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III. — Cils et glandes des paupières

Les paupières renferment des poils et différentes sortes de glandes. Il est peu de régions cutanées où on trouve rassemblés en un espace aussi restreint des dérivés épidermiques aussi nombreux et aussi polymorphes.

i° Cils. — Les cils sont de forts poils dont la gaine épithéliale est très développée et dont la papille présente un volume considérable. Chacun d’eux possède plusieurs glandes sébacées (glandes de Zeiss). Ils sont toujours situés en dehors des glandes de Meibomius qui s’ouvrent sur le bord libre en dedans de leur point d’émergence. Ils sont remarquables par leur rapide régénération qui persiste pendant toute la vie. Chacun d’eux dure environ une centaine de jours (Moll et Donders). Unna a montré que les rejetons des cils peuvent suivre une autre direction que la direction normale.

2° Glandes. — On décrit généralement comme glandes annexes des paupières les glandes de Krause et de Wolfring, les glandes de Iienle et de Manz. Les premières (celles de Krause et de Wolfring) sont des glandes lacrymales accessoires ; les dernières (celles de Henle et de Manz) sont des glandes conjonctivales proprement dites. Toutes ces formations concourrent,avec la glande lacrymale dont nous étudierons ultérieurement la structure, à la lubréfaction du globe oculaire.

HISTOLOGIE ET ANATOMIE MICROSCOPIQUE

Les glandes de lvrause (glandes acineuses du cul-de-sac, Terson) sont situées au niveau du fornix. Elles sont surtout abondantes dans le tiers externe des paupières et n’existent pas toujours au niveau des deux tiers, internes (Hocevar). Elles ont la même structure que la glande lacrymale et sécrètent un produit séreux qui se déverse dans les culs-de-sac conjonctivaux par de courts conduits excréteurs.

Les glandes de Wolfring (glandes de Ciaccio ou acino- tarsales) se rencontrent soit dans l’épaisseur du tarse delà paupière supérieure, soit immédiatement au-dessus du bord annexe du tarse. Ce sont des glandes séreuses et à ce titre peuvent être considérées comme des glandes lacrymales accessoires.

Les glandes de Henle siègent dans la conjonctive palpébrale. Un certain nombre d'auteurs les considèrent comme des invaginations étroites et profondes de l’épithélium conjonctival, sans caractère glandulaire (Krause, Stieda, Terson). Il faut remarquer toutefois, avec G. Dubreuil, que l’épithélium est profondément modilié dans ces tubes de Ilenle : il est constitué par deux couches, dont la plus interne renferme un grand nombre de cellules caliciformes sécrétant du mucus. Aussi convient-il de les considérer tout au moins comme des cryptes glanduleux .

Les glandes de Manz sont situées dans le voisinage du limbe scléro-corncen. Ce sont des tubes simples ou légèrement pelotonnés qui possèdent la structure des cryptes de Henle et qui ne représentent pas de véritables glandes (Ciiiari).

On trouve enfin entre les cils des glandes du type sudoripare, désignées sous le nom de glandes ciliaires de Moll, et dans l’épaisseur du tarse d’énormes glandes du type sébacé, désignées sous le nom de glandes de Meibomius. Les unes et les autres ont été étudiées avec les glandes sébacées et sudoripares du tégument externe.

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