d'hémoglobine ; les poïkilocytes et les microcytes disparaissent de la circulation.

Les expériences récentes, faites au cours des ascensions en ballon, ne sont pas en faveur de la théorie de Kôppe. Pour ce qui est de la division des globules sans hypergénèse, Jolly, Bensaude, etc., n'ont pas observé de poïkilocytes et de microcytes dans le sang, bien que l'hyperglobulie se soit produite d'une façon extrêmement rapide. Jolly et Reymond', d'autre part, ont vu qu'il y avait simultanément augmentation de l'hémoglobine et du nombre des globules rouges, ce qui prouve bien que l'augmentation du nombre des globules rouges n'est pas due à la seule division des globules déjà existants dans le sang, et ne peut être expliquée que par une répartition globulaire différente dans les vaisseaux ou par une hypergénèse hémalique.

Les expériences de Quiserne sont en faveur de la théorie de l'hy-

' Uey.monli. Soc. île biolor/ip, 23 nov. 1901.

CONDITIONS PHVSIOLOGIQUES.

pergénèse. Elles ont montré que les organes hématopoïétiques jouent un rôle dans la production de Thyperglobulie des altitudes : quatre lapins dont deux avaient subi la splénectomie, ont été transportés à une altitude de 1300 mètres ; au bout de 9 jours, tous présentaient de l'hyperglobulie, mais celle-ci était plus faible chez les deux lapins privés de rate : Thyperglobulie paraît donc résulter d'une bypergénèse hématique à laquelle prend part la rate'.

Grawitz combat vivement la théorie de l'hyperglobulie par hypergénèse. Il s'appuie sur ce que : 1" l'on ne voit pas d'hématies nucléées dans le sang; 2" les microcytes n'indiquent pas des hématies jeunes; 3° il n'y a pas augmentation corrélative d'hémoglobine; 4" quand le sujet redescend dans la plaine, le nombre de ses hématies diminue très rapidement et sans aucun trouble pathologique, ce qui n'aurait pas lieu si l'hyperglobulie était réelle et due à une hyperproduction d'hématies. Schrôder et Meisser combattent aussi la théorie de l'hypergénèse.

Causes de l'hyperglobulie. — Que l'augmentation du nombre des globules rouges soit due à la division directe des globules préexistant dansf le sang, ou bien à une hypergénèse réelle, le résultat est le même : la surface respiratoire offerte par les globules rouges du sang est augmentée, et l'organisme peut ainsi lutter contre l'anoxémie due à la raréfaction de l'oxygène dans les hauteurs.

C'est là un fait d'adaptation physiologique aux conditions nouvelles (basses pressions atmosphériques), dans lesquelles se trouve placé l'individu transporté à de grandes altitudes.

Sellier - en réalisant expérimentalement les conditions atmosphériques des altitudes, est arrivé à conclure que la faible tension de l'oxygène dans l'atmosphère est la condition principale qui diminue la quantité de gaz fixé par le sang. Si le nombre des globules rouges augmente, la quantité d'oxygène fixé peut être la même que dans le milieu atmosphérique normal.

^ Il faut en rapprocher les constatations faites par E. Weil dans deux cas de cyanose congénitale où, ainsi que nous le dirons plus loin, on observe également de l'hyperglobulie ; cet auteur a vu dans les organes hématopoïéliques, en particulier dans le thymus, des cellules vasoformatives en nombre plus considérable que normalement.

2 Sellier. Assoc. française pour l'avancement des sciences, Bordeaux, 9 août 189ri.

NOiMBRE DES GLOBULES ROUGES.

En somme, l'hyperglobulie des altitudes serait un phénomène compensateur, ayant pour but de maintenir constante Fabsorption d'oxygène par le sang. Hallion et Tissot', au cours d'expériences en ballon, ont même vu que la quantité d'oxygène fixé par le sang augmente dans les hauteurs.

