RÉSIDU SEC DU SANG
une injeclion intraveineuse de sérum artificiel ; après une hémorragie ; après les règles, etc. Au contraire, le sédiment augmente dans l'emphysème pulmonaire ; il est normal chez les cardiaques, etc.
D'une façon générale, le volume du sédiment est en rapport avec la densité du sang, la quantité d'hémoglobine, et surtout avec le nombre des globules rouges. On ne peut toutefois, comme le voulait Daland, remplacer la numération des hématies par l'étude du sédiment, ce dernier subissant des oscillations propres dont la comparaison avec celles du nombre des hématies et de la quantité de l'hémoglobine pourrait être intéressante.
§ VII. Résidu sec du sang-.
La mesure du résidu sec (examen hygrémométrique), donne des renseignements compai'ables à ceux que fournit l'étude de la densité ou de la sédimentation.
Cette mesure peut être faite par le procédé de Stintzing qui consiste à peser le sang dans un verre de montre, d'abord à l'état frais, puis après évaporation à l'étuve en 24 heures. La différence entre les deux pesées donne la proportion d'eau contenue dans le sang.
A l'état normal, le sang de l'homme contient 21,6 p. 100 de résidu sec et 78,4 p. 100 d'eau ; celui de la femme contient 19,8 p. 100 de résidu sec et 80,2 p. 100 d'eau.
Askanazy ' donne les chiffres suivants pour le résidu sec :
Chez l'homme, de 20,33 à 22,89 p. 100, en moyenne 21,92 p. 100 — lafemme, de 19,.o8 à 21,46 — — 20,n3 —
Dans les anémies chroniques, il y a diminution du résidu sec, et augmentation proportionnelle de l'eau ; il y a hydrémie.
Par contre^, dans la leucémie, il y a augmentation du résidu sec due à la multiplication du nombre des leucocytes.
1 Askanazy. Deuls. Arch. f. Idin. MecL, 1897, t. XLIX. p. 383.