‹ Traité d'histologie :Chapitre 158 sur 267 · IV. — Troisième paupière et caroncule lacrymale · texte numérisé non relu

IV. — Troisième paupière et caroncule lacrymale

La troisième paupière ou membrane clignotante n’est chez l’Homme qu’un simple repli semi-lunaire de la conjonctive. Aussi possède-t-elle la même structure que cette dernière, avec celte différence que la trame conjonctive y est assez importante et présenle des amas de cellules lymphoïdes. La membrane clignotante est très développée chez certains animaux (Bœuf, Brebis, etc. et renferme alors une lame épaisse de cartilage hyalin dont on a retrouvé les rudiments dans le repli semi-lunaire de l'IIomme (Eversbucii, Bomiti). La muqueuse contient nn certain nombre de glandes en grappe (Schmidt) qui sont sans doute les vestiges de la glande de la nyctitante, -bien développée chez presque tous les Mammifères (Peters). Giacomini en fait, avec moins de vraisemblance, des rudiments de la glande de Harder.

La caroncule lacrymale, également d’origine épidermique, est constituée par un stroma conjonctif vasculaire tapissé par un épithélium analogue à celui de la conjonctive. On y observe souvent quelques poils fins, avec des glandes sébacées et de grosses glandes sudoripares modifiées, analogues aux glandes de Moll. Sa surface, constamment lubréfiée par les produits graisseux des glandes, s’oppose à ce que les larmes s’écoulent par l’angle interne de l’œil.

ORGANES DES SENS

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