Nous verrons dans la suite que toutes les conditions pathologiques qui entravent l'hématose aboutissent de même à une hyperglobulie. Ce processus représente donc une véritable réaction de défense de l'organisme contre l'anoxémie.

Augmentation de la pression atmosphérique. — Inversement à ce qui se produit dans les grandes altitudes oîi l'air est raréfié, l'excès de pression atmosphérique diminue le nombre des globules rouges.

Doyon et Morel - ont soumis des animaux à un séjour dans l'air comprimé et ont vu qu'au bout de 21 jours le nombre des globules rouges avait diminué de plus d'un tiers.

VARIATIONS PATHOLOGIQUES

Les conditions pathologiques modifient diversement le nombre des globules rouges. Les unes produisent une augmentation, les autres une diminution du nombre des globules rouges. Nous aurons donc à étudier les hyperglobulies et les liypocjlobulies.

§ I". — Hypepg'lohulies.

A. nYPKRGLOBULIE PAR COXCENÏUATION DU SANG

L'hyperglobulie s'observe à la suite de déperdilions aqueuses abondantes qui amènent une concentration du sang : transpiration, diurèse, action des purgatifs, diarrhée cholériforme.

Purgatifs. — Brouardel a montré le premier que les purgatifs pro-

1 Hallion et Tissot. Soc. de bioL, 30 nov. 1901.

2 DoYON et Morel. Action de la pression sur la compositioa du sang, L'jon médical, 21 juillet 1902.

HYPERGLOBUUES.

(luisent une concenlralion du sang et une hyperglobulie. Ilay ' trouva une augmentation de près de 2 millions d'hématies une heure et demie après l'administration d'une forte dose de sel de Glauber ; Taugmentalion débuta après quelques minutes et le sang revint à son état primitif au bout de i heures. Plus la solution était concentrée, plus l'effet était marqué. Mais quand on avait obtenu une certaine concentration du sang, une nouvelle pnrgation ne produisait plus d'effet.

De même, Grawitz a vu que l'administration de 15 grammes de sel d'Epsom dans 50 ce. d'eau augmentait la densité du sang ; l'augmentation débute après 5 minutes, et atteint son maximum après 42 minutes. Le sel marin a une action encore plus marquée.

Eiarrhées aiguës. — Les diarrhées aiguës produisent une hyperglobulie passagère, tandis que les diarrhées chroniques amènent une hypogiobulie progressive. Dans les maladies aiguës avec diarrhée, comme la dysenterie, la fièvre typhoïde, l'hypoglobulie peut être masquée au début par la concentration du sang due à la déperdition de sérum.

Choléra. — Le choléra produit le plus haut degré de concentration du sang, en même temps qu'une diminution considérable de la masse sanguine. A la phase algide, le nombre des hématies atteint, suivant Hayem, 6 200 000 et même 8 000 000 ; cette hyperglobulie est rapide ; elle débute dès la 3" heure. Dans un cas, on a vu le chiffre des hématies s'élever à 7 662 000 en un jour. Il est rare de noter une hypogiobulie.

On n'a pas observé en général d'altérations des hématies ; pourtant Nicati -, dans les formes hémorragiques et iclériques, a vu des globules rouges dépourvus d'hémoglobine, et souvent des leucocytes pigmentés.

Sudation. — La plupart des auteurs ont nolé une augmentation du nombre des globules rouges après les sudations abondantes pro-

1 Hay. /. of anat. a. physiol., 1882, p. 430.

2 Nicati. Marseille méd., 1884, p. 684.

NOMBRE DES GLOBULES ROUGES

voquées par des bains d'air chaud, de vapeur, d'eau chaude, ou par un exercice violent (Malassez Knôpfehnacher Lôwy ^, Friedlander L'hyperglobulie, ainsi produite, s'accompagne d'une augmentation de la densité du sang et de la quantité d'hémoglobine. Cependant les résultats sont parfois discordants, ce qui peut tenir à la variété des procédés employés pour provoquer la sudation. Krebs et Mayer '"^ ont obtenu une concentration du sang après les bains d'air chaud, mais plutôt une dilution après les bains d'eau chaude.

