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en capillaires desquels naît un système plexiforme très développé de larges sinus veineux (fig. 473,v.m.). Ces sinus, dont les mailles contiennent les travées épithéliales médullaires, donnent à la substance médullaire une texture spongieuse. Les sinus veineux confluent en troncs veineux, qui se réunissent souvent dans l’intérieur même de l'organe en une veine centrale, la veine principale ou grande veine surrénale (V.c.). Celle-ci, sur une coupe de l'organe, occupe une situation centrale ; vers elle convergent les troncs veineux qui s'y ouvrent et aussi les cordons épithéliaux médullaires: elle ressemble, ainsi entourée, à la veine sus-hépatique dans le lobule du foie. La paroi des sinus veineux et des troncs est riche en fibres élastiques ; celle des troncs veineux contient en outre des tractus longitudinaux de fibres musculaires lisses.
Les cordons épithéliaux de la substance corticale et de la substance médullaire sont en rapport direct avec les réseaux vasculaires sanguins. Sou- $.e.
vent, comme on le voit notamment dans la substance médullaire, mais aussi dans la corticale, les éléments épithéliaux se disposent radiairement autour d'une lumière qu'on pourrait s-m.
prendre pour celle d'un acinus glandulaire et qui n'est autre en réalité qu'un vaisseau sanguin (v. EBNER, CARLIER, FÉLICINE).
Mais les cellules corticales et médullaires ont avec les vaisseaux des relations bien plus intimes encore, que CARLIER, C. Craccio, et surtout FiG. 474. — fosne PEAR capsule surrénale L. Fécicine ont précisées. GC: Graccio sc, substance corticale. — sm, substance médula observé dans la substance corticale laire. — sv, sinus veineux de la substance des canalicules de sécrétion intracel- ÉPAS EE lulaires, qui forment dans tout le corps cellulaire un réseau serré de fins conduits, et qui débouchent dans les capillaires sanguins ; ces canalicules représenteraient, dans cette glande à sécrétion interne qu’est la capsule surrénale, les conduits d’origine du système excréteur, qui est ici le système vasculaire sanguin. L. FÉLIGINE, en injectant de l’encre de Chine dans le système artériel, a vu cetle matière se déposer entre les cellules épithéliales corticales et même dans leur intérieur, en imprégnant les parois de fins canalicules intercellulaires et même intracellulaires, qui communiquent avec les vaisseaux artériels, à partir desquels ils ont pu être partiellement injectés. Pour la substance médullaire, FÉLIcINE a montré que les sinus veineux envoient des prolongements creux qui pénèlrent çà et là dans les travées épithéliales et qui communiquent avec des lacunes creusées dans l’axe de celles-ci. De plus, d'après le même auteur, les capillaires de la substance corticale et les sinus de la substance médullaire n'auraient pas une paroi endothéliale continue ; mais
l'endothélium y faisant défaut en certains endroits, les cellules glandulaires seraient directement baignées par le sang. Ces vaisseaux ont en effet le caractère imparfait de canaux sinusoïdes.
b) Vaisseaux lymphaliques. — Il existé un réseau lymphatique superficiel sous-capsulaire (SAPPEY, STILLING); la substance médullaire. contient d'autre part un riche réseau lymphatique profond, surtout développé autour des canaux veineux (STILLING) ; des vaisseaux lymphatiques parcourent les cloisons fibreuses de la substance corticale et unissent ces deux réseaux.
Outre ces voies lymphaliques canaliculées, à paroi endothéliale, Minervini a décrit des espaces lacunaires lymphatiques entourant les cordons épithéliaux, de telle sorte que le produit des cellules épithéliales doit traverser ces espaces avant de parvenir dans les vaisseaux sanguins.
C. Nerfs. — Les nerfs, constitués principalement par des fibres sans myéline, sont très nombreux. Ils émanent du ganglion semi-lunaire et du plexus rénal ; ils pénètrent avec les artères dans la substance corticale et s’enfoncent pour la plupart jusque dans la substance médullaire.
D'après Fusart, KôLLiKER, DocreL, les nerfs forment déjà dans la capsule fibreuse un réseau, duquel se détachent des filets radiés, qui accompagnent les vaisseaux sanguins et forment entre eux et les cordons épithéliaux de la corticale des plexus à mailles allongées. De fins rameaux s'en détachent, qui se terminent soit sur la paroi des vaisseaux, soit surtout à la surface des travées épithéliales des zones glomérulaire et fasciculée, sans pénétrer toulefois entre les cellules elles-mêmes. La disposition est la même dans la zone réticulée, où les nerfs sont beaucoup plus abondants.
La substance médullaire est plus richement innervée encore, à tel point que chaque cellule est pour ainsi dire comprise dans une maille nerveuse. Les nerfs de la médullaire forment un plexus grossier d'où se détachent des rameaux qui se mettent en rapport avec les vaisseaux sanguins d'une part, avec les travées épithéliales d'autre part. Les rameaux épithéliaux pénètrent dans les travées, dont ils entourent les cellules de leurs filets ultimes (DociEL), se comportant en cela comme les nerfs des glandes ordinaires. Ils se terminent par des appareils nerveux que Fusarr et Docrez ont décrits.: Les terminaisons de Fusari sont des espèces de glomérules, formés par des fibres entrelacées et anastomosées qui présentent des épaississements triangulaires ou étoilés; dans les mailles de ces glomérules terminaux se trouvent les cellules épithéliales médullaires, que Fusari avait prises à Lort pour des cellules nerveuses, si bien qu'il avait été amené à conclure à la nature nerveuse de la substance médullaire tout entière. Quant aux lerminaisons de DocieL, ce sont des espèces de corbeilles nerveuses placées entre les cellules épithéliales, émettant de pelits prolongements qui s'appliquent contre celles-ci.
Il existe, outre les nerfs, de nombreuses cellules ganglionnaires, du type sympathique, dont d'anciens auleurs, Lels que Hozm, connaissaient déjà la répartition. Ces éléments ganglionnaires sont surtout abondants dans la substance médullaire ; mais quelques espèces en ont aussi dans la substance
corticale. Ces cellules sont les unes isolées, les autres réunies en ganglions microscopiques ou même atteignant o mm. 3, chez l'Homine et le Cheval (Kôüzuxer). De ces cellules, les unes sont situées dans les troncs nerveux mêmes, les autres sont libres au milieu des éléments de la substance. médullaire. De forme multipolaire, ces cellules sont de deux sortes : les unes petites, les autres grandes; les dendrites des premières entourent le corps cellulaire des secondes d’une sorte de panier péricellulaire (v. Egxer) ; les cylindres d’axe se joignent aux fibres des troncs nerveux.