IV. Durée de la différenciation
Que faut-il penser de la durée de la différenciation ? Elle n'est certainement pas indéfinie, et la différenciation une fois acquise par une cellule ne lui imprime pas une marque ineffaçable. Les cellules peuvent échapper en effet de deux fa(:ons au moins à la différenciation qui les catégorise. Elles peuvent dirci^tement perdre leur caractère distinctif de différenciation ; telle une cellule vibratile, qui perd ses cils et devient un élément glandulaire, d'un cachet tout nouveau. Leur différencia-
FiG. :âi. — Stade» surtetofifs de* cpufa dans la cavité générale d'une Annélide Ophnolrocha puerilis. (Clapar.) Différenciation de^t Œufg el des cellules nourricières.
0, cellule-ccuf. — n, cellule-nourrice- X 270. D'après Korschelt.
294 CYTOLOGIE GÉNÉRALE ET SPÉCIALE
lion peut encore disparaître, à la suite d'une division cellulaire, qui remet pour ainsi dire en question la différenciation et peut en changer le sens dans les cellules-filles ; c'est ainsi que nous avons vu les descendants cellulaires des éléments rétiniens, dans Tœil du Triton, devenir des éléments du cristallin, tout autrement difi*érenciés que leurs parents. On a prétendu qu'un pareil accident évolutif ne pouvait arriver dans certaines catégories de tissus (musculaire et nerveux), parce que leurs cellules ne se divisaient jamais (iessuli ad elementi perenni de Bizzozero). C'est peut-être s'avancer beaucoup que d'affirmer la persistance d*un même élément musculaire ou nerveux dans tout le cours d'une existence humaine.
Article 2. - FACTEURS ET PROCÉDÉS DE DIFFÉRENCIATION CELLULAIRE
Nous ne pouvons songer à examiner ici d'une façon méthodique tous les procédés de la différenciation cellulaire, et nous devrons nous contenter de décrire quelques exemples.