Constantin, Quiserne ont observé la polyglobulie chez des tuberculeux ayant des sueurs profuses.

Polyurie. — Hayem, Reyne ont observé la polyglobulie à la fin des maladies aiguës au moment de la crise urinaire.

Intoxication phosphorée. — C'est sans doute en concentrant le sang par le moyen des vomissements abondants, que l'intoxication phosphorée produit un hyperglobulie ; en etfet, l'hyperglobulie n'apparait que quand les vomissements se produisent. On a trouvé dans ces cas 6 800 000 (Badt) «, 5 150 000 (Grawitz) globules rouges, et même plus encore (Taussig ', V. Jaksch, Limbeck).

Épanchements séreux. — Les épanchements séreux, comme l'ascite des cirrhotiques, ont tendance à concentrer le sang. On trouve souvent, dans des cirrhoses avancées avec ascite abondante, 4 500 000 à 5 000 000 hématies et plus de 65 "/^ d'hémoglobine. Cet état du sang contraste avec l'aspect ochrodermique des malades.

La ponction d'une ascite augmente encore le nombre des hématies. Limbeck, après extraction de 18 litres de liquide, vit le nombre des hématies s'élever, en un jour, de 3 280 000 à 5 160 000 ; trois jours après, il était retombé à 3 540 000. Osterspey a eu un résultat analogue. A la suite d'une ponction d'ascite de 7 litres chez un

1 Malassez. Gazelle méd. de Paris, 1874, p. oT3.

2 Knôpfiîlmacher. Wiener klin. Woch., 1893.

3 Lôwy. Berlin, klin. Woch., 1896, n° 41.

4 FiuEDLANDEH. XV Kongress f. innere med., 1897.

s Krebs et Mayer. Blutbefund bei Schwitz procedureii. Zeil. /'. diût. u.plujs. Thérapie, 1903, t. VI, p. 371.

6 Badt. Inaug. Dissert., Berlin, 1891.

' Taussig. Arch. f. exp. Pal/i. u. Pharmak., Bd XXX. H. 3-4.

HYPERGLOBULIES.

cirrhoLique, Gilbert et Garnier ont vu le chiffre des globules rouges monter de 5 781 000 à 7 300 000, en l'espace de 24 heures.

B. HYPERGLOBULIE PAR ANOXÉMIE

L hyperglobulie s'observe dans un certain nombre de cas où il y a une difficulté permanente à l'accomplissement de l'hématose ^

Gette difficulté peut tenir à une entrave de la circulation pulmonaire on bien à nnè insuffisance de l'apport de l'air dans le poumon.

i° Par entrave de la circulation pulmonaire .

1° Cardiopathies congénitales. — L'hjperglobulie signalée incidemment par Krehl - chms un cas de cardiopathie congénitale, a été mise surtout en lumière par les travaux de Vaquez % qui rapprocha cette hyperglobulie et les symptômes qui l'accompagnent de l'hyperglobulie des altitudes. Les observations de Marie, Rendu, Hayem*, Yariot \ Richardière Gibson ^, ïesti % Sikora, Duflocq et Jomier, E. Weil ^, etc., ont établi d'une façon précise l'existence de l hyperglobulie chez les sujets atteints de cardiopathie congénitale.

L'hyperglobulie ne s'observe que dans les cas où la cardiopathie détermine de la cyanose; cependant les deux symptômes ne sont pas intimement liés l'un à l'autre ; Vaquez rapporte des observations de cyanose congénitale sans hyperglobulie.

