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EXAMEN DU SANG DANS LES VAISSEAUX

Pour faire les mêmes observations chez les mammifùres, on se sert de très jeunes animaux, de nouveau-nés (cobayes, lapins, chats). L'animal est immobilisé par une injection d'hydrate de chloral ou de morphine. Le dispositif

ï'ig. 1. — Préparation du mésentère de la grenouille (d'après Hayem).

instrumental est un peu modifié : la planchette est faite en bois et percée d'un trou de 1 cent, à 1 cent. 5 de diamètre; autour de ce trou est disposé un anneau

Fig. 2. — Dispositif pour l'examen de la circulation chez les mammifères. — 1. Disque de verre; 2. Coupe de l'an^neau de liège ; — 3. Coupe de la planchette de bois ; — 4. Diaphragme spécial.

de liège, sur lequel repose un disque de verre (Fig. 2). C'est sur le disque de verre qu'on étale la membrane à examiner ; sur l'anneau de liège qu'on la fixe par des épingles. Les membranes animales sont humectées çiveç du sérum artificiel tiède,

QUALITÉS PHYSIQUES DU SANG

§ IV. — Masse totale du sang-.

Technique. — Plusieurs méthodes ont été proposées pour évaluer approximativement la masse du sang.

1° Mkthode de Welcker K — La méthode de Welcker est basée sur la puissance colorante du sang. Hayem l'a modifiée de la façon suivante :

On ouvre la carotide et on récolte quelques centimètres cubes de sang qu'on défibrine et qui serviront d'étalon. Puis tout le sang qui s'écoule par hémorragie est recueilli dans le sérum artificiel d'Hayem servant pour la numération des globules. Tous les tissus divisés et broyés, à l'exception de ceux qui contiennent beaucoup de pigment, sont lavés dans le même liquide à plusieurs reprises, jusqu'à ce qu'ils soient complètement exsangues. On précipite alors 2 cent, cubes du sang étalon dans un vase à précipitation rempli de sérum artificiel, et le reste des liquides de lavages dans autant de vases qu'il est nécessaire.

Soit n le nombre de divisions occupées par les globules rouges contenus dans 1 cent, cube de sang étalon, n le nombre des divisions occupées par les globules rouges contenus dans tous les liquides de lavage et de macération réunis, m le volume en centimètres cubes du sang étalon, la masse œ du sang est donnée par l'équation :

Bisclioff, Heidenhain, Panum, Spiegelberg, se sont servis du procédé de Welcker; Gscheidlen , Malassez , .lolyet et Laffont y ont apporté quelques modifications importantes.

2° Méthode de Valentin ^ — Valentin évalue la masse du sang d'après les modifications qu'une injection de sérum artificiel fait subir à la composition du sang. On commence par faire une saignée équivalant à un quart de la quantité présumée du sang ; on pèse le résidu sec de ce sang ; puis on injecte du sérum artificiel en quantité égale au sang qu'on a extrait; on fait une nouvelle prise de sang, on y pèse le résidu sec et de la comparaison des deux résultats obtenus, on déduit la quantité de sang contenu dans l'organisme. Valentin l'estimait ainsi à 12 ou 14 kilogrammes chez l'homme.

Malassez a modifié ce procédé en comptant les globules rouges, avant et après la saignée et l'injection de sérum, au lieu de peser le résidu sec.

Hayem mesure le volume occupé par les globules dans un vase à précipitation. Soit X la masse totale du sang, s la quantité de sang retiré ou de sérum injecté,

1 Welckeh. Ai-ch. f. ration. Medicin, t. IV, p. 14!j, 1858. - Valentin. Repert. f. Anal. u. PhysioL, t. III, 1838.

MASSE TOTALE DU SANG

h la hauteur de la colonne globulaire formée par le sang pur, K la même valeur pour le sang dilué, on a :

,, , h s d ou : a? = "

Chez le chien, il est arrivé ainsi à déterminer que la masse totale du sang est 1 1

égale à — ou du poids du corps.

3" Méthode de Vierordt ^ — Cette méthode repose sur la notion que durant une révolution circulatoire, toute la masse sanguine doit passer à travers le ventricule gauche. Etant connus : 1° le temps nécessaire à une révolution circulatoire ; 2" le nombre de contractions ventriculaires effectuées durant ce temps ; 3° le volume de sang lancé par chaque contraction ventriculaire, il est facile de calculer la masse totale du sang.

Vierordt admet que la durée d'une révolution circulatoire est, chez l'homme, de iiJ3",l et que le volume de sang lancé à chaque contraction ventriculaire est, en moyenne, de 172 cent, cubes. Pour un homme de poids moyen de 63 kil. 6, on a ainsi un volume de sang de 4760 cent, cubes, ce qui fait 5020 grarnmes,

c'est-à-dire du poids du corps environ.

4» Méthode de TARCHA^0FF -. — On compte les globules du sang du doigt; puis on plonge le sujet dans un bain de vapeur qui lui fait perdre une certaine quantité d'eau appréciable par la pesée, avant et après. Le nombre des globules comptés aussitôt après le bain, est augmenté dans le sang. La différence des deux numérations globulaires et la perte de poids, sert à l'auteur pour calculer le volume du sang total.

Cette méthode est très pratique, mais elle repose malheureusement sur un principe faux. On ne peut admettre que l'eau perdue a été exclusivement prise au sang et non aux tissus.

Masse du sang à l'état physiologique. — Chez l'homme. — Les

résultats obtenus par les diverses méthodes ne sont pas concordants.

Lehmann et Weber, par un procédé spécial, ont trouvé que le

corps d'un homme de 65 kilogr. contient 8 kilogr. de sang, c'est-à-

dire que le poids du sang atteint les 0,125 ou le — du poids du corps.

Vierordt, par sa méthode, a indiqué 5020 grammes, le rapport de la masse du sang à la masse du corps étant de

Malassez donne à ce rapport la valeur de — •

1 Vierordt. Wagner's Handb. f. Physiol., 1842, t. I, p. 84, * Tarchanoff. Pflûger's Ai'chiv, t. XXIII, p. 548.

12 QUALITÉS PHYSIQUES DU SANG

Bischoff, chez des supplicies, a obtenu les cliifFres de 0,071 el 0,077,

soit -1 et ^.

Welcker indique le rapport de Tarclianoff a trouvé en moyenne J.

Chez les animaux. — Le rapport de la masse du sang à la masse du corps n'est pas le même pour toutes les espèces animales.

Le tableau suivant, emprunté à Rollett, indique le rapport du poids du sang au poids du corps dans les espèces animales de laboratoire ; il suffît de multiplier les chitrres indiqués par le poids du corps de l'animal pour avoir le poids du sang.

VVELCKEH

IIKIUENIIAIN

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