III. — Péricarde
Le péricarde pariétal double intérieurement un sac fibreux, qui contient le cœur et qui, à l’origine des gros vaisseaux, se continue avec leur adventice. Ce sac fibreux, qu’on ne peut séparer du tissu conjonctif propre du péricarde, est formé de faisceaux conjonctifs étalés
en nappe et superposés, entremêlés de réseaux élastiques ; il repose sur une couche lâche sousséreuse.
Le péricarde viscéral ou épicarde est formé de tissu conjonctif; sa partie profonde est assez riche en fibres élastiques pour former une couche élastique presque distincte. Au-dessous de lui règne un tissu cellulaire lâche sous-séreux, riche en graisse, qui le sépare du myocarde.
L’épithélium péricardique (fig. 128) diffère des autres revêtements séreux par la forme presque cubique de ses cellules, qui peut devenir plate à la surface du cœur considérablement distendu (Soulié). Tonkoff a décrit, chez le Chat, dans l’épithélium péricardique, des cellules géantes possédant i5 noyaux et plus et des nids cellulaires, que Sommer n’a pu retrouver. Sur des membranes imprégnées au nitrate d’argent, les limites cellulaires divergeant à partir de certains points dessinent, d’après certains auteurs, des rosaces qui correspondent à un groupement des cellules épithéliales caractéristique du péricarde.
Fig. 128. — Épithélium du feuillet pariétal du péricarde , chez l'Homme.
Imprégnation argentique.
Fig. 127. — Épithélium de la plèvre viscérale de l'Homme.
Imprégnation argentique. X 180.
HISTOLOGIE ET ANATOMIE MICROSCOPIQUE
Les nerfs se terminent dans le feuillet pariétal par des extrémités libres et par des formations plus ou moins nettement corpusculaires. Ceux du feuillet viscéral offrent des cellules nerveuses multipolaires ; ils forment un plexus sous-péricardique, duquel se détachent des branches aboutissant à un plexus superficiel sous-épithélial (Jacques).