Le nombre des globules rouges est en général considérable ; il dépasse d'ordinaire 6 000 000 et peut atteindre les chiffres de 9130 000, comme dans un cas de Vaquez, de 8 570 000, comme dans un cas de Bureau, et de 9 440 000, comme dans un cas de

1 Constantin. Thèse de Paris, 1898.

2 Kkehl. Deut. Arch. f. klin. Med., 1889.

3 Vaquez. Cyanose avec hyperglobulie. Bulletin -médical, mei 1892. * Hayëm. Soc. méd. des hôpitaux, 18 janv. 189o et juin 189.j.

8 Variot. Soc. méd. des hôpitaux, 23 janv. 1893. 8 RiCHARuiÈiiE. Union médicale, 1895.

'' GiBsoN. Lancet, janvier 1893.

8 Testi. Gaz. des hôpitaux de Milan, 1893.

9 E. Weil. Soc. de biologie, 29 juin 1901.

NOMBRE DES GLOBULES ROUGES

Banholzer'. Récemment ïownsend - a même rapporté trois cas où le nombre des hématies variait de 5 600000 à i l 800 000.

L'hyperglobulie est généralement en rapport avec le degré de la cyanose ; peu marquée dans les formes de cyanose légère, considérable dans les cas de cvanose intense.

L'hyperglobtdie est un symptôme relativement tardif dans l'évolution des cardiopathies congénitales, ou du moins ce n'est qu'à une époque avancée de l'évolution de la maladie, qu'on observe les hyperglobulies considérables cpie nous avons signalées.

Les observations de Vaquez, de Bureau, de Marie % de Sikora, de Duflocq et Jomier, offrent des exemples d'hyperglobnlie à marche rapide. Dans le cas rapporté par Vaquez, le nombre des globules rouges passait de 8 900 000 le 2 janvier 1893, à 9 130 000 le IG avril, quelques jours avant la mort du malade. Bureau a rapporté un cas où la progression est encore plus nette : une jeune fdle, cyanotique depuis l'enfance, était parvenue jusqu'à l'âge de quinze ans sans présenter d'autres troubles que de la dyspnée d'effort ; à cette époque, elle fut obligée, à la suite de vertiges, d'entrer cà l'hôpital; l'examen du sang, le 20 novembre 1893, montra 5500 000 globules rouges ; le 28 mai 1 894, le chiffre était de 6 160 000 ; en juin, 8 570 000. Dans le cas de Sikora le chiffre des globules s'est élevé en quatre ans de 5800000 à 8 000 000.

L'hyperglobulie ne suit pas une marche régulièrement progressive depuis le moment où la cyanose apparaît ; l'augmentation procède par poussées, pouvant coïncider avec des fatigues qui déterminent un surmenage du cœur. Elle est peu marquée ou fait défaut tant que les oxydations s'accomplissent d'une façon suffisante dans l'organisme ; mais, que l'obstacle à l'hématose s'accroisse, l'hyperglobulie apparaîtra.

L'hyperglobvdie progressive, bien qu'elle représente un processus de compensation, prend donc, ainsi que l'ont montré Vaquez et Quiserne, une signification pronostique défavorable. Dans

1 Banholzer. Centralbl. f. innere Med., 1894, n» 23.

2 TowNSEND. Boston med. Siirg. J., T. CXLII, p. 426.

3 Marie. Soc. méd. des hôpitaux, 1895.

4 Mathieu et Sikora. Bulletin médical, 1899. ...

HYPERGLOBULÎES.

toutes les observations où elle a été notée, la mort a suivi rapidement l'accroissement excessif du nomljre des globules. Il est curieux de rapprocher ce fait d'une observation de même ordre tirée de l'étude de la leucocjtose dans les infections : nous verrons, en effet, que l'hyperleucocytose excessive, bien loin d'entraîner un bon pronostic, comme on pourrait le croire a priori, comporte, au contraire, un pronostic fâcheux comme étant l'indice d'une infection d'intensité excessive qui sollicite des efforts réactionnels violents de la part de l'organisme.

