‹ Traité d'histologie (volume 3)Chapitre 135 sur 198 · I. — HisroLoGie · texte numérisé non relu

I. — HisroLoGie

La coupe de la glande surrénale des Mammifères el spécialement de l'Homme, examinée à l'œil nu et à l’état frais, offre les deux substances corticale et médullaire que l'on vient de voir concourir à sa formation. La substance corticale, de consistance plus ferme, se déchirant cependant facilement dans le sens de l'épaisseur, présente une coloration blanc jaunâtre ou jaunâtre, qui devient brune dans son tiers interne. La substance médullaire, molle et friable, de couleur blanc rosé, est souvent détruite sur le cadavre et laisse à sa place un lrou que remplit une bouillie brunâtre formée de sang et de débris de la substance corticale. Sur une coupe de l'organe fixé et coloré, les deux substances se distinguent aisément au faible grossissement (fig. 469 et 474). La substance corticale (S.c.) apparait formée de travées qui affectent une disposition générale radiée, et que séparent des tractus vasculo-conjonctifs dérigés radiairement aussi. La substance médullaire (S.m.) habituellement plus colorée que la substance corticale, surtout si l'on a fait usage de liquides chromiques comme réactifs fixateurs, offre une constitution trabéculaire e! même caverneuse, à cause de l'interposition d'un

réseau vasculaire très développé entre les travées médullaires ; souvent

même, le centre de la substance médullaire est occupé par une veine volumineuse.

1° SUBSTANCE CORTICALE. — Structure générale. — La substance corticale se compose de travées pleines ou cordons cellulaires, les « cylindres corticaux » de KôLLIKER, qui en coupe transversale figurent des îlots de cellules. Ces cordons sont composés de cellules glandulaires, les cellules corticales, dont la forme habituelle est polyédrique arrondie ; celles des parties péri-

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