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III. — Constitution des couches rétiniennes

Si nous superposons les données fournies par les méthodes d'imprégnation et les résultats obtenus par les méthodes banales, il devient facile d’interpréter la topographie de la rétine et de s’expliquer la structure de ses différentes couches.

La couche des cônes et bâtonnets représente seulement l’ensemble des expansions photo-réceptrices supportées parles cellules visuelles. Rappelons que la région profonde de ces segments est entourée par la membrane fenêtrée d’où se détachent les corbeilles fibrillaires et qui forme la limitante externe.

La couche des grains externes est constituée par les noyaux et les corps cellulaires des cellules visuelles ou premiers neurones rétiniens. Elle peut aussi renfermer dans sa partie inférieure des cellules horizontales déplacées. Tous ces éléments sont isolés les uns des autres par des gaines lamelleuses issues de la région supérieure des cellules de Muller.

La couche plexiforme externe renferme dans son étage supérieur les pieds des fibres de bâtonnets et les panaches ascendants des bipolaires à bâtonnets ; dans son étage inférieur, les arborisations terminales des fibres de cônes et les panaches supérieurs et aplatis des bipolaires à cônes ; elle renferme aussi les expansions des cellules horizontales, quelquefois des cellules horizontales externes, et enfin les fibrilles latérales des cellules de Müller.

La couche des grains internes comprend dans son étage moyen les noyaux des cellules bipolaires (deuxième neurone rétinien), leurs corps cellulaires avec leurs deux prolongements ; dans son étage supérieur, les cellules horizontales ; dans son étage inférieur, les cellules unipolaires ou amacrines et les spongioblastes. Aussi Cajal distingue-t-il ces trois assises sous les noms de couche des cellules horizontales, couche des cellules bipolaires, couche des amacrines. Elle est aussi formée par les noyaux et la région moyennedes cellules de Millier. Les arborisations terminales des fibres centrifuges terminales s’épanouissent dans la zone inférieure de cette couche.

La couche plexiforme interne est formée par les prolongements protoplasmiques des bipolaires, des amacrines et des cellules ganglionnaires. Ces prolongements s’étalent horizontalement en étages superposés. Il existe toutefois un grand nombre de cellules dont les prolongements se répandent dans toute l’épaisseur de la couche plexiforme 'amacrines et ganglionnaires diffuses). Celle-ci renferme également les fibres centrifuges, la zone inférieure des cellules de Müller et les expansions cytoplasmiques des cellules en araignée de la couche ganglionnaire.

La couche des cellules ganglionnaires comprend les corps des cellules multipolaires et les plus gros troncs dendritiques qui s’en détachent. Elle renferme aussi les panaches inférieurs des bipolaires qui peuvent descendre jusque sur le corps des cellules ganglionnaires, les corps cellulaires et les expansions des cellules en araignée les plus externes, l’extrémité inférieure des cellules de Müller, les fibres centrifuges au début de leur parcours ascendant.

ORGANES DES SENS

La couche des fibres nerveuses renferme les cylindre-axes des cellules ganglionnaires qui convergent vers la papille et constituent la majeure partie du nerf optique ; — les fibres centrifuges issues du corps genouillé externe; — les cellules en araignée internes et les pieds des cellules de Millier qui, par leur juxtaposition, édifient la limitante interne.

Nous connaissons la structure de la rétine optique en général ; il nous reste à étudier une région où elle présente dans sa structure des modifications considérables et importantes. C'est la fovea centralis ou macula lutea.

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