2° Cardiopathies acquises. — r) La plupart des auteurs qui ont étudié le sang des cardiaques atteints d'asystolie chronique avec cyanose ont noté la concentration du sang et Vhyperglohulie. (Malassez, Nasse, Naunyn', Tœnissen^, Bamberger ', Lichtheim*, Reinert^.

Généralement, l'hyperglobulie n'excède pas 6 000 000; mais dans quelques cas avec cyanose, on a trouvé 7 et même 8 millions. En même temps, la quantité d'hémoglobine augmente et devient supérieure à la normale, ainsi que Hénocque, Vaquez", M. Labbé l'ont noté dans quelques cas.

L'hyperglobulie de la cyanose congénitale ei des cardiopathies acquises, à l'inverse de l'hyperglobulie physiologique des altitudes, s'accompagne en général d'une augmentation chi diamètre des globules. Dans certaines observations de cyanose légère sans hyperglobulie, Vaquez a même noté une augmentation considérable du diamètre moyen des hématies, qui dans un cas atteignait 8,49 1-^ .

Il s'agit donc bien ici d'une véritable hyperglobulie puisqu'il y a à la fois augmentation du nombre et du diamètre des glolîules et de la quantité d'hémoglobine, tandis que chez les individus transportés à de grandes altitudes, l'augmentation du nomljre des globules coïncidant avec la diminution de leur diamètre et l'abaissement du taux

1 Naunyn. Covresp. niait f. Schweizer Aerzte, 1872, p. 300.

"2 ToENissEN. In. Diss. Erlangen, 188i.

3 Bamberger. Wien. Idin. Woch. 1888, n° l.

* LicinnEiM. T' congrès de médecine int., 1889.

J Reinert. Mûncli. med. Woch., 1893, l.*).

•s Vaquez et Quisekne. De la polyglobulie progressive comme signe pronostique dans les cyanoses congénitales. Soc. de biologie, 12 juillet 1992.

Nombre des globules rouges.

de riiémoglobine, méritait plutôt d'être désigné sous le terme de polyglohuUe ainsi que Ta fait remarquer Quiserne.

h) Cependant il n'en est pas toujours ainsi. On peut trouver, au contraire, de Yhypoglobulie chez les cardiaques; et même certains auteurs considèrent Thypoglobulie comme plus fréquente que l'iiyperglobulie (Leichtenstern, Oertel', Oppenlieimer -, Stintzing et Gumpreclit^). Généralement le chiffre des globules ne tombe guère au-dessous de 4 000 000. De ces observations, il faut rapprocher les constatations de M. Labbé qui a vu la quantité dliémoglobine totale (oxygénée et réduite), dans le sang des cardiaques, être le plus souvent en proportion inférieure à la normale.

Suivant Schneider*, Limbeck, Grawitz, Reinert, Hayem, les lésions mitrales mènent en général à rhyperglobulie, rinsuffisance aorLique à Thypoglobulie.

D'ailleurs il y a des exceptions nombreuses aux règles ci-dessus, tenant à ce que des conditions multiples et combinées différemment dans chaque cas interviennent pour produire l'hyperglobulie ou l'hypoglobulie.

On ne peut donc établir vme formule générale du sang des cardiaques, ni même une formule en rapport avec la nature de la cardiopathie. La formule est surtout influencée par l'évolution de la cardiopathie et par les accidents qui la traversent, de sorte que chez un même malade, on peut trouver des états différents du sang, suivant le moment où on l'examine.

Grawitz distingue trois états différents du sang, en rapport avec les périodes de la cardiopathie et surtout avec le degré de compensation de la lésion :

1° Quand les lésions valvulaires sont complètement compensées par l'hypertrophie du cœur et qu'il n^y a aucune autre affection, l'état du sang n'est nullement influencé par la cardiopathie.

2° Quand la cardiopathie cesse d'être compensée, que le cœur faiblit et qu'apparaissent la tachycardie et la dyspnée, on observe des modifications du sang en rapport avec l'affaiblissement du canir.

