‹ Traité d'histologie (volume 4)Chapitre 102 sur 173 · ABC · texte numérisé non relu

ABC

FiG. 373. — Schéma des théories de h structure de ta substance striée.

A, théorie alvéolo flbhllaire. — A, théorie fibrillaire. — C, théorie alvéolaire ou rétlculaire. En rouge, la substance musculaire proprement dite ; en vert, le sarcoplasme ; en noir, la charpente cellulaire, difTérenciation du sarcoplasme.

fort différentes et plus ou moins grossières. Ces idées théoriques peuvent être groupées en trois principales catégories (fig. 878).

On peut désigner du nom de théorie alvéolo-fibrillaire une conception de la structure musculaire qui tient compte à la fois de l'existence des fibrilles et de celle d'une charpente cellulaire (fig. 878, A). La cellule musculaire, en effet, comme toute autre, renferme une charpente cytoplasmique, de forme alvéolaire ou réticulaire par exemple ; les membranes cloisonnantes, et en première ligne la membrane Z, sont des dépendances de cette charpente. En outre, et de plus que les autres cellules, la cellule musculaire a différencié des fibrilles musculaires, de constitution hétérogène. La structure musculaire est donc faite de deux éléments, l'un cellulaire ou alvéolaire, l'autre fibrillaire (Ranvier, HEmENHAiN) ; c'est la théorie alvéolofibrillaire. Cette théorie est complétée pour ainsi dire et précisée par la théorie de la case musculaire, due à Krause et adoptée par Merkel, Sch.ïfer, TouRNEux et d'autres. Elle consiste à ajouter à la théorie alvéolo-fibrillaire ce complément important, que chaque membrane cloisonnante Z segmente la fibre musculaire et chacune de ses fibrilles constitutives en cases succès sives dont chacune est un élément, une unité musculaire.

CELLULE MUSCULAIRE

Si de la théorie alvéolo-fibrillaire on retranche Télément cellulaire, la charpente, il ne reste plus clans la cellule musculaire que des fibrilles ; c'est donc à présent une théorie fihrillaive (Apathy) (fig. 878, B).

Si, tout au contraire, on néglige les fibrilles et qu'on les nie, en les considérant comme le produit d'artifices de préparation, il ne reste plus que la charpente cellulaire, de structure réticulaire ou alvéolaire ; c'est maintenant une théorie réticulaire ou alvéolaire^ bref cellulaire, de la structure du muscle (Van Gehuchten, Ramon y Cajal, Marshall, Melland) (fig. 378, G). Les auteurs qui se sont faits de la structure du muscle cette conception très particulière se sont appuyés sur Texamen d'images telles que celle de la figure 874. Cette figure montre un réseau à mailles régulières, à travées épaissies à des intervalles équidistants en des nodules ronds ou allongés. Ge réseau est le sarcoplasme lui-môme ; ses travées longitudinales simulent des fibrilles ; les nodules qui les épaississent, elquidonnentl'aspect . a des disques transversaux de la fibre, seraient produits par la coagulation de la myosine liquide que renferme le suc musculaire dont les mailles sont baignées. L'image obtenue serait donc à la fois naturelle, par le sarcoplasme qui forme la figure même du réseau, et artificielle, par la myosine coagulée qui se dépose sur cette trame.

G. Rapports du sarcoplasma et des fibrilles. — Après avoir examiné séparément les caractères du sarcoplasma et ceux des fibrilles musculaires, il nous faut à présent mettre en rapport ces deux éléments constituants- de toute cellule musculaire.

La figure schématique ci-contre (fig. 875) fera comprendre ce rapport. Sur la coupe longitudinale, on voit des filaments, électivemenl colorables, qui courent dans la longueur de la fibre et sont contenus dans une gangue achromatique, où se voient quelques noyaux. Ges filaments sont les colonnettes musculaires e, composées elles-mêmes de fibrilles /*. Le sarcoplasme n'est autre que la gangue achromatique, grenue ou délicatement réticulée, qui remplit tous les interstices des colonnettes et pénètre même (selon certains auteurs) entre les fibrilles. 11 forme ainsi de véritables cloisons ou lames longitudinales, intercolonnaires ou même interfibrillaires (fig. 875).

Sur la coupe transversale, les fibrilles se présentent comme autant de grains ou de points groupés en petits amas, dont chacun est une colonnette. La section d'une colonnette musculaire, entourée par les cloisons sarcoplasmiques qui la séparent des colonnettes voisines, s'appelle champ de Cohnheim (fig. 875).

Fig. 37^.— Portion de fibre musculaire de Grenouille montrant la structure réticulaire.

A, en coupe longiludinale. ~ B, **n coupe transversale. — " r, réseau. — n, nodules qui en épaississent les travées. — </, grains interstitiels. X 1000.

CYTOLOGIE GÉNÉRALE ET SPÉCIALE

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