‹ Traité d'histologie (volume 3)Chapitre 108 sur 198 · ARTICLE PREMIER. — GLANDES SALIVAIRES ET PÉRIORBITAIRES EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

ARTICLE PREMIER. — GLANDES SALIVAIRES ET PÉRIORBITAIRES EN GÉNÉRAL

Ï. — LiSTE ANATOMIQUE ET HISTOLOGIQUE DES GLANDES SALIVAIRES ET PÉRIORBITAIRES.

Les glandes salivaires sont, chez l'Homme et les autres Mammifères, (si l'on excepte les petites glandes buccales comprises dans l'épaisseur des parois de la bouche), au nombre de trois paires : les glandes parotides, les glandes sous-maæillaires el les glandes sublinguales. I] faut ajouter à cette liste la « glande rétrolinguale » (RAnvieR), qui manque chezl'Homme mais se trouve chez plusieurs autres Mammifères. Il existe, en outre, une série de glandes plus ou moins volumineuses, groupées autour de l'œil, et débouchant dans l'orbite, qu’on peut appeler glandes périorbitaires. Ge sont : la glande lacrymale, la « glande de Harder » et la « glande nictitante », la « glande infra-orbitaire », la « glande orbitaire externe » de LôwENTHAL. La première est seule représentée chez l'Homme. S'il n’est pas autorisé pour le moment de rattacher embryologiquement ces diverses ‘glandes périorbitaires aux glandes salivaires, du moins convient-il, à cause de leur structure comparable à celle des glandes salivaires, de les étudier dans un même chapitre.

La distinction anatomique de ces diverses glandes $alivaires et périorbitaires n'est d'ailleurs pas toujours très sûre ; et tous les auteurs n'admettent pas, pour certaines d'entre elles tout au moins, leur droit à l'existence: anatomiquement légale.

Il y a à cet égard diverses manières de voir. Les uns, avec RanNvier, sont partisans de l'unité anatomique et de l'homogénéité de structure des glandes; ils tendent donc à séparer et à nommer anatomiquement autant de glandes qu'ils trouvent de parties ayant une structure différente ; c’est ainsi que Raxvier a distingué, dans la glande sous-maxillaire, une glande rétro-linguale et une glande sous-maxillaire proprement dite, préférant créer une nouvelle glande salivaire, la rétrolinguale, plutôt que d'admettre la composition hétérogène de la glande sous-maxillaire. Au contraire, BeR- MANN, Lôwentuaz, Srônr et la plupart des auteurs ont admis que certaines

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glandes tout au moins avaient une constitution hétérogène, étaient. par leur structure, des glandes mixtes ; dans la glande sous-maxillaire, par exemple, BERMANN n'a pas distingué moins de trois parties de structure différente, mélangées les unes aux autres. Quelques histologistes enfin (Re:- CHEL, par exemple) se sont refusés à voir dans ces différences structurales autre chose que les états fonctionnels différents d’une seule et même glande.

D'autre part, ReicueL et RANVIER, par une étude comparative des glandes de la cavité buccale chez les Vertébrés, ont élabli ce fait important, que des organes glandulaires, portant un certain nom anatomique, ne se présentent pas chez toutes les espèces avec le même caractère histologique ; la glande sous-maxillaire de l’une ne ressemble pas histologiquement et n'équivaut pas fonctionnellement à celle d’une autre espèce. Les étiquelles anatomiques mises sur les glandes n’ont donc aucune valeur structurale et fonctionnelle.

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