1 OEktel. Deut. At-ch. f. /clin med., t. L, p. 293.

2 Oppenheimeh. Deut. med. Woch., 1889, n" 42.

3 Stintzing u. Gumprecht. Deut. Arch. f. klin. Med., t. LUI, p. 465. * Schneider. In. Dissert., Berlin, 1888.

HYPERGLOBULIËS.

La densité et le résidu sec du sang diminuent, surtout dans les veines et les capillaires superficiels. Le nombre des globules rouges diminue, mais leur volume et leur contenu en hémoglobine ne change pas. Le sérum sanguin devient plus aqueux ; c'est lui qui subit les principales modifications.

Grawitz attribue ces modifications à l'abaissement de la pression vasculaire, suivie de la dilatation des capillaires et du passage de la sérosité des tissus dans le sang. L'oligurie est un phénomène concomitant qui résulte des mêmes facteurs ; elle n'est pas la cause de la rétention d'eau dans le sang et de l'hypoglobulie.

3° Quand il y a asystolie chronique avec dyspnée, cyanose et œdèmes, les changements dans le sang sont plus complexes.

Le sang perd de l'eau, se concentre et paraît plus riche en hématies. La concentration est plus forte dans les capillaires que dans les veines. Cette conception est opposée à celle de Œrtelqui, se basant sur les expériences de Cohnheim (ligature veineuse chez une grenouille curarisée), croit au contraire que le sang est plus concentré dans les veines.

Grawitz attribue ce fait au passage de Ja sérosité du sang dans les tissus, au niveau des capillaires oii le sang stagne ; mais il pense aussi que l'augmentation de l'exhalation pulmonaire, résultant de la stase circulatoire pulmonaire el de la dyspnée, ainsi que l'augmentation de l'évaporation cutanée, peuvent jouer un rôle dans la concentration du sang.

Quand l'équilibre de pression s'est établi entre les capillaires et les tissus, une faiblesse nouvelle du cœur peut être suivie d'un hydrémie temporaire.

En même temps, le sérum devient moins concentré, ce qui parait en rapport avec la rétention générale de l'eau dans l'organisme et la dilution de toutes les sérosités.

Piotrowski, Askanazy ont contrôlé les recherches de Grawitz et sont arrivés aux mêmes conclusions.

Les conclusions de Grawitz ne sont pas acceptées dans leur ensemble par tous les auteurs. Le problème est très complexe. Assurément il faut faire une part importante dans la production de l'état du sang des cardiopathies aux conditions de pression cardia-

NOMBRE DES GLOBULES ROUGES

que, de réaction vaso-motrice, de stase veineuse qui peuvent modifier la concentration du sang. Mais il faut aussi tenir com.pte des échanges osmotiques qui se font entre le sang et les tissus et qui, suivant le sens dans lequel ils s'exécutent, peuvent produire un hyper ou une hypoglobulie, par concentration ou par dilution du sang.

Loeper ' a montré que la production d'œdèmes abondants ou d'épanchements séreux chez les cardiaques peut amener une concentration du sang et une hyperglobulie, tandis que la résorption

Urines

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Fig. C4. — Asystolie mitrale œdémateuse. Crise urinaiie précédée et accompagnée d'une hypoglobulie

manifeste (Loeper).

rapide de ces mêmes œdèmes ou épanchements, cà la période critique des asystolies, produit au contraire une dilution du sang et une hypoglobulie. C'est ainsi que si on examine le sang des asystoliques avec œdèmes au moment où se produit la crise urinaire et où les œdèmes se résorbent, on voit se produire de rapides modifications dues à ce que le liquide d'œdème retenu dans les tissus, avant d'être éliminé par les urines, repasse dans le sang, et le dilue. La dilution sanguine précède de peu l'apparition de la polyurie ;

t LoEi'ER. Hoc. de Biologie, 22 nov. 1902; et thèse de Paris, 1903.

