V. — VAISSEAUX ET NERFS DU LARYNX, DE LA TRACHÉE ET DES BRONCHES
1° Vaisseaux. — Les vaisseaux sanguins forment dans le larynx et dans la trachée plusieurs réseaux superposés élalés tangentiellement, dont le plus fin est un réseau capillaire immédiatement sous-jacent à l’épithélium. Les lymphatiques constituent de même deux réseaux horizontaux; le plus superficiel est situé au voisinage du réseau capillaire sous-épithélial.
2° Nerrs. — Les nerfs forment deux plexus, l’un profond, l’autre superficiel, auxquels sont annexés des ganglions microscopiques. Les filets nerveux qui en partent sont destinés les uns aux muscles et aux vaisseaux, les autres aux glandes, d’autres enfin à la muqueuse dont on connaît la sensibilité extrême, dans le larynx surtout. Les ganglions, qui ont le caractère de ganglions sympathiques, sont les uns péri-bronchiques, les autres sous-
muqueux, ces derniers plus petits ; il n’y a pas de renflements ganglion-
naires dans l'épaisseur de la muqueuse (Buppne). Les ganglions péri-bronchiques, dont on peut constater encore l'existence sur des bronches de très faible calibre, sont, d’après le même auteur, situés de préférence aux points de bifurcation des bronches et aux points où les bronches sont en contact avec les vaisseaux pulmonaires.
Les terminaisons nerveuses de la muqueuse laryngée et trachéenne ont été étudiées par Fusarr, Rerzius, PLoscako. Ces terminaisons se font soit dans le chorion de la muqueuse, soit dans l’é épithélium ; ce sont de simples ramifications nerveuses, ou bien des organes spéciaux plus ou moins nettement corpusculaires décrits par PLoscako.
L'existence de bourgeons gustatifs dans la muqueuse laryngée est connue depuis fort longtemps. Découverts par VERSON, ils ont été retrouvés par un grand nombre d’observateurs, Davis entre autres. D'après cet auteur, les bourgeons du goût existent chez l'Homme aussi bien que chez d'autres Mammifères, en plusieurs endroits du larynx. Chez l'Homme adulte, ils commencent à paraître à 3 mm. » au-dessous de la pointe de l’épiglotte et se trouvent sur tous les points de la muqueuse laryngienne, les cordes vocales exceptées, que tapisse un épithélium plat. On peut en trouver aussi dans les endroits revêtus d’un épithélium vibratile ; mais alors ils sont toujours recouverts par quelques assises de cellules aplaties. C’est sur la face postérieure de l'épiglotte, sur la face interne des replis ary-épiglottiques et des cartilages aryténoïdes qu'ils sont le plus abondants. La terminaison des nerfs, étudiée par Rerzius, se fait de la même façon que dans les bourgeons gustatifs de la langue.