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ment le filament axile, se décompose à son tour en un faisceau de fines fibrilles (fig. 169). Par cette complication de structure, la queue du spermatozoïde s'éloigne d'un flagellum ordinaire ; car dans les fouets des Flagellâtes, des zoospores et autres, on n'a pas jusqu'ici montré de constitution fibrillaire. De plus, comme on le verra plus lard (p. 178), la queue
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CYTOLOGIE GÉNÉRALE ET SPÉCIAf.E
du spermatozoïde s'insère sur un corpuscule colorable, comparable à
un corpuscule central, dont jusqu'ici la base \/lC des flagellums s'est montrée dépourvue.
Pour ces raisons, la place des spermatozoïdes animaux parmi les cellules flagellées, bien que rendue très vraisemblable par la ressemblance extérieure, par le fonctionnement analogue de Torgane de mouvement, n'est cependant qu'une place d'atlente.
L Outre les êtres unicellulaires, leszoos-
, V H \f/n ff^ pores et les gamètes, un certain nombre de
^ ^J^ cellules de tissu présentent à leur face ex-
terne des appendices en forme de flagellum ; ce sont des cellules flagellées. Le prototype de ces cellules, qu'on pourrait même considérer comme la forme primitive de tout élément flagellé ou cilié, a été souvent trouvé chez les Vertébrés dans les cellules du rein, les cellules sémirtales et d'autres encore (i).
Voici en quoi consiste cette cellule flagellée (fig. 170I.
Du microcentre, ordinairement formé de deux corpuscules placés lun au-dessus de l'autre, partent deux filaments : l'un, externe (Aùssenfaden)^ inséré sur le corpuscule extérieur, devient libre à la surface de la cellule, où il forme un cil ou fouet ;
F 10. 169. — Spermatozoïde d'un Coléop- 1ère, le Copris lunnris L., pour la slruclure flbrillaire de la queue.
c, pièce principale de la lète. — /)c, pointe céphalique. — fut, filament de soutien, divisé en deux à son extrémité. — /m, fllament moyen (axile), aussi dédoublé. — ffb, fibrilles qui composent le fllament bordant.
D'après Ballowitz. X i5oo.
Fio. 170. — Cellules épilhéliaU'S de lu • pièce intermédiaire » du rein du Lupin, avec le fouet central.
af, Aûssenfaden.— if, Innenfaden. — r, cenlrosome bicorpuscnlaire. — /v7, K'/, Kittleisten. X aoo (?). D'après K.-W. ZiMiiERUANN.un peu modifié.
l'autre, interne {Innenfaden)^ attaché au corpuscule intérieur, s'enfonce et se perd dans
(1) MooRE, K.-W. ZiMMERMANN, Meves, V. Lenhossèk, IIenneguy, V. Bardeleben,
SUZL'KI, V. KORFF, GURWITSCH, CtC.
MORPHOLOGIE DE LA CELLULE
le cytoplasme. L'ensemble a reçu de Zimmermann le nom de Ceniralgeissel n fouet central », c'est-à-dire inséré sur les corpuscules centraux. Il est du reste assez rare que Tappareil soit complet, et fréquemment il est réduit au filament externe.
A ces cellules flagellées on peul en rattacher d'autres, encore mal connues cytologiquement : les « choanocytes » ou « cellules à collerette « des Éponges, grandes cellules qui tapissent la cavité atriale et les corbeilles vibratiles des Éponges et dont le sommet porte un long flagellum entouré à sa base d'une collerette, comme c'était le cas chez les Choanoflagellates ; les « solénocytes » ou « cel- Fules à cornets » des néphridies chez certains Vers Polychètes, etc.
Enfin, bon nombre d'éléments cellulaires, tels que les cellules « épendymaires » qui tapissent les espaces ventricnlaires du névraxe des Vertébrés et celles qui revêtent les cavités de l'oreille interne, portent un long fouet ou poil et sont décrites par les auteurs sous le nom de Haarzellen, En réalité, leur fouet n'est cependant qu'un faisceau de cils agglutinés.