HYPERGLOBULIES.

elle est souvent très considérable : Loeper a vu dans ces cas le nombre des hématies baisser de i à 2 millions par millim. cube.

Par ce mécanisme, les diurétiques, les diaphoréliques, les purgatifs, les toniques du cœur peuvent avoir une influence sur l'état du sang.

Les conditions physiques et mécaniques amenant des dilutions ou des concentrations du sang ne sont pas les seules, et il faut sans doute, avec Naunyn, P. Marie, Pieinert, etc., admettre aussi une hypergénèse de globules rouges, qui intervient comme un processus compensateur, destiné à augmenter la surface respiratoire offerte à l'absorption de l'oxygène, dans les cas ou l'hématose est incomplète et où se produit la cyanose.

Ainsi s'explique que l'hyperglobulie va généralement de pair avec la cyanose dans les cardiopathies ; il n'y a cependant pas lieu d'établir enire ces deux symptômes une relation de cause à effet ; l'un et l'autre ne sont que la traduction de l'anoxémie, l'hyperglobulie étant un véritable processus de défense destiné à lutter contre l'insuffisance de l'hématose qui se traduit cliniquement par la cyanose.

Cette hyperglobulie parait due à un hyperaclivité des organes hématopoïétiques : E. Weil dans deux cas de cyanose congénitale, a vu dans les organes hématopoïétiques, en particulier dans le thymus, des cellules vaso formatives en nombre plus considérable que normalement.

2" Par gêne de la respiration.

L'hyperglobulie s'observe encore dans certains cas où il existe un obstacle mécanique à la pénétration de l'air dans les alvéoles.

1° Insuffisance respiratoire d'origine nasale. — Il serait intéressant de voir le nombre des globules rouges chez des individus présentant de l'insuffisance respiratoire d'origine nasale due à des végétations adénoïdes, des déformations de la cloison nasale, ou de l'hypertrophie de la muqueuse.

1 E. Weil. Lésions des organes hématopoïétiques dans la cyanose chron. .Soc, de hioloçjie, 1901 ,

NOMBRE DES GLOBULES ROUGES

2" Par obstacle laryngobronchopulmonaire. — Quiserne ' a rapporté trois observations cle slénose laryngée d'origine tuberculense avec hyperglobulie. Il s'agissait d'hjperglobulie légère, le nombre des globules ne dépassait pas 5 000 000 ; un tel chiffre peut être considéré comme caractérisant une hyperglobulie relative chez des malades atteints d'une affection anémiante (tuberculose pulmonaire avancée avec amaigrissement considérable). Dans un cas, d'ailleurs, oii la trachéotomie fut praticpiée, la richesse globulaire diminua et le malade, qui avait 4 470 000 globules rouges avant la trachéotomie, n'en présentait plus que 3 650 000 après l'opération.

Marcel Labbé - a observé également l'hyperglobulie chez quelques sujets, atteints d'affections du larynx faisant obstacle à l'hématose. Chez un malade atteint de cancer de l'œsophage et du larynx avec dyspnée, malgré la cachexie profonde produite par le néoplasme et l'inanition, il y avait 4 960 000 globules rouges et 14 p. 100 d'oxyhémoglobine. Chez une jeune fdle atteinte de tuberculose pulmonaire au premier degré et de syphilis du larynx, portant depuis vui an une canule trop étroite, et sujette à une dyspnée continuelle entrecoupée d'accès, il y avait 4 836 000 hématies avec 16 p. 100 d'hémoglobine totale. Chez les sujets qui ont subi, dans l'enfance, la trachéotomie pour le croup, et qui conservent, de ce fait, un rétrécissement relatif du larynx, on trouve souvent une forte proportion de globules rouges, malgré la tuberculose pulmonaire qui se développe si fréquemment chez eux, ainsi que l'a établi Landouzy : ainsi, une jeune fille de 62 ans, tracliéotomisée dans l'enfance et atteinte de tuberculose au début, avait 6 107 000 hématies et 10 p. 100 d'oxyhémoglobine ; un jeune homme de 20 ans, dans les mêmes conditions, avait 4 960 000 globules rouges et 15 p. 100 d'oxyhémoglobine. Cette hyperglobulie faisait, au contraire, défaut chez un sujet de 38 ans ayant sulji, à 21 ans, la crico trachéotomie pour un corps étranger du larynx et chez qui les fonctions laryngées étaient parfaites.

