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LES GLANDES GERMINATIVES 1091

follicules parvenus à ce stade de leur développement. Mais un nombre très faible de follicules arrivent à maturité, et renferment des ovocyles destinés à être pondus pendant la vie génitale. Ce nombre est à peu près égal à 200 chez la Femme et pour un ovaire, puisqu'elle ne pond qu'un œuf à chaque période menstruelle pendant les trente années environ de sa vie génitale. Ce nombre est beaucoup moins grand encore chez les Mammifères à vie génitale plus courte. Il s'ensuit que le nombre considérable des ovisacs jeunes qui se sont différenciés avec une prodigalité numérique remarquable pendant L

la période embryonnaire, sont destinés à disparaître peu à peu. Ces follicules abortifs, ou « atrétiques »

(KôzuiKER), dégénèrent en présentant dans leurs différentes parties des processus involutifs variés (WAGENER, BEIGEL, PALADINO, SCcHoT- TLAENDER, HENNEGUY, JAnosik, elc.). Les autres follicules jeunes vont continuer leur évolutionel parvenir peu à peu à maturité. Les processus caractéristiques de cette évolution portent sur la thèque, les cellules folliculeuses et l'ovocyte.

F1G. 525. — Œuf de Lapine pris dans un follicule non achevé

* SAS La thèque s'épaissit pro- mais possédant une cavité folliculaire spacieuse.

gressivement au fur et à V, vésicule germinative. — zP, zone pellucide séparée de

: É l'ovule par une fente étroite ; on y distingue une cou-

ere. que le follicule aus che interne a qui parait homogène ; une zone externe b

mente de dimensions. Une formée par une délicate trame fibrillaire dans les mailles

de laquelle se dépose la substance fondamentale de la

couche assez epalsse de cel- zone pellucide, Ces fibrilles de la trame se continuent

lulesdenature conjonctive se en dehors avec les fibrilles de la zone feutrée F. Ces

À s . fibrilles, en dehors de la zone feutrée, cheminent entre différencie en dedans del’en- les cellules de l'épithélium coronal C.-L, liquor folliveloppe fibreuse ; ces cellules culi coagulé. D’après REGauD et DUBREUIL.

forment dans leur ensemble

la heca interna ou lunica interna {thèque interne), augmentent peu à peu de volume et sont parcourues par de nombreux capillaires. La surface interne de la thèque est lapissée par une mince cuticule, sorte de membrane basale qui la sépare des cellules folliculeuses.

Les cellules folliculeuses, tout d’abord disposées sur deux ou trois couches, augmentent rapidement de nombre. Celles qui entourent l’ovocyte forment une couronne radiaire, dite coronà radiala, et envoient de dehors en dedans de minces prolongements cytoplasmiques qui s’attachent à la périphérie de l'œuf; puis, elles sécrètent une substance réfringente et homogène qui s’'amasse autour de ces travées, qui augmente de plus en plus d'épaisseur et qui figure une sorte d’enveloppe cuticulaire autour de l’ovocyte. C’est l’'ébauche de la zone pellucide ou chorion(FLEemmiNe, Rerzius, PALA-

DINo, KoLossow). Les recherches de Recaup et DusreuiL les ont conduits à interpréter la genèse de la zone pellucide de la façon suivante. Ces auteurs ont tout d'abord montré qu'il n'existe d’anastomoses protoplasmiques entre l’ovocyte et les cellules folliculeuses à aucun moment de l’évolution des follicules de de Graaf. Les cellules folliculeuses, pendant la phase d’accroissement, élaborent à la périphérie de leurs territoires cellulaires des fibrilles exoplasmiques spécifiquement colorables. Celles de ces fibrilles qui entourent l’ovocyte s’entre-croisent en un feutrage serré ou coque fibrillaire ; une substance fondamentale se dépose dans les mailles de cette coque fibrillaire ; elle constitue l’'ébauche de la zone pellucide qui augmente de plus en plus d'épaisseur pendant la phase d’accroissement (fig. 525).

Les cellules folliculeuses présentent de nouveaux caractères quand leur nombre s’est considérablement accru par multiplication cytodiérétique. Des ponts intercellulaires se différencient entre les cellules voisines (Pazanno), et leur cytoplasme renfermede fines granulations parmi lesquelles on distingue des sphérules graisseuses. Les substances nutritives venues du dehors sont sans doute élaborées par ces éléments et conduites peu à peu vers l’ovocyte, qui les absorbe et les transforme en matériaux de réserve. Il faut donc considérer les cellules folliculeuses comme des éléments nourriciers; la comparaison des cellules accessoires de l'ovocyte en voie d’accroissement chez les Inférieurs avec les cellules folliculeuses des Vertébrés supérieurs confirme cette interprétation physiologique. L'épithélium folliculaire subit de nouvelles transformations quand l’ovisac se rapproche de son état de maturité. De petits espaces intercellulaires apparaissent parmi ces cellules, à distance égale entre la thèque et la périphérie de l’œuf, puis se fusionnent en une cavité de plus en plus grande qui sépare l'ovocyte et les cellules qui l'entourent du reste de l’épithélium folliculaire. Un liquide, ou « liquor folliculi », remplit cet espace; il est sans doute sécrété par les cellules folliculeuses. La masse de cellules qui renferme l'œuf, et qui offre le plus souvent une forme discoïdale, est désignée sous le nom de « disque proligère » ou « cumulus oophorus ». Le reste de l'épithélium qui tapisse la face interne de la thèque a reçu des anciens auteurs le nom de « granulosa » ou de « stratum granulosum ». L'ovocyte progresse dans sa phase d’accroissement au cours des transformations de l’ovisac qui le contient ; il continue à augmenter de volume et accumule dans sa masse des matériaux de réserve; son noyau prend sa structure définitive et la zone pellucide atteint tout son développement.

Au fur et à mesure que le follicule évolue, il se rapproche de la périphérie de l'ovaire, soulève l’albuginée qui s'amincit au-devant de lui, ne se trouve bientôt plus recouvert que par l'épithélium superficiel, et fait une saillie souvent très accentuée à la surface de l'organe. Dans un certain | nombre de cas, le follicule de de Graaf renferme soit des ovocytes à plusieurs noyaux, soit plusieurs ovocytes (PrLGüer, KôLLIKER, STÔCKEL, VAN DER Srricur, Honoré, etc.). P. et M. Bouin ont observé un follicule de Chienne adulte renfermant onze ovocytes. Ils sont très vraisemblablement dus à l’'emprisonnement de plusieurs œufs dans une même logette conjonclive lors du cloisonnement des bourgeons germinatifs.

Le

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