On s'est demandé quelle était la significationdu flagellum, s'il représentait un organe sui generis de la cellule ou bien s'il n'était qu'un dérivé de quelque partie modifiée du c}toplasme, de pseudopodes par exemple. Cette dernière interprétation s'appuie : sur l'existence de formes intermédiaires aux Amibes et aux Flagellés, et possédant à la fois un flagellum et des pseudopodes [Mastigamœba, Cercomonas) ; sur la transformation des pseudopodes ou flagellums, qu'on a pu voir se faire sous le microscope.
B. Cils vibratiles. — Plus nombreuses encore que les cellules flagellées sont celles dont la surface est hérissée de petits prolongements habituellement courts et fins, doués d'un mouvement vibratile spécial et nommés pour cette raison des cils vibratiles : ce sont, comme les flagellums, des organes de mouvement de la cellule.
Fi(i. 171. — C(7ïV, type morphologique idéal, d'après Delage
et HÉROUARI».
b. bouche. — ph, phar}'nz. — /), périslome. — c, cils vibratiles. — Mb, membraneUes formant la zona adorale. — N, macronucléus. -— m, micronucléus. — va, vacuoles alimentaires. — vp, vésicule pulsalile.
CYTOLOGIE GENERALE ET SPECIALE
Les cellules qui les présentent sont tantôt des êtres unicellulaires, tantôt des éléments de tissu des Métazoaires.
Voici d'abord (fig. 171) un Infusoire cilié, idéal et schématique, et (fig. 172) un autre Cilié, figuré d'après nature. On voit que ce Protozoaire se distingue en première ligne par les cils vibratiles nombreux qui couvrent la surface du corps et lui ont valu le nom de Cilié.
")Voici maintenant des cellules épithélialcs vibratiles de l'œsophage du
Triton. Ce sont des éléments de forme cylindro-conique, dont la base, tournée vers la cavité de l'organe, porte les cils, petits prolongements cylindriques, tous de môme longueur, qui s'implantent non pas directement sur la substance cellulaire, mais sur une sorte de plaque ou « plateau » (fig. 173). Si l'observation est faite sur le vivant, on voit les cils s'agiter d'un mouvement particulier, ondulatoire et continu, qui court successivement sur toutes les cellules comme le font les ondulations d'un champ de blé agité par le vent. A de forts grossissements, on reconnaît que chaque cil vibratile est un organite complexe,formé de plusieurs pièces, si bien que la bordure de cils vibratiles représente un appareil très compliqué. Chaque cil se compose en eflfet, d'après les recherches d'ENGELMANN, dc Frenzel et d'autres auteurs, des parties suivantes, (fig. 17^) : 1** le cH proprement dit, pièce terminale de l'organitc, qui s'agite librement dans le milieu ambiant, souvent renflé à sa base en un « bulbe » ; 2** le corpuscule basai, ou « pièce basale », relié au bulbe du cil par une « pièce intermédiaire », et représenté par un grain fixé au niveau du plateau et servant de point d'insertion au cil; 3** la racine du cil ou pièce radiculaire, qui du corpuscule basai auquel elle s'attache se prolonge plus ou moins loin dans l'intérieur du protoplasma cellulaire. Ainsi, chaque organite vibratile est composé d'au moins trois articles successifs : le cil, le corpuscule basai, la racine. Mais, comme l'ont montré les recherches minutieuses de Frenzkl, la complication peut être rendue plus grande encore par la présence d'articles accessoires, successivement élargis en nodules et rétrécis en filaments d'union. On comprend que les divers nodules d'un cil vibratile et les fils qui les relient, en se répétant (pour les cils d'une même cellule) à la même hauteur, produiront à la surface de la cellule, examinée à un faible grossissement, l'im-
Fio.