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PNEUiMOCOQUE ET STAPHYLOCOQUE.
Ces méthodes de recherche directe du bacille de Koch dans le sang n'ont pas réalisé les espérances qu'on avait tout d'abord fondées sur elles. Des recherches de contrôle sont nécessaires; Bezançon, Griffon et Philibert ' ont, en effet, insisté sur les causes d'erreur auxquelles exposent ces méthodes dans la pratique, du fait que certains microbes, en se développant dans le sang où les sérosités prennent les caractères de bacilles acido-i^ésistants deviennent difficiles à distinguer des vrais bacilles tuberculeux.
§ XI. — Pneumocoque.
Il faut se rappeler que c'est en examinant le sang d'un malade atteint de pneumonie que M. Talamon a pu attribuer cette maladie au pneumocoque.
La fréquence du passage du pneumocoque dans le sang a été diversement jngée par les bactériologistes : Mosny admet que la présence du microbe est exceptionnelle et que, même dans les pneumonies mortelles, on ne le retrouve qu'au moment de l'agonie. Béco- ne le constate que 11 fois sur oO.
Blanchi constate le passage du pneumocoque dans le sang dans 47 "/o des cas, Silvestrini et Sertoli dans 93 Baduel dans la plupart des cas.
Widal, Lemierre et Gadaut Mie trouvent le pneumocoque que 6 fois sur 18, du 2^ au 4^" jour de la pneumonie, en employant la technique de Courmont.
§XII. - Staphylocoque, micrococcus tetrag-enes, colibacille, etc.
L'infection sanguine par le staphylocoque blanc et doré est assez fréquente, qu'il s'agisse de staphylococcie primitive (Stenico, Preto, Robin et Leredde, Rendu et Chaillou, etc.), ou de staphylococcie secondaire à une suppuration cutanée ou à une ostéomyélite.
1 Bezançon, Griffon et Philibert. Soc. de ljiul.,-6 levr. 1903 et Soc. inéd. des hôp., 8 mai 1903.
2 Béco. Rev. de mëd., 10 juin 1899, p. 385.
3 Widal, Lemierre et Gadaut. Soc. méd. des hôp.. 3 avril 1903.
ANALYSE BACTÉRIOLOGIQUE DU SANG
L'infection sanguine par le colibacille s'observe aussi assez souvent soit primitivement, soit secondairement à une lésion de l'intestin, des voies biliaires ou urinaires (Chantemesse, Widal et Legry, Marfan et Lion, Legendre, Bosc, Sillmann et Barlow, Hanot, Rendu, etc.).
Sont exceptionnelles, au contraire, les septicémies dues au micrococcus tetrageiies (Netter, Chauffard et Kamond), au bacille pyocyanique (Charrin), au pneumobacille de Friedlœnder (Weichselbaum, Etienne, Haushalter), au bacille de la psittacose (Gilbert et Fournier), au gonocoque.
Valeur pronostique de la présence des microbes dans le sang.
— Sans insister sur la valeur diagnostique considérable qui s'attache à la présence de microbes pathogènes dans le sang, nous rappellerons la valeur pronostique qu'on a voulu attacher à cette constatation. Il y a quelques années, lorsqu'on considérait comme relativement rare le passage des microbes dans le sang, il était classique de considérer la présence d'un microbe dans le sang, comme un signe pronostique défavorable ; ainsi, dans presque tous les cas de fièvre puerpérale étudiés par Doléris où l'infection sanguine a pu être vérifiée par l'examen direct, la maladie s'est terminée par la mort. Ainsi, les trois cas d'érjsipèle dans lesquels Achalme constate le microbe dans le sang par la culture, sont des cas mortels ; nous voyons aussi la mort survenir dans les cas d'angine dans lesquels Marie Raskin, Sallard, Bergé constatèrent la streptococcémie.
Il en serait de même dans la pneumonie, et l'on admet volontiers que les cas où l'on constate le pneumocoque dans le sang sont le plus ordinairement terminés par la mort. Béco, sur 20 malades qui ont guéri, ne constate que 2 fois le pneumocoque dans le sang, tandis qu'il l'observe 9 fois sur 27 cas mortels. Il faut se rappeler cependant que dans un cas de Jaccoud, la terminaison de la maladie se fit favorablement, bien que l'on eût constaté la présence du pneumocoque dans le sang.
Pour Widal, Lemierre et Gadaud qui ont observé 12 cas négatifs avec 2 morts, 6 cas positifs avec 2 morts et 4 cas graves, la présence du pneumocoque, sans comporter un pronostic fatal et sans
STAPHYLOCOQUE.
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permettre de prévoir d'une façon constante une localisation extrapulmonaire, paraît être cependant facteur de gravité.
Il en est de même dans la peste bubonique et l'on doit considérer comme très sévères les cas de septicémie pesteuse ; il faut se rappeler cependant l'exemple de l'épidémie de Lisbonne oii le malade guérit, bien que la présence du microbe dans le sang ait pu être constatée.