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Fig. 44i. — Section du tégument de la queue d'une larve de Petromyzon Planeri Bl. pour les cellules muqueuses.
cc, cellules caliciformes ou muqueuses. — cg, cellules granuleuses (. Kornerzellen ). — cm, cellules en massue ( Kolbenzellen ). x 25o.
CELLULES NUTRITIVES
bien sont-ce des éléments quelconques affectés d’une sorte de dégénérescence muqueuse? La première solution est la plus acceptable; car elle s’accorde mieux avec l’idée qu’on doit se faire du mode de formation du mucus. La cellule muqueuse, en effet, dans la production du mucus, paraît se comporter activement comme un véritable élément glandulaire : c’est une glande unicellulaire. Quand on suit les transformations de la cellule en voie d’élaboration mucipare, on voit d’abord, dans un premier stade, se former sur les travées de la charpente cytoplasmique de petits grains colorables qui représentent un protoplasma spécial, un ergastoplasma, si l’on veut. Ces grains grossissent, en changeant de caractères chimiques, et deviennent libres dans les mailles du cytoplasme; ils forment alors une sorte de « mucigène », c’est-à-dire de substance préparatoire du mucus. Finalement on obtient, sans doute par hydratation et gonflement de ce mucigène, une masse muqueuse, qui, par les réactifs, se précipite sous forme de mottes ou de flocons, qui traversent les filaments de la charpente cytoplasmique. La cel-
due par le produit de sécrétion, prend la forme d’un globule ou d’un calice ; de là le nom de « cellule caliciforme »
qu’on lui donne souvent. Lors de l’excrétion cellulaire, le mucus sort du calice ouvert, déborde de toutes parts en formant une sorte de champignon et s’étale en un enduit protecteur à la surface de l’épithélium qui l’a formé.
Ce mucus est constitué essentiellement par des mucines vraies, qui sont des glucoprotéides, c’est-à-dire des combinaisons d’albumines ou de globulines avec des molécules de sucres ou d’amidosucres qu’il est très facile d’en séparer par la simple hydrolyse à l'aide des acides étendus et chauds : le produit montre alors les réactions habituelles des sucres réducteurs (glucose, glucosamine, galactose, galactosamine), que contenait la mucine. 11 importe de distinguer soigneusement des mucines certaines nucléoalbumines autrefois confondues avec elles : fausses mucines qui, par leur caractère chimique de protéides phosphorées, se distinguent des mucines autant que par leur rôle cytologiqus de constituants, nucléaires ou protoplasmiques spéciaux. Seuls les caractères de solubilité les rapprochent : les mucines sont en effet insolubles dans l’eau et les milieux acides même très faibles, mais solubles dans les alcalis et les terres alcalines avec un caractère visqueux que chacun connaît : les enduits muqueux sont généralement des solutions sodiques ou calciques de ces glucoprotéides.
Si, le plus habituellement, le produit protecteur de l organisme est fourni par des cellules, telles que les cellules muqueuses, situées dans l’épiderme même, d’autresfois et bien plus rarement, les cellules épidermiques reçoivent d’autres éléments plus profondément situés les protections défensives dont elles se munissent. On peut citer ici le cas des cellules de l'épiderme des Turbellariés et des Némertiens. Les rhabdites, que nous
Iule, remplie et disten
Fig. 4^2. — Tégument d'une Planaire (Dendrocœlum lacteum OErst). (avec rhabdites).
Les rhabdites sont colorés en orangé. X »oo.
CYTOLOGIE GÉNÉRALE ET SPÉCIALE
connaissons déjà, ces corps particuliers de forme cristalloïde, sont produits par des cellules profondes, les « cellules à rhabdites » ; ils pénètrent dans les cellules épidermiques, puis en sortent, hérissant d’autant de corps défensifs la surface du tégument (fig. 442)-