‹ Traité d'histologie : (volume 2)Chapitre 68 sur 163 · I. Siège de la différenciation · texte numérisé non relu

I. Siège de la différenciation

Un premier caractère est celui du siège de la différenciation. C’est une loi que celle-ci frappe toujours la partie de la cellule qui est en rapport direct avec l'excitant, et que la structure qui en est le résultat apparaisse toujours en premier lieu là où se rencontrent le stimulus et le protoplasma. Ainsi en est-il dans la formation des cuticules, dans la différenciation des cils vibratiles, localisés à la surface libre de la cellule, tournés vers le milieu extérieur où sont les excitants qui les ont produits. Au contraire, quand une cellule nerveuse pousse par son extrémité profonde un long prolongement dans l’intérieur de l’organisme, on peut dire que c’est sous l’influence des excitations parties du milieu intérieur que ce prolongement est né et qu’il se développe de plus en plus. Dans les deux cas, il résulte de l’application de l’excitant à l’une ou à l’autre extrémité de la cellule, une différenciation polaire, c’est-à-dire la formation à l’un ou à l’autre pôle de la cellule d’une structure, d’un corps, qui font défaut à l’autre pôle. La différenciation polaire s’exprime souvent d’une façon très nette. Ainsi, dans les blastulas des embryons de Métazoaires et chez les Catallactes, qui sont constitués par une sphère cellulaire creuse, chaque cellule confine par l’une et l’autre de ses faces libres à deux milieux différents ; chacune des faces sera différemment excitée, d’où une différenciation polaire marquée par l’apparition de cils vibratiles qui manquent à l’autre face tournée vers la cavité de la sphère.

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