Le rôle de l'obstacle laryngé dans la production de l'hyperglobulie peut d'ailleurs être démontré expérimentalejnent. Vaquez, Sellier^

1 QuiSERXE. Des pobjglobuUes, thèse Paris, 1902. - Marcel Labbé. Soc. de biologie, 17 janv. 1003. 3 Sellier. Thèse de Bordeaux, 1893.

HYPERGLOBULIES.

ont vu apparaître riiyperglobulie après compression de la trachée chez les animaux. JoUyet et Sellier en plaçant une poule clans un état d'asphyxie subaiguë, par rétrécissement de la trachée, ont vu le nombre des globules passer, en 36 heures, de 3 069 000 à 3 617 000. Ils ont démontré que c'est bien la diminution de tension de l'oxygène dans l'air inspiré qui provoque l'hyperglobulie.

Cette hyperglobulie disparaît avec la gêne respiratoire. Ainsi, Quiserne comprime la trachée d'animaux et produit de l'asphyxie et de l'hyperglobulie; quand il fait cesser la compression, le nombre des globules rouges diminue. Quiserne a noté l'hyperglobulie dans plusieurs cas de sténose laryngée chez des tuberculeux ; ici, la trachéotomie a fait diminuer Thypergiobulie.

Auscher et Lapicque -, en pratiquant un pneumothorax aseptique sur un chien, ont vu le nombre des globules passer, en 20 jours, de 5 336 000 à 6 480 000 et la proportion de fer de 0,35 à 0,45.

L'hyperglobulie ne s'observe pas d'une façon régulière dans les affections pulmonaires, comme la phtisie fdjreuse et l'emphysème, qui diminuent considérablement le champ de l'hématose. C'est qu'il faut tenir compte ici d'un certain nombre de conditions pathologiques, comme la nutrition insuffisante, la cirrhose hépatique, la néphrite, la gastrite chronique, etc., qui sont capables de donner de l'anémie et, par conséquent, de masquer l'hyperglobulie.

Dans un cas de phtisie fibreuse^ avec cyanose chronique, nous n'avons trouvé que 4 000 000 de globules. Dans un cas de dilatation bronchique, avec cyanose chronique, état asphyxique du sang et ostéopathie hypertrophiante pneumonique, il n'y avait que 5 456 000 globules rouges, avec 8,5 p. 100 d'oxyhémoglobine et un proportion assez forte d'hémoglobine réduite.

Chez les emphysémaleux^ dans l'intervalle des attaques de dyspnée quand la cyanose fait défaut, on trouve souvent de l'hypoglobulie. Lorsque la cyanose devient chronique, Peiper% Grawitz * ont noté de l'hyperglobulie et une augmentation de la densité du sang. Cependant dans les cas de Leichtenstern, la concentration était

1 JoLLYET et Selliiîr. ,S'oe. de biologie, 28 mars 1893.

2 AusciiEu et Lapicque. Soc. de biol., 2.j mars 1895.

3 Peiper. Centrabl. f. /clin. Med., 1891, p. 217. 4- Ghawitz. Charité Anna'eti. t. XIX, p. 154,

NOMBRE DEZ GLOBULES BOUGES

insuffisante pour masquer l'anémie, et le chiffre de l'hémoglobine était abaissé chez des malades ayant de la cyanose, des œdèmes et de l'asystolie.

Pendant les crises dyspnéiques avec cyanose, le sang est plus concentré, et la proportion d'hémoglobine réduite augmente.

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