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BACILLE DE KOCH

dans certaines septicémies pneumococciqvie et streptococcique ^ accompagnées de purpura (Hutinel et Claisse; Hanot et Luzet).

Dans les septicémies d'origine chirurgicale ou même simplement secondaires à une angine, le passage du streptocoque n'est pas rare, comme le prouvent les observations de Marie Raskyn, de Sallard, de Berge. Revenant sur cette question, tout récemment Bluysen ' a pu réunir 8 observations probantes de streptococcémie et soutenir que le passage dans le sang était moins rare qu'on ne l'avait pensé.

§ IX. — Peste.

Le bacille de la peste manque d'ordinaire dans le sang, dans la forme bubonique, ou ne se voit que dans des cas exceptionnellement graves. Au contraire, sa présence est fréquente dans les formes septicémique et pneumonique. L'examen direct, et surtout la culture en bouillon ou sur gélose, permettent d'en démontrer la présence.

§ X. - Bacille de Kocli.

La présence de bacilles de Kocli a été plusieurs fois signalée dans le sang pendant la vie au cours de la tuberculose aiguë. Mersels, Lustic, l'ont constatée chacun dans un cas, Ettlinger dans un autre.

Stitcker a même observé le passage du bacille de Koch dans le sang dans un cas d'infection aiguë non mortelle, au cours de la phtisie chronique. Villemin a remarqué que le sang des tuberculeux recueilli à l'autopsie était quelquefois virulent.

Les résultats que nous venons de rappeler ont été obtenus grâce à l'emploi de la technique usuelle : l'inoculation du sang dans le péritoine ou sous la peau du cobaye.

Deux autres méthodes ont été récemment préconisées, l'une par Jousset^, l'autre par F. Bezançon, Griffon et Philibert

Le principe de ces deux méthodes consiste dans la recherche

1 Bluysen. Stveplococcie généralisée . Thèse Paris, 1901.

2 JoussET. Soc. méd. des hôpit., 9 janv. 1903; Sem. méd., 21 janv. 19U3 et Soc. mêd. des hôpit., 8 mai 1903.

^ F. Bezak-jon, Griffon et Philibert. Soc. de BioL, 10 janv. 1903.

ANALYSE BACTÉRIOLOGIQUE DU SANG

systématique des bacilles clans le caillot fîbrineux, au sein duquel ils se trouvent emprisonnés lors du processus de la coagulation du sang.

Méthode de Jousset (Inoscopie). — Le sang est recueilli aseptiquement par ponction de la veine ou au moyen de ventouses scarifiées, le caillot, après décantation du sérum, est placé dans une compresse stérile et débarrassé par lavage de l'bémoglobine qu'il contenait. La fibrine est ensuite digérée dans une sorte de suc gastrique artificiel :

Pepsine

Glycérine pure

Acide clilorliydrique à 22" Réaumur

Fluorure de sodium

Eau distillée

Le liquide contenant la fd^rine est mis à l'étuve à 38" pendant quelques beures et doit être agité fréquemment. Lorsque la dissolution de la fibrine est complète, le liquide est soumis à la centrifugation. Le culot est recueilli et étalé sur lames ; puis coloré par la méthode de Gabbet : coloration pendant 10 minutes à froid par le liquide de Zielil, immersion rapide dans le mélange :

Bleu de méthylène qs. pour saturer.

Acide sulfurique 10 gr.

Eau 30 gr.

puis lavé à l'eau.

Par ce procédé, Jousset aurait pu déceler le bacille 11 fois sur 22 cas de granulie et 2 fois sur 10 cas de tuberculose pulmonaire chronique.

HoMOGÉNisAïioN DU CAILLOT. — F. Bczançon, Griffon et Philibert appliquent au caillot fîbrineux la méthode déjà préconisée par Biedert pour riiomogénisation des crachats. Ils broyent le caillot dans un mortier dépoli, et l'homogénisent en ajoutant au caillot broyé dans 20 ce. d'eau distillée 5 à 10 gonttes de lessive de soude, et en soumettant le liquide à l'ébullition, pviis centrifugeant. Le culot est étalé sur lames et coloré à chand par le liquide de Ziehl, décoloré par l'acide nitrique au 1/3. Les auteurs, dans 3 cas expérimentaux et nue fois chez un tuberculeux présentant une hémoptysie, auraient trouvé le bacille tuberculeux.

3 gr.

àà 10 ce.

3 gr.

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