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CHAPITRE VI

Tissu de soutien et a aisseaux du système nerveux central.

I. — Tissu de soutien épithélial ou glial et tissu de soutien conjonctif.

Nous avons vu (p. 366) que l’épithélium primitif du tube médullaire évolue dans deux directions divergentes.

D’une part, il se différencie en éléments nerveux ; d’autre part il se transforme en éléments de soutien pour les centres nerveux. Ces éléments de soutien épithéliaux forment le tissu épithélial de soutien ou tissu glial, dont il existe deux variétés. L’une, plus primitive, est représentée parles éléments épendymaires formant ensemble Yépithélium épendymaire ou épendyme. L’autre, qui est une forme secondaire et dérivée, est figurée par les éléments névrogliques dont l’ensemble constitue la néuroylie. Ces deux variétés du tissu épithélial de soutien se composent de cellules, qui ont pour essentielle propriété de différencier dans leur protoplasma des fibres de nature spéciale ; ces tibres peuvent ensuite devenir indépendantes, et c’est ainsi que la névroglie est décrite comme formée de cellules névrogliques et de fibres névrogliques. Le tissu glial est considéré en général physiologiquement comme jouant le rôle principal d’une charpente de soutien pour les centres nerveux. En réalité, quand on parle de cellules de soutien, il faut toujours sous-entendre que ces cellules peuvent aussi remplir des fonctions nutritives ; et dans l’espèce, le tissu glial semble bien cumuler les deux attributions (voir t. 1, livre VIII).

Le tube médullaire est d’abord un organe purement épithélial, puisque les éléments gliaux de soutien qui s’y sont développés sont, malgré leur grossière ressemblance avec des éléments conjonctifs, de provenance épithéliale. Ce fait a été établi par les recherches de Vignal, Renaut. Ces auteurs ont montré que le tissu glial préexiste à l’envahissement du névraxc par le tissu conjonctif, et que chez les Pétromyzontes la moelle épinière est dépourvue de conjonctif et de vaisseaux, mais possède une charpente gliale très développée. Les auteurs qui ont suivi, His et une foule d’autres, ont vérifié l’origine épithéliale du tissu de soutien des centres.

Le névraxe embryonnaire demeure pendant un certain temps privé de tissu conjonctif et de vaisseaux et par conséquent purement épithélial. Cet état est persistant dans la moelle épinière des Cyclostomes. Mais chez j

CENTRES NERVEUX

les Vertébrés supérieurs, le tube médullaire est bientôt envahi par des fusées conjonctivo-vasculaires (embryon humain du 2e mois). A partir de ce moment, il existe dans le névraxe deux tissus de soutien d’origine et de

nature tout à fait différentes. L’un est le tissu de soutien épithélial ou glial, l’autre le tissu de soutien conjonctif.

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