‹ Traité d'histologie (volume 3)Chapitre 136 sur 198 · CRE ET, ; VAR · texte numérisé non relu

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phériques de la substance corticale sont plus peliles, souvent comprimées les unes contre les autres et de forme allongée, cylindrique.

La coupe transversale de ces cordons offre le plus souvent plusieurs cellules ; ce n’est que dans la zone externe de la substance corticale que les cellules sont disposées en rangées simples. Les cordons corticaux sont contenus dans des loges formées par des tractus conjonctivo-vasculaires ;

Fic. 469. — Coupe d'ensemble de la capsule surrénale de l'Homme.

Sc, substance corticale. — zg, zone glomérulaire. — zsp, zone spongieuse. — zf, zone fasciculée. — 7r, zone réticulée. — Sm, substance médullaire. — ve, veine centrale. — e, enveloppe conjonctive. x £0.

aucune membrane propre ne les entoure, de sorte que les cellules sont en relation directe avec les vaisseaux sanguins et le tissu conjonctif.

B Zones de la substance corticale et évolution des cellules. — Examinée dans son ensemble, la substance corticale (fig. 469, S.c.) offre de dehors en dedans plusieurs zones ; elles sont dues non pas à des différences dans la structure fondamentale, qui demeure loujours la même, c'est-à-dire trabéculaire, mais à un arrangement différent des travées elles-mêmes (ArNoOLD, GorrscHau). On a admis l'existence des zones successives suivantes. A la périphérie, une première couche, dite zone glomérulaire (z.q.), apparaît formée par des espèces d'îlots arrondis ou glomérules. Dans la couche suivante, ou zone fasciculée (z.f.) les lravées épithéliales ont une direction nettement et régulièrement radiée, et figurent des fascicules (GuieyssE) disposés

Le

normalement à la surface de l'organe ; on a distingué sous le nom de zone spongieuse (z.sp.) la région superficielle de cette zone fasciculée. La couche la plus profonde de la substance corticale, dite zone réliculée (z.r.), se caractérise par l'agencement irrégulier des travées épithéliales, orientées dans toutes les directions, et offrant l'aspect d'un réseau. Ces diverses zones ne sont pas aussi distinctes chez l'Homme que chez d'autres Mammifères.

La distinction de ces zones n'a pas qu'une valeur topographique. Elles contiennent des cellules glandulaires, qui, dans chaque zone, correspondent à une étapedifférente de l'évolution de la cellule corticale surrénale, ainsi que Gorrscau l'a le premier indiqué. La zone glomérulaire paraît en effet avoir la valeur d'une couche germinative ; c'est en elle (et dans la portion voisine de la couche fasciculée) que se forment les jeunes cellules glandulaires, ainsi que l’attestent les noyaux très serrés et surtout la présence de figures de division directe et de division indirecte (Canaris, SouLié, Nico- L\s et Bonxamour, LaBsiN). Pour BErNarp et BiGarr, la zone proliférative et indifférente serait située plus profondément, dans les parties moyennes de la substance corticale. A partir de leur lieu d'origine les cellules jennes suivent une évolution qu'on a comprise de diverses façons.

On a longtemps admis classiquement la suivante. Les cellules néoformées dans la zone superficielle atteignent leur état adulte dans les couches suivantes (zones spongieuse et fasciculée) ; elles jouissent alors de leur plus grande activité sécrétrice, qui se manifeste par l'élaboration de matières grasses ; ces couches sont l’assise « fonctionnelle » de la substance corticale. Dans la zone réliculée, les cellules vieillissent, dégénèrent, se chargent de pigment ; finalement elles se détruisent et tombent dans les sinus vasculaires de la substange médullaire ; c'est la zone dite « consomptive ». On assiste donc, en parcourant la substance corticale de la surface à la profondeur, aux étapes successives d'une évolution cellulaire qui, commencée dans la zone germinative ou glomérulaire, se termine dans la zone réticulée ou consomptive, en passant par une large couche représentant une longue étape (GoTrscHAU).

On pourrail comparer cette évolution ou plutôt cette involution à celle des cellules de l’épiderme, avec cette différence que l’assise germinative est ici superficielle. La raison de cette différence est que la couche glomérulaire occupe la siluation de l’épithélium coelomique, duquel est partie la prolifération cellulaire, première ébauche de l'organe épithélial surrénal, de la substance corticale.

Certains auteurs, dont GorrscHau, ont cru que l’involution des cellules corticales ne s’arrêtait pas à la limite interne de la corticale et que les cellul:s de la substance médullaire en étaient le dernier terme ; et Fuur- MANN ditavoir trouvé, aux confins des deux substances, des cellules qui témoignent de la transformation des cellules corticales en cellules médullaires.

On doit donc accepter avec la plupart des auteurs (Muron. Craccio, pa Cosra et d’autres) l’idée d'une évolution ou involution des éléments glandulaires s’effectuant à travers Loute l'épaisseur de la substance corticale ; mais il faut apporter à cette idée quelques correctifs importants. On ne peut dire d'abord que la transformation pigmentaire des cellules dans les assises

profondes de la corticale est une dégénérescence, que par conséquent les cellules subissent une involution fatale ; la pigmentation des éléments corticaux doit être considérée comme un processus actif, au même titre que la transformation graisseuse, qui est l’autre mode d'activité sécrétoire de ces éléments. En second lieu, si l'on place, avec BerNarp et Bicarr la zone indifférente et germinative dans les régions moyennes de la corticale, il faut admettre, et ces auteurs admettent en effet, à partir de cette zone une double évolution : de dehors en dedans en cellules pigmentées de la couche réticulée; de dedans en dehors en cellules graisseuses des couchesspougieuse et fasciculée.

C. Caractères des cellules et produits de sécrétion. — Les cellules de la région fonctionnelle sont des éléments

An > FiG 470. — Cellules de la substance corticale de la capsule polyé rIques ; le corps surrénale chez un Cobare.

cellulaire se présente sous deux états diffé- stance corticale, offrant deux états différents des cellules. En

A et B. Deux points différents de la zone fasciculée de la sub-

Ce sr À, cellules à cytoplasme complètement vacuolaire ; v, varents, selon les ï éactifs cuoles. En B, vacuoles v, et canalicules du suc c. Les canaemployés et suivant la licules du suc tantôt sont indépendants des vacuoles, tanlôt

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