‹ Traité d'histologie (volume 3)Chapitre 122 sur 198 · I. — CARACTÈRES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

I. — CARACTÈRES GÉNÉRAUX

Le phénomène de la respiration consiste dans des échanges gazeux entre le milieu extérieur et le sang représentant le milieu intérieur de l'organisme. Il y a d'une part résorption de l'oxygène atmosphérique, d'autre part exhalation d’acide carbonique et de vapeur d’eau. Ces échanges se font à travers deux parois épithéliales très amincies et permettant le passage facile des gaz. L'une de ces parois est celle d'organes respiratoires creux et mille fois ramifiés, qui débouchent directemént à l'extérieur et par leurs divisions multiples pénètrent dans l'intimité même des tissus du corps, comme les trachées des Insectes, ou bien qui, comme les poumons des Vertébrés, proviennent du tube digestif par l'intermédiaire duquel ils communiquent avec le milieu ambiant. Tandis que les épithéliums absorbants destinés à l'absorption des liquides, l'épithélium intestinal surtout, sont formés de hautes cellules cylindriques, les cellules épithéliales qui sont le siège d’un échange gazeux, celle des poumons et celles des trachées, sont des éléments très aplatis. Formées d’un noyau qu’entoure un peu de protoplasma, recouvertes d’une plaque très mince et comme desséchée en un vernis protecteur, elles ressemblent aux cellules qui tapissent les cavités des vaisseaux et des séreuses. Ainsi modifié cet épithélium est dit respiratoire.

L’autre paroi épithéliale, que les gaz ont à traverser, est chez les Vertébrés pulmonés celle des vaisseaux sanguins, dont la minceur, nous le savons, est extrême. Pour rendre plus intense et plus direct l'échange gazeux, les vaisseaux capillaires sanguins sont extrêmement développés dans l'organe respiratoire, dans le poumon, et sont tout à fait superficiels, immédiatement sous-jacents à l’épithélium respiratoire ou pulmonaire.

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